1. Pour faire un bon mariage
À une se faut lier
Qui soit encore en jeun’âge*
Pour la pouvoir mieux plier
|: Qu’à la fin de sa vieillesse
Ne fût sur toi la maîtresse
Car de sa ferme rudesse
N’y pourras remédier. 😐
2. À prendre une femme laide
Il n’y a point de plaisir
Mais il y a bon remède:
Belle servante choisir.
|: Si la prends cointe et jolie
Garde-toi de jalousie
Car ce n’est qu’une folie
Dont n’en vient que déplaisir. 😐
3. Si tu la prends opiniâtre
De crier (elle) ne cessera;
Si (tu) la frappes comme plâtre
Jamais on n’en jouira.
|: D’ell’ tu n’auras d’autre fête
Que le bruit et la tempête
Si (tui) lui échauffes la tête
Chez ses parents s’en ira. 😐
4. Le sage mari se garde
Pour vivre en prospérité
De prendre femme bragarde
Dont souvent est irrité.
|: Jalousie est rencontrée
De femme trop accoutrée
Qui demande (à) être montrée
Par sa superfluité. 😐
5. Ne permets qu’elle fréquente
Là où bon lui semblera
Mais qu’ell’ soit obéissante
Faisant ce qu’il te plaira.
|: Car si elle te maîtrise
Elle te fera méprise
Et te jouera de surprise
Dont chacun se moquera. 😐
Pour faire un bon mariage
À une se faut lier
Qui soit encore en jeun’âge*
Pour la pouvoir mieux plier.
* La version originale donne « en bas âge », mais dans cette version moderne cela a été modifié pour éviter la connotation de « bébé ». D’autres modifications mineures ont aussi été apportées aux paroles (ajouts du pronom « tu » là où il n’était pas obligatoire au XVIe siècle) pour rendre le texte plus compréhensible.














