Oh ! qu’il est doux de te revoir
Pays charmant, belle Provence
C’est dans ton sein qu’est fixé mon espoir
En finissant mon Tour de France.
bis A mon retour
bis Dans ton séjour
Pourrai-je voir 1’objet de mon amour
bis Jour sans orage
Ciel sans nuage
Pour vous revoir, je termine mon Tour
Sylvains, cessez vos bals tumultueux
Et vous aussi, Nymphes et Dryades,
O vous, échos, soyez silencieux,
Ruisseaux, Suspendez vos cascades:
bis Car les oiseaux
bis Sur les coteaux
Chantent d’accord les airs les plus nouveaux
bis Vertes montagnes
Fraîches campagnes
De vous revoir sont mes jours les plus beaux
Pour éviter les ardeurs du soleil
Reposons-nous sous cette treille,
Là, de Bacchus, le nectar sans pareil,
Réjouit ma face vermeille,
bis A chaque instant
bis Au loin j’entends
La Provençale dire à son amant :
bis « Dans ces contrées
« Tant renommnées
« Nous jouissons d’un éternel printemps »
Mais au lointain j’aperçois Saint-Pilon
La forêt et le presbytère,
L’astre du jour chasse de ce vallon.
Le froid dans un autre hémisphère
bis Dans ce désert
bis Jamais I’hiver
N’a pu flétrir le gazon toujours vert
bis Sous le feuillage
Un pur ombrage
De l’homme peut dissiper tout revers
Si le sort vous guide dans mon pays
Venez me voir dans ma chaumière
Jusqu’ au tombeau je serai votre ami,
Votre soutien et votre frère
bis Car mon espoir
bis Est de vous voir
Si cependant tel est votre vouloir
bis Jamais la table
De l’Estimable
Sera fermée aux enfants du Devoir.














