Paroles de

A La Rochelle viennent d’arriver

Paroles de

A La Rochelle viennent d’arriver

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1 – A La Rochelle est arrivé
Roulez, jeunes gens roulez
A La Rochelle est arrivé
Roulez, jeunes gens roulez
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

2 – J’ai mis l’oiseau dans la cage
Mais l’oiseau s’est envolé
Trois dames s’en vont les marchander
Roulez, jeunes gens roulez
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

3 – Marin, marin, combien ton blé ?
Embarquez, belle, vous le saurez
Roulez, jeunes gens roulez
La plus jeun’ eu le pied levé
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

4 – Le capitaine s’est écrié,
Roulez, jeunes gens roulez
Larguez devant, larguez derrière
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

5 – Larguez les focs, les voiles d’étais
Roulez, jeunes gens roulez
La belle s’est mis a pleurer
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

6 – Qu’avez vous donc la belle a pleurer
Roulez, jeunes gens roulez
Vous avez eu mon pucelage
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

7 – Vous avez eu mon pucelage,
Roulez, jeunes gens roulez
Mais je n’ai pas eu votr’ argent
Trois beau navires, charges de blé
Roulez, roulez, jeunes gens roulez,

À propos

En attente de contributions.

Der Lumpenmann

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 229.

Collecté à Altkirch en 1879 (mélodie), Pfirt en 1866 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Chanson à virer

Auteur : Henry-Jacques (sur la musique traditionnelle de "Drunken Sailor").

Pour rythmer le travail sur la pompe chargée d’évacuer l’eau de mer embarquée au cours de la traversée. Souvent les chants à pomper sont aussi des chants à virer, « Encore et hop et vire » (Chant à virer/pomper).

Les appareils utilisés pour virer ont évolué au cours des siècles, et avec eux les chants à virer : guindeaux à bras, guindeaux à bringuebale, grands cabestans sur les navires de guerre du 18ème siècle, cabestans modernes sur les derniers grands voiliers…

Les chants liés à cette manœuvre tiennent une place importante dans le répertoire des chants de marins. On peut les répartir en deux catégories :

– les chants à virer au guindeau ;

– les chants à virer au cabestan.

La plus importante des manœuvres « à virer » était le dérapage de l’ancre. C’était un travail long (parfois deux ou trois heures) et pénible, car les ancres et les chaînes étaient lourdes. Sur les bancs de Terre-Neuve, où les navires péchaient au mouillage, l’opération pouvait se répéter souvent.

<ins>Chants à virer au guindeau.</ins>

Les premiers appareils étaient des guindeaux à barre d’anspect, assez primitifs, mais qui ont perduré sur les voiliers côtiers jusqu’au début du 20ème siècle. Ils servaient aussi sur les baleiniers du 19ème siècle, pour virer l’ancre, ou pour le dépeçage des baleines, également une opération longue et pénible.

Les guindeaux à bringuebale étaient de gros leviers qui nécessitaient jusqu’à douze matelots pour les manœuvrer, quatre à six de chaque côté. Sur les plus grands guindeaux, les poignées étaient parfois munies de cordelettes qui permettaient aux hommes de tirer sur le levier lorsqu’il était en position haute.

<ins>Les chants à virer au cabestan.</ins>

Le cabestan est un treuil actionné au moyen de barres d’anspect horizontales, et dont l’axe est vertical (alors que les guindeaux ont un axe horizontal). Il était actionné par les marins (jusqu’à douze hommes) qui poussaient sur les barres, et tournaient en marchant autour du cabestan.

Les chansons à virer au cabestan étaient surtout chantées pour monter l’ancre. Elles avaient un rythme de marche rapide au début de la manoeuvre, lorsque l’ancre repose encore sur le fond et que l’effort ne sert qu’à rapprocher le navire de l’ancre. Puis elles prenaient un rythme de marche plus lente, au fur et à mesure que la chaine s’approchait de la verticale, jusqu’à ce que l’ancre soit "à pic". Il fallait alors la décoller et la remonter.

L’opération était longue, il fallait de nombreuses chansons pour en arriver à bout, et le chanteur choisissait des chansons rapides ou lentes en fonction de l’effort à fournir.

On utilisait également des cabestans, plus petits, pour hisser le grand hunier, pour raidir l’amure de misaine, pour touer (tirer) les navires dans les écluses, pour virer des aussières à quai, etc… Ces opérations étaient plus rapides, et on ne chantait que quelques couplets.

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Das verlassene Schloss

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1,  page 187.

Collecté à Oderen en 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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L’abeille

« L’abeille » est un chant du Compagnonnage qui célèbre l’insecte comme modèle des artisans du Tour de France : union, sagesse et maîtrise du métier. Transmis au sein des confréries depuis le xviiie siècle, il exalte les valeurs fondatrices du Devoir à travers la métaphore de la ruche et des mystères jalousement gardés entre frères Compagnons.

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Tantum ergo (Pange lingua)

Cete prière écrite par Saint Thomas d’Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l’Institution de la Cène. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l’hymne s’achève par le “Tantum ergo sacramentum”, qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.

1 – Chante, ma langue, le mystère de ce corps très glorieux
et de ce sang si précieux que le Roi des nations,
issu d’une noble lignée, versa pour le prix de ce monde.

2 – Fils d’une mère toujours vierge, né pour nous,
à nous donné, et dans ce monde ayant vécu, Verbe en semence semé,
il conclut son temps d’ici-bas par une action in comparable.

3 – La nuit de la dernière Cène, à table avec ses amis,
ayant pleinement observé la Pâque selon la loi, de ses propres mains,
il s’offrit en nourriture aux douze Apôtres.

4 – Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain ;
le sang du Christ devient boisson ;
nos sens étant limités, c’est la foi seule qui suffit pour affermir les cœurs sincères

5 – Ce sacrement est admirable ! Vénérons-le humblement
et qu’au précepte d’autrefois succède un rite nouveau.
Que la foi vienne suppléer à nos sens et à leurs limites.

6 – Au Père, au Fils, notre louange, l’allégresse de nos chants :
salut, et puissance, et honneur et toute bénédiction.
À l’Esprit du Père et du Fils, égale acclamation de gloire. Amen

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