« Dieu tout-puissant et éternel, qui avez établi l’empire des Francs pour être dans le monde l’instrument de vos divines volontés, le glaive et le bouclier de votre sainte Église, nous vous en prions, prévenez toujours et partout de votre céleste lumière les fils suppliants des Francs, afin qu’ils voient ce qu’il faut faire pour réaliser votre règne en ce monde, et que pour accomplir ce qu’ils ont vu, ils soient remplis de charité, de force et de persévérance. »

Christus vincit (Acclamations Carolingiennes)
Ces laudes royales étaient chantées non seulement à Reims mais dans toute la France, en Germanie, en Angleterre et même en Dalmatie. Elles étaient usuellement réservées autrefois aux cérémonies pontificales. Leur place traditionnelle se situe entre le chant des collectes et celui de l’épître, au début de la messe. Leur forme assez originale entremêle des acclamations triomphales (Christus vincit, Christus regnat, Christus ímperat ! – Le Christ vainc, le Christ règne, le Christ gouverne ! – Exaudi Christe ! – Exauce nous, ô Christ) avec des invocations litaniques à différents saints. On prie Dieu et on invoque les saints pour le Pape, le souverain, l’évêque du lieu, quelquefois pour la reine, ainsi que pour l’armée et ses chefs.
Ces Laudes regiæ – appelées aussi Acclamations carolingiennes, Laudes impériales, laudes épiscopales – dérivent d’acclamations impériales antiques : une lettre de saint Grégoire le Grand mentionne ainsi que l’empereur Phokas fut acclamé en l’an 603 par le clergé et tout le sénat dans la basilique Julienne par ces termes : « Exaudi, Christe ! Phocæ Augusto et Leontiæ Augustæ vita ! »
Source : https://schola-sainte-cecile.com/2019/10/27/christus-vincit-laudes-regiae-ton-de-la-cathedrale-de-reims/










