Paroles de

Marches des dragons de Turenne

Paroles de

Marches des dragons de Turenne

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Paroles « Marches des dragons de Turenne »

1 – Ils ont traversé le Rhin
Avec Monsieur de Turenne.
Sonnez fifres et tambourins,
Ils ont traversé le Rhin.

(Refrain) Lon, Lon, la, laissez-les passer,
Les Français sont dans la Lorraine,
Lon, Lon, la, laissez-les passer
Ils ont eu du mal assez.

2 – Victoire en Palatinat
Feux de joie en Allemagne
Une, deux et trois campagnes
C’est le tour à Catinat.

3 – Ils ont pavoisé Paris
Les fiers dragons de Noailles.
Avec les trophées ennemis,
Ils ont décoré Paris.

À propos

Le "Marches des dragons de Turenne" est Chant scout sur les dragons, XVIIe siècle

Après 1672, Louis XIV, roi de France, dépouilla Turckheim de son autonomie alors que la ville faisait partie de la Décapole.

La bataille de Turckheim oppose le 5 janvier 1675 le grand électeur de Brandebourg à la tête d’une armée austro-brandebourgeoise, au maréchal de Turenne, commandant une armée française.

La stratégie adoptée par Turenne surprend l’ennemi, car il attaque depuis les Vosges, faisant passer son armée par la montagne pour descendre sur Turckheim.

En 1672, Turenne a plus de 60 ans. Il se trouve au sommet de la gloire après avoir été promu par le roi maréchal général des camps et armées du roi, colonel général de la cavalerie légère, gouverneur du Limousin et ministre d’état.

A l’automne 1674, les 30 000 impériaux, rejoints par 20 000 Brandebourgeois, passent le Rhin et s’installent en Alsace sous le commandement du grand électeur germanique. Turenne ne peut compter que sur 30 000 hommes. Il va employer une stratégie inédite seul espoir de renverser la situation défavorable dans laquelle il se trouve avec son armée. Au bout d’un mois entier de préparation, s’occupant personnellement de son application (reconnaissance puis amélioration des chemins à emprunter pour couper le massif montagneux), il choisit la période hivernale, (période habituellement de trêve militaire) pour attaquer par surprise les ennemis. L’opération est un succès. Il inflige une défaite cuisante à l’ennemi, au prix d’un combat assez peu meurtrier (300 Brandebourgeois tués).

Toutefois, après la victoire des français sur les Impériaux, Turenne autorisa ses troupes à piller et incendier la ville de Turckheim pour punir le bourgmestre d’avoir aidé les Impériaux. Les habitants haïrent de fait le « libérateur ».

<ins>Une autre lecture des faits :</ins>

En 1648, le traité de Westphalie met fin à une longue et cruelle guerre de trente ans. L’Alsace a perdu

50% de sa population. Le landgraviat de Haute-Alsace et le bailliage de Haguenau, anciennes possessions habsbourgeoises, sont annexés par Louis XIV. Les villes libres impériales de la Décapole (union de dix villes libres alsaciennes) et Strasbourg refusent toutefois de jurer fidélité au Roy. La guerre de Hollande (1672-1678) permettra de briser dans le sang et les cendres les derniers îlots de résistance que sont les villes de la Décapole et de mettre en échec le Saint Empire. Louis XIV domine définitivement l’Alsace qui deviendra une véritable province du royaume avec la reddition de la ville de Strasbourg en 1681.

En janvier 1675, Turenne et ses troupes mirent à sac Turckheim, massacrant les Alsaciens qui n’étaient pas parvenus à fuir, allant jusqu’à couper les seins des femmes. Un tiers environ de la population périt à cause de cet homme que l’histoire nous présente comme un héros. Héros peut-être de la France conquérante de l’époque car il remporta une bataille décisive dans la conquête de l’Alsace, mais avant tout bourreau pour les Alsaciens, car il commit ses méfaits dans l’ensemble de la région. « Les habitants d’Alsace ne rentreront chez eux que lorsqu’ils apprendront que l’armée de Turenne ne sera plus dans la Province », constatait alors l’administration de l’époque. A Turckheim, plusieurs monuments relatant cette histoire sanglante de la ville peuvent être visités. A Eguisheim, une hostellerie indique également le passage de Turenne, la nuit précédant la bataille.

 

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Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 200

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Elsässisch Fàhnelied

L’ Elsässisch Fàhnelie est le « Chant alsacien du drapeau » Il fut l’est l’hymne officieux du Reichsland Elsaß-Lothringen. Il a été écrit en 1911 par Emile Woerth (1870-1926), mais le gouvernement allemand refusa d’en faire un hymne officiel ! Il fait référence au « rot un wiss », les deux couleurs du drapeau alsacien.

Traduction française

1 – Sois béni, symbole de notre pays
Drapeau alsacien flottant gaiement au vent
Tes couleurs chéries et sans égales
Brillent toujours là où nous sommes rassemblés

(Refrain) Blanc et Rouge
Voici le drapeau qui flotte
Jusqu’à la mort,
Nous lui serons fidèles et dévoués 

2 – Sincères et droits, comme l’étaient nos pères
Nous resterons en paroles et en actes
Nos traditions, nous les préserverons
Demain aussi, immaculées et pures

3 – Et quelles que soient les joies ou les peines
Que le destin puisse apporter à notre pays d’Alsace
Nous lui porterons toujours un amour inébranlable
Avec bonheur, par le cœur et la main

4 – Jurons donc sur notre drapeau
Vous mes frères, des Vosges jusqu’au Rhin
Jamais une main étrangère ne devra nous séduire
À l’Alsace toujours nous serons fidèles.

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U cantu di l’orsu

« U cantu di l’orsu » — le chant de l’ours en corse — est un chant de supporters de l’AC Ajaccio (ACA), écrit en langue corse, qui célèbre les couleurs rouge et blanc du club et son emblème ursidé. Anonyme, il s’inscrit dans la tradition des chants de tribunes nourris de patrimoine linguistique insulaire. Son refrain Forza ACA en fait un hymne fédérateur des tifosi ajacciens.

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