Paroles de

Es wohnt ein Pfalzgraf

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Es wohnt ein Pfalzgraf

Écouter sur :

1 – Es wohnt ein Pfalzgraf an dem Rhein,
Der hat drei hübsche Töchterlein.
Das eine zog ins Niederland
Das andre zog ins Schwabenland
Das dritte zog vor Schwesters Tür
Und klopft so leise wohl an die Tür.

2 – Wer ist denn draussen vor meiner Tür,
Und klopft so leise wohl an die Tür?
Es ist ein Mädchen so hübsch und fein
Das möchte so gerne Dienstmagd sein.

3 – Und als sie ein halbes Jahr gedienet hat
So wurde sie zum Tod schwer krank.
Ach! Mädchen, wenn du krank willst sein,
So sag mir wer deine Eltern sein.

4 – Mein Vater ist Pfalzgraf in der Nähe am Rhein
Mein Mutter ist Königstöchterlein,
Ach! Nein, ach! nein, das glaub’ich nicht,
Dass du meine jüngste Schwester bist.

5 – Und wenn du es nicht glauben willst
Auf meiner Kiste steht des Vaters Schrift
Ach! Mädchen, hättest du mirs schon längst gesagt,
So hättest du Sammet und Seide getragt.

6 – Ich will kein Sammet- und Seidenkleid
Ich will ein schneeweisses Totenkleid.
Dann trug man sie zum Tor hinaus
Mit einem Sarg und Blumenstrauss :
Man sagt, der Sarg sei aus Marmorstein,
Die Nägel seien aus Elfenbein.

À propos

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 43-46

Voir aussi "Vom Pfalzgraf überm Rhein" collecté par Joseph Lefftz.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Je cherche fortune (paillard)

Je cherche fortune, tel que nous le chantons, est manifestement un assemblage de trois chansons différentes: les couplets d’une part, l’interlude d’autre part et pour terminer le refrain; en effet seuls quatre vers (Je cherche fortune…) sont empruntés à la chanson Le Chat Noir d’Aristide Bruant (1884); dans celle-ci ils sont répétés deux fois.

A l’époque, le "Caveau du Chat Noir", premier cabaret de Pigalle, situé au pied de la butte Montmartre dans le 18ème arrondissement de Paris, était une sorte d’académie : on y récitait du Jean Richepin, de l’Haraucourt, du Rollinat etc., Des aristos, de grands bourgeois y croisaient des "horizontales", Hugo, Aristide Bruant, Boris Vian, Gréco, Patachou, Michel Simon, Gainsbourg… de grands noms vinrent y boire de l’absinthe, réciter des poésies ou chanter leurs compositions. Le théâtre d’ombres y a été créé, qui devait assurer sa fortune ; on y jouait des pièces. C’était le berceau et la rampe de lancement de presque tous ces artistes de grande renommée.

L’air chanté actuellement n’a, à l’exception du refrain, rien à voir avec celui du Chat Noir. Pour celui-ci, Bruant a emprunté la mélodie à l’hymne Occitan Aquelas Montanhas, mieux connu sous le titre Se canta. De 3 temps il l’a adapté en 4 temps.

En voici deux interprétations.

La première, en occitan normalisé.

La seconde est interprétée par Andre Dassary originaire de Biarritz en pays basque qui la chante en occitan de Biarritz.

Ci-après le texte, dans sa version normalisée, celle de Biarritz, ainsi que sa traduction en français.

Occitan normalisé

Repic :

Se canta, que cante !

Canta pas per ieu,

Canta per ma mia

Qu’es al luènh de ieu.

1. Dejós ma fenèstra

I a un aucelon

Tota la nuèch canta

Canta sa cançon.

2. Aquelas montanhas

Que tan nautas son

M’enpàchan de veire

Mas amors ont son

3. Baissatz-vos montanhas !

Planas levatz-vos !

Per que pòsqu veire

Mas amors ont son.

4. Aquelas montanhas

Tan s’abaissaràn

E mas amoretas

Se raprocharàn.

Occitan de Biarritz

Repic :

Se canto, que canto

Canto pas per yo

Canto per ma mio

Qu´es al lent de you

1. Devath ma finèstro

Ya un auselon

Touto la noeit canto

Canto sa canson

2. Aqueros montagnos

Qué tan aoutos sount,

M´empatchon de bésé

Mas amous oun sount.

3. Baïssas bous mountagnos

Planos aoussas bous!

Perque posqui bésé

Mas amous oun sount.

4. Aqueros montanhos

Tan s’abaicharàn

E mas amuretos

Que raprucharàn

Français

Refrain :

S’il chante, que chante-t’il ?

Il ne chante pas pour moi

Il chante pour ma mie

Qui est loin de moi.

1. Sous ma fenêtre

Il y a un oiselet

Toute la nuit il chante,

Chante sa chanson.

2. Ces montagnes

Qui sont si hautes,

M’empêchent de voir

Où sont mes amours.

3. Baissez-vous, montagnes,

Plaines, dressez-vous,

Pour que je puisse voir

Où sont mes amours.

4. Ces montagnes

S’abaisseront bientôt,

Et mes amours

Se rapprocheront.

Ce chant est attribué à Gaston Phébus (1331-1391); il n’y a pas d’usage réglementé en tant qu’hymne. On le chante souvent à l’occasion de matchs de rugby et il a été utilisé quasi officiellement lors des Jeux Olympiques de 2006 à Turin pour montrer un attachement à l’Occitanie.

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Loup solitaire

Paroles : Michel Tonnerre

Musique : Yannick Ar Bleiz

Naissance 30 juin 1949 Quimperlé

Décès 3 juillet 2012 Lorient

Genre musical : chants de marins

Michel Tonnerre a vécu à Groix. Son père était mareyeur groisillon. Il commence à écrire sérieusement à 18 ans au lycée Kersa à Paimpol. puis à jouer avec un ami guitariste devant des marins qui fréquentaient les bars de Lorient. Il crée avec des amis le groupe Djiboudjep, avec ses chansons et reprises qui deviendront peu de temps après des classiques de la chanson de marin, telles Quinze marins ou Satanicles.

Après être rentré dans l’entreprise de son père, il monte une affaire d’import-export avec un gros client espagnol et effectue là-bas un mois et demi de prison pour évasion de devises, relaxé en appel par le fisc français. De retour d’Espagne en 1987, l’entreprise familiale ayant fait faillite, Michel Tonnerre décide d’embarquer à bord du cargo d’un ami qui faisait du cabotage, puis de multiples voyages : Nouvelle-Calédonie, l’île des Pins, la Tasmanie, les Philippines, le Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, l’Australie, La Réunion.

En revenant à Lorient, il débute une carrière solo, entouré de musiciens de renom, avec un premier album Fumier d’baleine. En 1996, il écrit, réalise et joue l’opéra pirate Libertalia. Le spectacle n’a été joué que deux fois à Ploemeur devant 700 personnes.

En 2008, il sort C’est la mer…, son 6e album studio, dans lequel il conte le périple de son grand-père embarquant moussaillon à La Rochelle, mais aussi les vies tumultueuses des flibustiers comme L’Olonois, ou Barbe Noire ainsi que la beauté et la furie de la mer. Son dernier album, sorti en 2012, s’intitule Ar mor.

Le chanteur meurt d’un cancer le 3 juillet 2012, à l’âge de 63 ans.

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