1 – Qui me donnera de partir tout là-bas
Loin du bruit, du plaisir et du mal
Et d’ouvrir ma tente
Aux couleurs éclatantes,
Souriant au soleil matinal ?
Chante ! Ô mon cœur chante,
La loi scoute et son pur Idéal
Qui te donnera de partir tout là-bas
Loin du bruit, du plaisir et du mal.
2 – Par d’étroits sentiers
Inconnus aux routiers
J’ai grimpé, solitaire et joyeux ;
J’ai tendu mes toiles
Sous les yeux des étoiles,
Et ne veux plus revoir d’autres yeux.
Rêve ! Ô mon cœur rêve,
Recueilli sous la tente des cieux
Où d’étroits sentiers
Inconnus aux routiers,
T’ont conduit solitaire et joyeux.
3 – Tout seul face au ciel
Dans le soir solennel,
J’ai compris combien Dieu m’a chéri,
Une paix profonde
Et mon cœur surabonde
En ces lieux où sa grâce a sourit.
Pleure ! Ô mon cœur pleure,
Tant de jours égarés loin de lui
Et seul, face au ciel
Dans le soir solennel
Reconnais combien Dieu t’a chéri.
4 – Au petit matin
Je repars, fourche en main,
Par les prés de rosée scintillants
L’âme de Dieu pleine
Je regagne la plaine
Et reprends mon travail en riant.
Chante ! Ô mon cœur chante,
Plus joyeux, plus aimant, plus vaillant.
Au petit matin
Je repars fourche en main
Par les prés de rosée scintillants
À propos
Le routier cherche d’abord à s’éloigner du monde, jusqu’à ne plus vouloir d’autres regards que les étoiles. Sous la tente, cette solitude devient examen de conscience et rencontre avec Dieu. Le dernier matin apporte le vrai retournement du chant : après s’être retiré, il redescend vers son travail et revient parmi les autres avec un cœur renouvelé.
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