Paroles de

La biche aux abois

Paroles de

La biche aux abois

Écouter sur :

Ah ! si j’avais des diamants et couronnes,
Je les mettrais à tes pieds, pour avoir
Un doux regard, trop aimable personne,
Plein de ce feu que lance ton œil noir.

Ô, toi que j’aime, d’amour extrême,
Daigne accepter et ma main et mon cœur.
Dans cette vie, ma douce amie,
Toi seule pourrais me donner le bonheur.
Entends-tu, là-bas, la biche dans les bois ?
Le chasseur la chasse, mais ne la tue pas.
N’entends-tu pas, dans ces vallons,
Le chasseur sonner du clairon ? (bis)
Sonnez à perdre haleine,
Sonnez vaillants piqueurs !
Que l’écho de la plaine répète
Nos chants joyeux et clameurs ! (bis)Tra lala la lala…

Ah ! si j’osais, sur tes lèvres, mignonne,
Prendre un baiser, le refuserais-tu ?
Tu ne dis rien, mais si parler, tu n’oses,
J’en suis heureux, tes yeux m’ont répondu.

À propos

« La biche aux abois » est une chanson populaire française anonyme mêlant déclarations d’amour et scènes de chasse à courre, dans la tradition des romances galantes du XIXe siècle.

Son titre, emprunté au vocabulaire vénatorial, devient métaphore galante : la biche poursuivie sans être tuée symbolise la bien-aimée que l’on courtise avec ardeur et délicatesse.

Histoire

« La biche aux abois » appartient au répertoire des romances galantes anonymes qui circulèrent en France au XIXe siècle, sous forme de feuilles volantes et de petits recueils de chansons populaires diffusés dans les salons et les bals. Son auteur n’ayant pas été identifié, elle témoigne de la transmission collective qui caractérise ce pan du patrimoine chansonnier français.

La chanson s’inscrit dans une longue tradition poétique où la chasse à courre sert d’allégorie à la conquête amoureuse, héritée de la poésie lyrique française depuis la Renaissance. La « biche aux abois » — terme vénatorial désignant la biche acculée par les chiens — y incarne la bien-aimée courtisée : le chasseur « ne la tue pas », suggérant une poursuite galante et respectueuse plutôt qu’une possession brutale.

Structurellement, le chant alterne des couplets lyriques — où le soupirant exprime son amour avec des images précieuses (diamants, couronnes, regard noir) — et un refrain vif convoquant les cors et les « vaillants piqueurs ». Ce contraste entre l’intimité romantique des couplets et l’élan collectif de la vénerie contribue à l’attrait du chant dans les réunions conviviales.

Encore présente dans les recueils de chants traditionnels et dans certains répertoires de chorales populaires, « La biche aux abois » séduit par sa mélodie entraînante et ses paroles accessibles, fidèles à l’esprit des fêtes champêtres du patrimoine chansonnier français.

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Berceuse de lune est une berceuse de tradition française portée par des images de nature nocturne — lune, bruyère, chênes et écho — pour guider l’enfant vers le sommeil. Son refrain Dodo faridondaine l’inscrit dans la longue famille des chants de nuit du folklore francophone. Simple et poétique, elle illustre l’art de la berceuse populaire où la nature entière devient complice du sommeil.

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Le chant du maquis des Bauges

Auteur : Charles Glatz
Sur la musique du Forban (voir partition).
Date : Seconde Guerre Mondiale.

Charles Glatz a été tué le 10 juin 1944 dans les Bauges. Le maquis des Bauges a été le théâtre de plusieurs massacres de population, destructions diverses comme assassinats, tortures et  combats meurtriers entre nazis (et collaborateurs) et résistants, maquisards. Pour en savoir plus sur le maquis des Bauges, on peut lire le livre de Johannès Pallière ci-dessous.

A propos de Charles Glatz, d’après le site Maitron.fr : "Il s’engagea dans la Résistance et le 6 juin 1944, il rejoignit le plateau du Revard.
Dans la nuit du 9 au 10 juin, l’occupant allemand lança une attaque contre les volontaires rassemblés sur le plateau.

Le déroulement des événements est difficile à établir. Charles Glatz, installé avec ses camarades de combat dans la petite station du Revard, fut vraisemblablement capturé. En effet, le 13 juin son corps fut retrouvé avec celui de six autres résistants et du jardinier de l’hôtel du PLM, Léon Prunier le long d’un petit sentier proche de l’hôtel.

Le regroupement des corps et les rapports légistes montrent que les sept hommes furent rassemblés avant d’être mitraillés et de recevoir le coup de grâce. Le procès verbal consacré à Charles Glatz signale même des traces de coups. "

Photo de Charles Glatz

Pour la bande son : interprétation d’Aimé Petraz, résistant puis maquisard Maquis dit du Revard (Bauges), décoré. C’était lors de l’interview par la radio Radio chrétienne de France (RCF) du 3 avril 2008 dans le cadre d’une émission "Regards sur la Savoie".
© Collection privée Droits réservés

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