Debout louveteaux / Debout petits loups

E.J. Regrettier, C. Geoffray
Ce chant est un chant louveteau chanté lors de la montée des couleurs. cf. p.40 Ferao – AGSE
L’adoration des bergers

1 – J’entends un grand bruit dans les airs. (bis)Colin, écoute ces concerts :Tout retentit dans nos déserts.Voyons quelle est cette merveille,En fut-il jamais de pareille ? 2 – Ne savez-vous pas qu’en ces lieux (bis)Un ange est descendu des cieux,Qui nous a dit d’un ton joyeux :« Ecoutez-moi, troupe fidèle,J’apporte une bonne nouvelle. » 3 – […]
Dodo m’amour

Dodo m’amourSur un coussin de v’loursDormez tant que vous voudrezMaman viendra vous bercerDodo m’amour
Ah ça ira !

Auteur : Jean-Antoine BÉCOURT
"Ah ! ça ira, ça ira, ça ira" est un chant de la Révolution Française particulièrement célèbre pour son refrain. Celui-ci, a été publié en mai 1790.
Le titre et le thème de la chanson ont été inspirés par l’optimisme infaillible de Benjamin Franklin, qui était très apprécié par le peuple français lorsqu’il siégeait au Congrès des 13 colonies d’Amérique à Paris de 1776 à 1785. Quand on lui demandait comment allait la guerre d’Indépendance américaine, il répondait toujours dans son français imparfait : "ça ira, ça ira".
Pierre Dac, figure de la Résistance, en reprend le refrain lors d’une de ses interventions à Radio Londres :
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les collaborateurs à la lanterne.
Ah ! ça ira, ça ira, ça ira !
Les collaborateurs on les pendra.
Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine

Auteurs : Gaston VILLEMER, Hippolyte NAZET, Ben TAYOUX
Écrite en 1871, au lendemain de la guerre franco-allemande, qui s’est conclue par l’annexion de l’Alsace-Lorraine au nouvel empire allemand. Cette chanson s’inscrit dans le contexte du revanchisme et évoque l’espérance des Alsaciens et des Lorrains de redevenir français. Le refrain est devenu célèbre au fil des années, jusqu’à remplacer le nom originel du chant, "Alsace et Lorraine".
Quelques autres chansons revanchardes de ce type : La Fiancée alsacienne, La Ferme aux Fraises, La Strasbourgeoise.
Un carnet de chants est visible à l’adresse : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54241144/f35.item
Toutouig

Berceuse pour endormir les bébés bretons.
A dada sur mon bidet

(La comptine est mimée, en mettant l’enfant sur les genoux et en les bougeant de manière à lui donner l’impression d’être sur un cheval) À dada sur mon bidetQuand il trotte il est trop laidau galop, il est trop beauAu pas, au pas, au pas,Au trot, au trot, au trotAu galop, au galop, au galop, […]
O mon païs

Chant polyphonique béarnais mettant en scène un dialogue entre un homme qui invite une bergère de vallée d’Ossau, comme les autres, partir pour la ville, et cette dernière qui s’y refuse et dit vouloir rester attacher à ses montagnes et son troupeau jusqu’à sa mort.
1 – Oh mon pays, ils t’ont tous quittés
Ils ont préféré la ville
Ces garçons si envieux
Ils ont trouvé richesse
Viens donc toi-aussi, princesse
2 – Non monsieur, j’aurais grand regret
De quitter mes brebis
Tant que je vivrai, je les regarderai
Depuis les montagnes encore
Ça ne se fait plus, bergère !
3 – Que ferai-je sans ma bergerie
Toute couverte de verdure
S’il me faut partir, je vais mourir
Tant pis ma belle
Demeures-y fidèle
Adieu paure carneval (version niçoise)

Adieu paure carneval (ou carnevas) est une chanson répandue dans tout le sud de la France avec différentes variantes et dans différents dialectes occitans. Elle est chantée au moment où l’on brûle l’effigie de monsieur carnaval à la fin du défilé.
Littéralement "Adieu pauvre carnaval", cette chanson marque la fin de la fête du carnaval et l’entrée dans la période de renoncement et de pénitence du carême.
Traduction
1 – Adieu pauvre, Adieu pauvre,
Adieu pauvre Carnaval.
Et tu t’en vas, et moi je m’en viens
Au revoir l’an prochain.
2 – Chirichipi, chièu, chièu, chièu…
Ecoute-moi, compère Jacques,
Chirichipi, chièu, chièu, chièu…
Ecoute ce que je te dis !
3 – Carnaval, le bon Toni
Se laisse traiter de gus.
Il la connaît, la vieillerie,
Il écoute bien et puis fait semblant.
4 – Et tous les jours, sa femme
Ne fait rien que de rougner.
Son nom est la "Carèma"
Et son visage est renfrogné.
5 – Nous lui ferons une camisole
D’un morceau de vieux drap,
A chaque point un nœud,
Au milieu un grand jaune d’œuf.
Viven toujou en mountagno

Auteur : Zéphirin Castellon. Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance. Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie.
Sa chanson la plus connue « Viven toujou en mountagno » a été diffusée dans le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.
Traduction :
(Refrain) Nous vivons toujours en montagne
Entre tous nous nous faisons compagnie
Nous sommes tous de braves gens
Et nous sommes toujours content
Au potager ou par les rues
Chaque matin, chaque soir,
A chaque petit moment
On entend une chanson
1 – L’été nous enlevons la veste
Il y a la faucille et la faux
Il y a la moisson et le reste
Il y a toujours une grosse houe (bécu)
Notre cœur est en fête
Nous n’avons pas peur du travail
Nous nous plaignons jamais de rien
Parce que nous nous portons bien
Nous avons tous la santé
Nous, comme ça vient on le prend
Nous sommes content toute l’année
Et chaque jour nous chantons
2 – Quand le soleil s’abaisse
Quand nous sentons la fraîcheur
Nous quittons le pré et la planche (de terrain)
Nous nous rapprochons de la maison
La grange est pleine de nourriture
Des haricots et des petits pois
Du blé, des pommes de terre
Vous en voyez dans tous les coins
Nous avons rempli la chaudière
Et de cette manière
Nous mangeons tout l’hiver
3 – Quand le soleil se lève
La femme et les enfants
Chacun me tend une joue
Nous ressemblons tous à des cougourdons
Jeunes et vieux, chacun saute
Nous pouvons sortir les sonnailles
De ci, de là
Nous faisons comme l’an passé
Et il n’y a rien à changer
Un pied devant, un derrière
Nous faisons notre devoir
Et jamais nous quitterons Belvédère