Li Adrets

Auteur : Zéphirin Castellon. Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.

“Li Adrets” est consacré à un quartier de campagne de Belvédère.
Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue “Viven toujourn en mountagno” a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.

Traduction :

Tout entouré de genêts
Parfumé de thym
De buis, de lavande,
Une vue magnifique,
Pour nous c’est l’Amérique
Ici, aux Adrets supérieurs.
Nous adorons l’altitude,
la paix, la solitude,
Tout ça nous repose,
Et nous vivons avec peu de choses.
Au pied de chaque planche,
Quand le soleil arrive,
Pour nous la belle vie,
Petits et grands.

(Refrain) Les Adrets, belle campagne,
Paradis plein de bonheur
Perché sur la montagne,
Toujours plein de soleil,
Sous un ciel d’azur.
Toujours dans la verdure,
Des chênes, des châtaigniers,
Paradis de la nature,
Tu respires l’air pure,
Vive les Adrets

Au dessus, il y a la Serriero,
Qui elle, la première,
Nous protège du gros vent.
Aux planches du dessous,
Chaque jour, il cri fort
Le valon d’Encandoulent,
Ici, au pied du Caire,
Où est née ma grand-mère.
Au pied de chaque plante,
Chaque jour un merle chante.
Tous les nuages font la fête,
Ils ont la musique en tête,
Et moi, je fais le reste,
Tout le monde est content.

Parpaioun maride-ti

Ronde de mai niçoise.

Durant le mois de mai, la tradition veut qu’on plante un mat au milieu des places ou des rues pour pouvoir y danser autour et ainsi "tourner le mai". Les rondes de mai sont les chansons de cette occasion, chantées en ronde autour de ce mat.
"Parpaioun maride-ti" en est l’une d’elles.

Traduction :

(Refrain) Papillon, marie-toi !
Papillon, mon bel ami.

1 – Comment me marierai-je,
Que de femme moi je n’ai pas ?
La chenille lui a répondu :
Moi je serai ta dame.
Marie-toi, ô papillon,
Que de femme tu en auras suffisamment.

2 – Comment me marierai-je,
Que de maison moi je n’ai pas ?
L’escargot lui répondit :
Je te prêterai ma carcasse.
Marie-toi, ô papillon,
Que de maison tu en auras suffisamment.

3 – Comment me marierai-je,
Que de paillasse moi je n’ai pas ?
La puce lui a répondu :
Je suis maîtresse matelassière.
Marie-toi, ô papillon,
Que de paillasse tu en auras suffisamment.

4 – Comment me marierai-je,
Que de cave moi je n’ai pas ?
La blatte répondit :
Je suis la reine de la cave.
Marie-toi, ô papillon,
Que de cave tu en auras suffisamment.

5 – Comment me marierai-je,
Que de pain jamais je n’aurai ?
La fourmi lui répondit :
Je suis maîtresse de l’épi.
Marie-toi, ô papillon,
Que de pain tu en auras suffisamment.

6 – Comment me marierai-je,
Que de lumière moi je n’ai pas ?
La luciole lui répondit :
De mon cul je ferai une lanterne.
Marie-toi, ô papillon,
Que de lumière tu en auras suffisamment.

7 – Comment me marierai-je,
Que de drap moi je n’ai pas ?
L’araignée lui a répondu :
Je suis maîtresse de l’écheveau.
Marie-toi, ô papillon,
Que de drap tu en auras suffisamment.

8 – Comment me marierai-je,
Que de table moi je n’ai pas ?
La tortue lui répond :
Je te prête ma carapace.
Marie-toi, ô papillon,
Que de table en tu auras suffisamment.

9 – Comment me marierai-je,
Que de vin je n’en ai même pas ?
Le moucheron répondit :
Je suis le maître du « verre de rouge ».
Marie-toi, ô papillon,
Que de vin tu en auras suffisamment.

10 – Comment me marierai-je,
Que de pitance moi je n’ai pas ?
Le gros rat lui répond :
Je suis le maître de l’armoire.
Marie-toi, ô papillon,
Que de pitance tu en auras suffisamment.

11 – Comment me marierai-je,
Que de musique moi je n’ai pas ?
De mon cul je ferai timbale,
Lui répond la cigale.
Marie-toi, ô papillon,
Que de musique tu en auras suffisamment.

12 – Comment me marierai-je,
Que de chambre moi je n’ai pas ?
Lui répond la souris :
Je prêterai ma chambrette.
Marie-toi, ô papillon,
Que de chambre tu en auras suffisamment.

Dors ma colombe (Noël d’Alsace)

1 – Dors ma colombe,Dors le soir tombeChantait la Vierge à l’enfant Dieu ;Dors moi je veille,Quand on sommeilleOn voit s’ouvrir le grand ciel bleu.Chantez beaux anges, Bercez l’Enfant Qui dans ses langes, Rit en rêvant. (bis) 2 – Dors il fait sombreA travers l’ombreSouffle un grand vent qui bat le toit ;Dors tout de […]

Paure de noi conscrits

Chanson de conscrits récoltée dans la vallée de la Vésubie (06), construite par collage d’airs appartenants à des chants différents, avec des paroles mêlant les langues italienne et occitane.

La colombe et la fourmi

La deuxième Fable dont parle La Fontaine est : "Le Lion et le Rat".

Jean de la Fontaine (1621-1695) est le fabuliste le plus célèbre en France. Si tout le monde connaît le Corbeau et le Renard ou La Cigale et la Fourmi, bien d’autres fables méritent de l’attention.

Ici, le poète montre l’intérêt de la complémentarité, et en creux l’impasse dans laquelle peut conduire l’orgueil et la vanité.

S’isch wohr

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 202

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Wein und Wasser

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 141-143

Collecté à Oderen en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Hopp Marianele

A partir de « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 115

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

La Colonne (Vendôme)

La colonne en question est celle de la place Vendôme à Paris. Elle avait été coulée avec le bronze des canons pris à l’ennemi et couronnée d’une statue de l’Empereur. La statue est descendue en 1814 et fondue en 1818, date du départ des troupes d’occupation alliées et de la composition de la chanson par le goguettier Emile Debraux. Il faudra attendre 1833 pour la réinstaller sous la pression populaire. La chanson y avait contribué. Sur le front de la chanson, les royalistes avaient été surclassés. Lire la suite.

Lied der Spinnerin

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 201

Collecté à Oderen en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle