Paroles de

Bi de Büre

Écouter sur :

Version A

1 – Bi de Büre han mer’s nie güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nie güet.
Salat und ken Öl isch dran,
Bür isch jo ken Edelmann.
Bür isch e Bür, Bür isch e Bür,
Schelm von Natür !

2 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Speck un ken Rot’s isch dran,
Bür isch jo ken Edelmann,
Bür isch e Bür, Bür isch e Bür,
Schelm von Natür !

3 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Kapp un ken Dächel isch dran,
Bür isch jo ken Edelmann, usw.

4 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Kraüje un ken Krawatt dezüe,
Bür isch jo ken Edelmann, usw.

5 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Hose un ken Knöpf sin dran,
Bür isch jo ken Edelmann, usw.

6 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Strümpf un Löcher sin drin,
Bür isch jo ken Edelmann, usw.

7 – Bi de Büre han mer’s nit güet, güet, güet,
Bi de Büre han mer’s nit güet.
Schüeh un ken Sohl isch dran,
Bür isch jo ken Edelmann, usw.

Version B

1 – Wenn m’r bi de Büre dient,
Het m’rs recht guet :
Alle Johr eine Huet,
Isch weni genue.
Huet un ken Huetschnüerl dran,
Bauer isch ken Edelmann,
Bauer isch e Bauer,
Bauer bleibt e Bauer,
Schelm von Natür.

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 187.

Collecté à Wingersheim en 1916 (Version A), à Obermodern en 1850 (d’après un chant à danser, Version B) .

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Chant du glaive / Le vin gaulois

Ce chant est généralement connu sous le titre Le Vin gaulois, mais on doit lui préférer celui de Chant du glaive ou de Danse de l’épée, car il ne <ins>s’agit nullement d’un chant à boire</ins>. D’après les études de Théodore Hersart de la Villemarqué qui le cite pour la première fois dans son Barzaz-Breiz, le Gwin ar C’hallaoued conduisait les guerriers celtes au combat au VIe siècle quand ils luttaient contre les Francs. Les sources du haut Moyen Age le confirment avec Grégoire de Tours dans son Historia Francorum (Histoire des Francs).

Les tribus Bretonnes faisaient de fréquentes incursions sur le territoire de leurs voisins gaulois. En particulier les Vénètes, guerriers particulièrement craints, menés par leur chef Waroch, organisaient de fréquentes attaques. Ils conquirent le Vannetais aux dépends des comtes Francs, et s’emparent de Vannes vers 578. Le troisième royaume armoricain, le Broërec (Bro Waroch ou Bro-Erec) voit alors le jour, aux côtés des royaumes de Cornouaille au sud et de Domnonée au nord. Ces expéditions avaient pour objectif premier la défense de la communauté ; il s’agissait parfois de s’assurer un ravitaillement nécessaire.

"Aussitôt que revenait l’automne, [les Bretons] partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée.

Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.

Le vin était-il fait, ils l’emportaient.

S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais."

dit Grégoire de Tours

La mélodie de la Danse de l’épée se retrouve dans un manuscrit transcrivant des acclamations en usage dans l’Eglise du haut Moyen Age et remontant à Pépin le Bref.

Le chant a été introduit dans le répertoire français par le père Doncœur grâce à la publication de son célèbre recueil, Roland.

« Les historiens antiques racontaient l’effroi qui saisissait les combattants quand ils entendaient leurs adversaires entonner après leurs chefs les accents rudes de cet air sauvage. Il reste que ce chant est une véritable relique, un rescapé des siècles, notre plus ancien chant de combat, sorti tout armé de la mémoire populaire. Pour être chanté suivant l’usage antique, le meneur lance le couplet qui est repris par la troupe et enchaînés sans temps mort avec le refrain. On peut alors imaginer les deux armées face à face avant la ruée. Dans l’espace qui le sépare encore, le héros vêtu de ses plus beaux ornements de guerre vient, suivant la coutume, provoquer dans un combat singulier le champion du camp adverse. En s’élançant, il entonne Le Chant du glaive pendant que ses compagnons le reprennent, marquant le rythme en frappant leurs boucliers de leurs épées pour l’encourager.» (T. Bouzard)

La première version présentée ici est de loin la plus couramment chantée jusqu’au 7e couplet inclus. L’ordre des couplets varie parfois. Selon certains auteurs, il n’y a pas le « et » dans la phrase du refrain « Chêne, feu, rouge et soleil ». Les couplets suivants (8 à 12) figurent uniquement dans un carnet de chants scouts (Troupe Jeanne d’Arc). La seconde version est celle d’un carnet de chant des scouts d’Europe de Nice.

La version audio est celle de la Joyeuse Garde. Il existe une version intéressante en canon scandée qui a des accents plus martiaux. Le groupe Vae Victis, dans son album Quand les vents tournent a également repris ce chant.

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Nouthra Dona di Maortse

Notre-Dame des Marches, sanctuaire marial situé au pied de la Dent de Broc et en face du Moléson, est un lieu de pèlerinage suisse datant du XVème siècle.

C’est l’abbé Joseph Bovet qui a composé le célèbre chant « Nouthra Dona di Maortsè », une œuvre remarquable en patois fribourgeois qui suscite une émotion sincère. Cette création, imprégnée de spiritualité et de tradition, révèle le talent artistique et la sensibilité de l’abbé Bovet.

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Die Musterung ist ausgemacht

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 109.

Collecté à Mothern avant 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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