Paroles de

Monsieur de Turenne

Paroles de

Monsieur de Turenne

Écouter sur :

1 – M’sieu d’Turenne a dit aux Poitevins
Qui ont grand soif et lui demandent à boire
M’sieu d’Turenne a dit aux Poitevins
Aux champs d’Alsace il pousse aussi du vin
Et ce vin là pétille mieux
S’il est versé par madame la gloire
Et ce vin là pétille mieux
Lorsqu’il s’y mêle un flot de sang joyeux

2 – M’sieu d’Turenne a dit aux Provençaux
Très désireux d’entendre les cigales
M’sieu d’Turenne a dit aux Provençaux
La poudre chante à l’heure des assauts
Dans l’air en feu vous entendrez
Autour de vous la musique des balles
Dans l’air en feu vous entendrez
Des cigalons de soleil enivrés

3 – M’sieu d’Turenne a dit aux gars bretons
A qui les cloches donnent du courage
M’sieu d’Turenne a dit aux gars bretons
Morbleu ! Courez m’prendre ces canons !
Avec leur bronze l’on fera
De quoi sonner par-dessus vos villages
Avec leur bronze l’on fera
De quoi sonner quand on vous mariera

4 – M’sieu d’Turenne a dit aux gens du roi
Qui marchent fiers sous les drapeaux de France
M’sieu d’Turenne a dit aux gens du roi
Levez la tête et tenez le corps droit
Aux jolis yeux sachez soldats
Mousquet au poing, faire la révérence
Aux jolis yeux sachez soldats
Quant aux boulets ne les saluez pas

À propos

Chant militaire traditionnel français du XVIIe siècle.

La mélodie est attribuée au célèbre compositeur français Jean-baptiste Lully. Ce chant guerrier et entrainant aurait été composé pour accompagner durant ses longues marches le régiment du vicomte de Turenne.

Henri de la Tour d’Auvergne-Bouillon, né le 11 septembre 1611 au château de Sedan (Ardennes) - mort à la bataille de Salzbach le 27 juillet 1675, vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, généralement connu sous le nom de Turenne.

Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du roi en 1660, il fut l’un des meilleurs généraux de Louis XIII puis de Louis XIV.

Néanmoins, sa carrière se trouve notamment entachée par la première série d’exactions commises en Palatinat en 1674, plus généralement connu sous le nom de ravage du Palatinat.

Le petit savoyard

Le petit savoyard, parfois appelé Le petit ramoneur savoyard (à tort puisqu’il le chant parle d’un jeune montreur de marmottes) est une chanson pour enfants de Savoie. Elle met en scène un enfant savoyard montreur de marmottes abordé par une dame qui lui propose de vivre en ville, ce qu’il refuse par amour de ses montagnes.

A l’arrivée de l’hiver, bon nombre de savoyards migraient dans les régions environnantes, notamment pour réduire le nombre de bouches à nourrir durant la saison ingrate. Cette migration était l’occasion d’obtenir un complément de revenus en exerçant une grande variété de métiers, parmi lesquels celui de ramoneur, passé dans la culture, mais aussi de journalier, colporteur, rémouleur, cocher et même montreur de marmottes.

Les petits savoyards avaient pour coutume d’apprivoiser des marmottes, qu’ils donnaient ensuite en spectacle lors de leur migration saisonnière. Elles dansaient au son de la flûte ou de chants du pays dans les foires, comme on a vu longtemps des montreurs d’ours ou de singe. Ces animaux permettaient aux enfants à la fois de gagner leur vie et de profiter d’une compagnie.

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Pic Nic Douille / Pique Nique Douille

Pic Nic Douille, parfois orthographié Pique Nique Douille, est une formulette de comptine française servant à tirer au sort dans les jeux d’enfants, sur le même principe qu’Am Stram Gram ou Ploc Ploc. Elle se transmet oralement dans la cour d’école depuis le XIXe siècle.

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Lasst uns gehen

Cantiques de Strasbourg, 1697

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 64

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Veni, Sancte Spiritus

Veni Sancte Spiritus, appelée parfois la séquence dorée, est une séquence (de type grégorien) de la liturgie catholique chantée lors de la fête de la Pentecôte. Elle est généralement attribuée au pape Innocent III ou à l’archevêque de Cantorbéry Étienne Langton.

Veni Sancte Spiritus est l’une des quatre hymnes médiévales du missel romain à l’issue du concile de Trente (1545-63). Avant ce concile, les séquences (ou proses) étaient très nombreuses. Les fêtes religieuses avaient toutes leurs propres séquences. L’hymne est toujours chantée aujourd’hui.

Ce texte a aussi été mis en musique par des compositeurs tels que Guillaume Dufay, Josquin des Prés, Adrien Willaert, Giovanni Pierluigi da Palestrina, Roland de Lassus et Tomás Luis de Victoria.

De par la ressemblance de leurs noms, elle est parfois confondue avec l’hymne Veni Creator Spiritus.

<ins>version francaise:</ins>

Viens, Esprit-Saint,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.

Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos cœurs.

Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.

Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.

O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu’à l’intime
le cœur de tous tes fidèles.

Sans ta puissance divine,
il n’est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.

Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.

Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.

Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

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