Wein und Wasser

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 141-143
Collecté à Oderen en 1937.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Hopp Marianele

A partir de « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 115
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
La Colonne (Vendôme)

La colonne en question est celle de la place Vendôme à Paris. Elle avait été coulée avec le bronze des canons pris à l’ennemi et couronnée d’une statue de l’Empereur. La statue est descendue en 1814 et fondue en 1818, date du départ des troupes d’occupation alliées et de la composition de la chanson par le goguettier Emile Debraux. Il faudra attendre 1833 pour la réinstaller sous la pression populaire. La chanson y avait contribué. Sur le front de la chanson, les royalistes avaient été surclassés. Lire la suite.
Lied der Spinnerin

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 201
Collecté à Oderen en 1937.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Zwei Hase

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 165-167
Collecté à Kruth en 1946.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Was isch das magerste

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 205
Collecté à Soultzmatt. Les paroles sont à situer dans le contexte historique de l’époque et n’engagent que leurs auteurs.
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Sebastopol

Chant de conscrits.
Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 102
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Pèr noun langui long dóu camin

Traditionnel provençal.
Traduction
1 – Pour ne pas nous languir en chemin,
Nous racontons quelques histoires ;
Au son du fifre et du tambourin,
Nous poussons la chansonnette.
(Refrain) Chantons Noël, Noël, Noël, Noël sur la musette,
Chantons Noël, Noël, Noël, Noël sur la musette
2 – Le temps ne nous a guère semblé long.
Voici la petite grange :
Le tout premier qui y entrera,
Qu’il enlève la barre.
3 – Mon Dieu ! le bel Enfant !
Comme il prend le sein !
Je suis d’avis qu’il est mort de faim :
Regardez comme il tête !
4 – J’ai des œufs, de la farine et du lait,
Avec un petit poêlon ;
Si j’avais du feu je lui aurais vite fait
Une bonne petite soupe.
5 – Le petit est plus mort que vif ;
Joseph grelotte de froid :
Donnez-moi vite le fusil,
La sinse et les allumettes.
6 – L’enfant est froid comme la glace :
Faites-moi passer la chaufferette ;
Tenez, chauffez-lui son berceau,
Commère Guillaumette.
7 – Cette crèche s’écroule,
Couchez cette petite ânesse.
Venez qu’on attache le bœuf :
Prêtez-moi vos liens.
8 – Bonne Vierge, Mère de Dieu,
Belle et jeune brunette,
Nous autres nous allons vous dire adieu,
Nous ne vous laissons pas toute seule !
Ànnemeiala läj dich à

Trouvable dans « La chanson marcaire dans la vallée de Munster » , p. 77
collectage Gérard LESER et Eugène MAEGEY
Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle
Bouissou

Auteur : Zéphirin Castellon
Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.
“Bouissou” relate les journées de travail dans les champs au-dessus du village.
Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue “Viven toujourn en mountagno” a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.
Traduction :
(Refrain) Bientôt tu montes là-haut
Pour aller couper l’herbe à Bouissou
Il te faut quitter Belvédère,
Véséou et Perdiguier,
Pour passer quinze jours en saison.
Si tu fais le repas là-haut,
Fais de la polenta, fais du ragoût,
Si tu veux boire en mangeant,
Le meilleur fortifiant,
C’est un seau d’eau du vallon
1 – Si, tôt le matin, tu montes avec le mulet,
Monte sur celui de Jules,
A Clos-de-l’Eve, arrête-toi,
Mets pied à terre et repose toi.
Là-haut, il y a beaucoup de travail,
On ne fait pas tout à la faux.
N’oublie surtout pas ton chapeau,
la grande faucille et le râteau.
2 – Ne regarde surtout pas les oiseaux voler
Tu risquerais de dégringoler.
Tu as une faucille qui coupe bien
Fais attention, ne te coupes pas.
Tourne le foin, fais-le sécher,
Quand il est bien sec, tu peux le transporter.
Prépare t’en une bonne charge
Et tu la descends à Belvédère.
3 – Tu es là-haut depuis quinze jours
Je commence déjà à être jaloux
Dépêche-toi de redescendre
Je languis de t’embrasser.
Pour moi, ne te fais pas de souci,
Mon foin, je l’ai tout fini,
Je n’ai plus qu’à rentrer
Bien dîner et me coucher
(Refrain) Quand tu descends de Bouissou,
Pense à me faire hou, hou !
Si le temps est serein,
Je monte sur le Coulet,
Et aussitôt, de là, je te regarde.
Quand tu arrives à Belvédère,
Range la faucille et la toile,
Va enfermer le mulet
Dans l’étable de Jules,
Fais le dîner et va te coucher.
Tirée de : Grinda, Alain, "Le Belvédérois, Lou Barverenc", 2011, Editions de Bergier