En langue niçoise, le cougourdon est le nom donné à un curcubitacé non comestible. Il est l’occasion au début du printemps, d’une grande fête et d’un marché se tenant devant le Monastère (moines fransciscains) de Cimiez jusqu’aux jardins des arènes. A l’ombre des oliviers, les producteurs proposent des courges, vidées et séchées. A l’origine vendue comme gourde ou récipient divers, elle devint petit à petit, objet de décoration.
La fête des cougourdons était fêtée à partir du 25 mars, jour de l’Annonciation, aujourd’hui, elle se déroule le dernier week-end de mars.
Chanson écrite par Menica Rondelly, soldat de Garibaldi, profondément attaché à l’identité culturelle niçoise.
<ins>Traduction – </ins>Les Cougourdons
1 – C’est aujourd’hui, belle Élisabeth,
Le festin des Cougourdons.
Ouvre ta petite fenêtre
Pour entendre les rigaudons
Nous t’attendons à la montée
De l’ancien petit chemin ;
Au coin du virage
Où commencent les jardins.
(Refrain) Vive le festin
Des midinettes !
Vive le retour
Du printemps d’amour !
Allez ! De bon matin,
Garçons et fillettes,
Partons tous là-haut
Pour les Cougourdons !
2 – À cent pas de la placette,
Bien à gauche, de côté,
Nous irons tous, bras dessus, bras dessous,
À la belle auberge, goûter.
Sous l’azur d’un ciel heureux
Les caresses du soleil,
Nous mangerons le pan-bagnat,
Deux beignets, trois échaudés.
3 – Nous quitterons le vieux couvent,
Les baraques, les cabanons,
Moitié gais, tous contents,
Et chacun avec le cougourdon
Nous prendrons tous bien en file,
Et cela d’un pas léger,
Le beau chemin de la ville
Pour se rendre à l’atelier.