Paroles de

Bouòna sera (en niçois)

Paroles de

Bouòna sera (en niçois)

Écouter sur :

1 – Bouòna sera, gens de la Countea,
Bouòna nuèch s’en anan courcà
Si drevilheren deman de bouòn’oura,
Coura lou gal couminserà à cantà (x2)

2 – A si reveire, Ò gens dòu vilage,
E chau viva s’en anan countent
Si reveiren e tourneren fà festa
Coura lou couòr ni counviderà a balà (x2)

À propos

La chanson originale "Buona sera" a été récoltée à l’Escarène (06) par Michel Bianco, en italien.
Sylvain Casagrande et Xavier Borriglione l’ont traduite en niçois et diffusée avec leur groupe "Lu Rauba Capèu".

Traduction :

1 - Bonne soirée, gens de la Comté,
Bonne nuit, nous allons nous coucher
On se réveillera demain de bonne heure
Quand le coq commencera à chanter

2 - Au revoir, oh gens du village
Et salut, nous nous en allons contents
Nous nous reverrons et referons la fête
Quand le cœur nous invitera à danser

Douce Dame Jolie

Auteur : Guillaume de Machaut, compositeur français du XIVème siècle. Son œuvre lyrique comprend près de 400 poèmes dont plus de 140 mis en musique.

Guillaume de Machaut, né probablement à Machault, près de Reims, vers 1300 et mort à Reims en 1377, est un compositeur et écrivain français du XIVe siècle. Il a mené une vie dans le monde laïc, au service de mécènes et en liens étroits avec la Couronne de France. Il a aussi mené une vie ecclésiastique en tant que chanoine de Reims. Clerc lettré et maître ès arts, il a marqué pendant au moins un siècle la production artistique européenne.

En français modernisé :

(Refrain) Douce dame jolie,
Pour (l’amour de) Dieu, ne pensez pas
Que nulle (autre) a pouvoir
Sur moi, que vous seulement

1 – (et songez) Que toujours sans tricherie
Chérie
(je) vous ai humblement
Tous les jours de ma vie
Servie
Sans viles arrière-pensées.
Hélas ! Et je mendie
L’espoir d’un réconfort
Et ma joie va s’éteindre
Si vous ne me prenez en pitié

2 – Mais votre douce domination
Domine
Mon cœur si durement
Qu’elle le contrarie
Et le lie
En amour grandement
Qu’il n’a d’autre envie
Que d’être à votre merci ;
Et ne (m’) octroie,
Votre cœur, aucun soulagement.

3 – Et ma maladie
Guérie
Jamais ne sera
Sans vous, douce ennemie,
Qui vous régalez
de mon tourment.
À mains jointes, je prie
Votre cœur, puisqu’il m’oublie,
Qu’il me tue, par pitié,
Car il a trop longuement langui.

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La Revue

« La Revue » est un poème militaire célébrant la parade des tirailleurs algériens, surnommés « turcos » dans l’armée française du XIXe siècle. Inscrit dans la tradition des œuvres patriotiques de la Troisième République, il rend hommage à ces soldats d’Afrique du Nord engagés sous les couleurs de France. Un témoignage littéraire de la fascination républicaine pour ses troupes coloniales.

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La Blanche Biche

Complainte de la Blanche Biche, XVIe. Connue en Bretagne et Vendée, on la trouve sous différentes versions en Alsace, Normandie et Lorraine.

La biche blanche apparaît généralement comme un animal fantastique surgi de l’au-delà pour égarer les chasseurs.

Elle est parfois métamorphe et peut se changer en superbe femme.

Certaines femmes se métamorphosent la nuit ou le jour venu en blanche biche, à la suite d’une malédiction.

Elle sert aussi de nourrice à de jeunes enfants, ou alors elle attend qu’un chevalier lui donne un baiser d’amour sincère pour prendre forme humaine.

Cette chanson traditionnelle fut notamment interprétée par Tri Yann, Malicorne ou Belyscendre.

 

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Lou Mazuc

Ecrit en 1943 par un prêtre de La Terrisse, village des plateaux de l’Aubrac près de Laguiole.

Ce chant est considéré comme l’hymne de l’Aubrac. Elle décrit la vie des buronniers sur ce plateau. Ces hommes qui trayaient les vaches Aubrac sur les plateaux du même nom et qui fabriquaient leur fromage dans leurs cabanes étaient appelées "burons".

Après la Seconde Guerre mondiale, la race Aubrac et le dur métier de buronnier déclinèrent, et avec eux toute l’économie des plateaux de l’Aubrac. Pour sauver le fromage de la région et la race Aubrac, André Valadier, figure emblématique de l’Aveyron, créa en 1960 la coopérative Jeune Montagne afin de réunir les différents éleveurs, la coopérative, située à Laguiole, produit le fromage du même nom, et a permis de sauver l’élevage laitier de la région.

Désormais, il ne reste plus qu’un buron en activité.

Traduction française :

LE MAZUC

1 – Là-haut, là-haut dans la montagne,
Au milieu de chaque pâturage,
Dans l’herbe épaisse et la gentiane,
Vous trouverez une petite maison.

2 – Le cantalès, le bédélier,
Avec le pâtre,
y poussent de retentissants "ahucs",
C’est bien là notre mazuc.

3 – Quand vous entrerez dans la cuisine,
Vous y verrez comme mobilier,
Autour d’une table fort rustique,
Des baquets et des harnais.

4 – Et sur l’arrière, enterrée,
La bonne cave,
Dans la fraîcheur et dans l’obscur,
Garde la fourme du mazuc.

5 – Et tout là-haut sous la toiture,
À côté du foin pour les petits veaux,
Chacun plié dans sa couverture,
Les hommes ferment leurs petits yeux,

6 – Quand dans la nuit souffle en glapissant,
Le vent (venu) du Cantal,
Derrière le parc, bien caché,
S’endort le troupeau du mazuc.

7 – Et le matin bien réveillés,
Dans la rosée et les pieds nus,
Avec la gerle et le seau ferré,
S’en vont les hommes du mazuc.

8 – Quand les veaux ont fait un brin de tétée,
Chaque tétine sur le seau,
Donne une belle fontaine de lait,

9 – Quand, à la fin d’un repas (goûter paysan ou champêtre),
Vous goûterez la fourme d’Aubrac,
Vous penserez que, matin et soir,
Les buronniers ont trimé,

10 – Pour vous donner comme dessert,
Le bon fromage,
Et vous crierez, dans un ahuc,
Vive les hommes du mazuc !

11 – Vive tous les buronniers
Qui font la fourme et l’encalat,
Vive les pâtres des devèzes
Au milieu de leur troupeau doré.

12 – Vive les rouls et les bédéliers,
De la montagne.
Et que toujours sur chaque truc,
Demeurent debout les mazucs.

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