Paroles de

L’âme de l’Alsace-Lorraine

Paroles de

L’âme de l’Alsace-Lorraine

Écouter sur :

1 – Les alsaciens sont dans nos rangs
Il défendent leur patrie
En se battant très vaillamment
Pour notre France tant chérie
Ils sont venus et leurs efforts
Nous aideront pour la victoire
En ce jour la page d’histoire
Sera belle de l’Est au Nord

(Refrain) Ils avaient au cœur l’espérance
De revoir bientôt les couleurs
Du drapeau du droit, de l’honneur
Du drapeau du droit, de l’honneur
Celui de notre belle France

2 – On apprenait depuis longtemps
Avec une douce espérance
Là-bas aux tout petits enfants
Que leur pays était la France
Ils écoutaient et tout leur coeur
Passant au dessus d’la frontière
Voyaient sur leur Alsace entière
Déjà flotter nos trois couleurs

3 – Nous reprendront bientôt… Demain
Notre chère Alsace-Lorraine
Doux amis entendons les refrains
Joyeux dans les bois et la plaine
Une clameur monte dans l’air
C’est le drapeau de notre France
L’aéro de la délivrance
Vient de passer comme un éclair

4 – Ainsi chantaient de fiers lorrains
Et leurs vaillants frères d’Alsace
Ils attendaient ce jour certain
De notre part un coup d’audace ?
En nous voyant dans le hameau
A l’âme restée bien française
Aux accents de la Marseillaise
Ils acclamaient notre drapeau

À propos

Auteurs : G.Notiov - E.Perroud
Date : Vers 1880

L’Alsace a été perdue par la France après la défaite de 1870. Les chants patriotiques et revanchards, comme celui-ci, sont alors très en vogue.

 

 

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Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 206

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Les Africains

Le Chant des Africains est un chant militaire composé dès 1941 par le capitaine de l’armée française Félix Boyer (1887-1980), à partir des paroles d’une marche de 1915 de la Division marocaine chantée sur l’air de l’hymne de l’Infanterie de marine et écrit, suivant les sources, par le commandant Reyjade, pseudonyme de Jeanne Decruck, ou par le sergent Bendifallah et le tirailleur Marizot.

Il lui donne son titre, Chant de guerre des Africains, en changeant le C’est nous les Marocains… du texte original par le célèbre C’est nous les Africains du texte actuel.

Fait prisonnier par les Allemands lors de la campagne de 1940, le capitaine Félix Boyer est libéré comme ancien combattant de la Grande Guerre. Il est mis à la disposition du général Joseph de La Porte du Theil qui l’affecte comme chef de la Musique régionale des Chantiers de la Jeunesse d’Afrique du Nord française, puis de la musique du Gouvernement provisoire de la République française à Alger.

Le chant est dédié au colonel Van Hecke, commandant du 7e régiment de chasseurs d’Afrique, régiment issu des Chantiers de la jeunesse d’Afrique du Nord.

L’armée d’Afrique l’adopte rapidement et en fait sa marche officielle. Elle rend célèbre le chant à travers ses campagnes au point qu’il en devienne le symbole de la gloire de l’armée d’Afrique.

Il est pour cette raison très souvent repris lors des cérémonies militaires commémoratives de la Seconde Guerre mondiale.

À noter que le général de Gaulle refusa que ce chant soit interprété lors des obsèques du maréchal Alphonse Juin, lui-même pied-noir, qui fut commandant en chef de l’armée d’Italie.

Il n’avait pas admis l’opposition du maréchal à sa politique algérienne.

Il fut repris pendant la guerre d’Algérie par les Pieds-Noirs et les partisans de l’Algérie française pour affirmer leur fidélité à la métropole.

Après l’indépendance algérienne en 1962, les musiques et fanfares militaires françaises ne furent pas autorisées à le jouer, car étant devenue « séditieuse ». Cette interdiction fut levée en août 1969.

À cause de cet emploi, ce chant est parfois dénoncé comme « le chant de l’OAS » et les autorités tentent parfois de renouveler son interdiction comme en décembre 2008 où le président local de l’Union nationale des combattants (UNC), Roland Botron, lieutenant-colonel honoraire, s’est vu signifier par le pleûtre préfet du département des Hautes-Pyrénées, Jean Marie Delage, l’interdiction d’entonner l’hymne Les Africains et même de le faire interpréter par la fanfare militaire.

<ins>Le texte de 1915</ins>

I

Nous étions au fond de l’Afrique

Embellissant nos trois couleurs,

Et sous un soleil magnifique,

Retentissait ce chant vainqueur :

En avant ! En avant ! En avant !

Refrain

C’est nous les Marocains,

Qui venons de bien loin.

Nous v’nons d’la colonie,

Pour défen’le pays.

Nous avons abandonné

Nos parents nos aimées,

Et nous avons au cœur,

Une invincible ardeur,

Car nous voulons porter haut et fier

Ce beau drapeau de notre France entière :

Et si quelqu’un venait à y toucher,

Nous serions là pour mourir à ses pieds.

Roulez tambour, à nos amours,

Pour la Patrie, pour la Patrie

Mourir bien loin, c’est nous les Marocains !

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