Paroles de

Les Charpentiers

Paroles de

Les Charpentiers

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Vous allez dire quel est celui-là
Qui vient nous conter ses affaires ?
Avant peu l’on me connaîtra,
Si maintenant l’on ne me connaît guère.
Vous apprendrez, dans ma chanson
Mon âge, mon état et mon nom.
(bis) Car on doit être fier de son métier :
Je suis Compagnon Passant Charpentier.

Si vous voulez voir quelque chose de beau,
Venez quand la Saint-Joseph s’éveille.
Nous avons des cannes, des couleurs au chapeau,
Beaucoup portent des boucles d’oreilles.
Et quand vient le moment des entrechats,
On danse à l’équerre et l’on valse au compas :
(bis) En avant quatre, et gare les pieds,
Place aux Compagnons Passants Charpentiers.

De me voir si beau comme ça, ne vous étonnez pas
Car je viens de subir mon épreuve :
Aux vieux Compagnons réunis pour le cas
Il a fallu que je fasse voir mon chef-d’œuvre.
Mes amis ne m’attendaient pas loin,
Comme qui dirait chez le marchand de vin du coin,
(bis) Car ils font vivre tous les métiers,
Ces braves Compagnons Passants Charpentiers.

Sur le Tour de France lorsque nous voyageons,
Les cœurs subissent mille ravages
Dame, c’est pas de notre faute si les papillons
Sont venus au monde pour être volages.
On dit que la fin du monde viendra :
Non, mes amis, ne croyez pas cela,
(bis) Car pour l’empêcher, dans le monde entier
ll y a les Compagnons Passants Charpentiers.

Le soir, quand vous rentrez dans vos maisons,
Vous dites-vous en retirant vos chaussettes:
Vrai, les charpentiers sont de braves garçons,
C’est par eux que nos maisons sont faites :
Car les maçons et leurs plâtras
Dégringoleraient bien vite du haut en bas !
(bis) Qu’est-ce qui soutient I’édifice entier,
Ce sont les Compagnons Passants Charpentiers

Mon grand cousin Jacques et ma cousine Fémur,
Le garde champêtre, Jeanne et Hortense,
En me voyant beau comme ça vont croire, pour sûr,
Que je suis devenu Maréchal de France.
Mais le leur dirait: Mes enfants, non !
Je ne suis qu’un homme, quoiqu’étant Compagnon.
(bis) L’échelle sociale a ses degrés
Ils sont tout en haut les Charpentiers…

À propos

Cette chanson satirique n’aurait pas été faite par un Compagnon mais bien par un auteur de revue. Elle fut chantée au théâtre sous le Second Empire pour se moquer des Compagnons Charpentiers qui tenaient alors le haut du pavé.

La chanson d’ailleurs ne se termine pas selon le rite compagnonnique presque toujours respecté, où l’auteur introduit son nom de Compagnon dans le dernier couplet de la chanson.

Cependant cette chanson a été adoptée par les Compagnons Charpentiers qui la chantent avec humour.

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Retrouvez ce chant dans :

Der Glücksjäger

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 104

Collecté à Limersheim en 1911.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Chant du 6ème RPIMa – Croire et oser

Le 6e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (en abrégé 6e RPIMa) est un régiment de parachutistes français créé à Quimper le 16 mai 1948 sous le nom de 6e bataillon colonial de commandos parachutistes (6e BCCP) et dont la filiation remonte aux 1re et 2e demi-brigades coloniales de commandos parachutistes SAS.

Cette unité s’est particulièrement illustrée lors des guerres d’Indochine et d’Algérie.

Le régiment est dissous en 1998 à la suite de la professionnalisation des armées et de la suppression du service militaire obligatoire.

En 2019, le centre de formation initiale des militaires (CFIM) du rang de Caylus (pour la 11e brigade parachutiste) change d’appellation et devient le CFIM de la 11e brigade parachutiste – 6e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (CFIM de la 11e BP – 6e RPIMa).

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Ban bourguignon

Le ban bourguignon est un air sans paroles très célèbre que l’on chante à la fin des bons repas ou à toute occasion festive en Bourgogne. C’est aussi bien une façon de dire que l’on est heureux de ce moment de convivialité, ou de remercier soit le cuisinier, soit l’hôte de la journée, soit une personne mise à l’honneur, etc… Tout Bourguignon digne de ce nom connaît le ban bourguignon et la chorégraphie des mains qui va avec !

Il serait né en 1905 dans un bar de Dijon, et s’est ensuite diffusé lors de l’organisation de fêtes de bienfaisance par l’association NPSFQQA (Ne Pas S’en Faire Quoi Qu’il Arrive). Après avoir disparu pendant la Seconde Guerre mondiale, il est repris pendant les Fêtes de la Vigne et se répand dans toute la Bourgogne. Ce chant irrésistible que l’on apprend en 30 secondes, se transmet de génération en génération et a même dépassé les frontières de la Bourgogne.

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