Paroles de

Jagdlust

Paroles de

Jagdlust

Écouter sur :

1 – Ein schüchternes Reh, ein harmloses Wild,
Verfolgte ein Jäger durch Tal und Gefild.
Auch ich verfolgte ein Rehlein,
So schuldlos, so zart und so mild.

2 – Der Jäger ist hart, der Jäger ist hart,
Verfolgte das Rehlein so schuldlos, so zart.
Ach, ich verfolgte ein Rehlein
Auf eine ganz andre Art.

3 – Dort liegt es im Schnee das schüchterne Reh,
Die Tropfen des Blutes bemalen den Schnee,
Dort liegt es im Herzen getroffen
Das arme, schüchterne Reh.

4 – So nehme dann ich ein Herzchen zum Ziel
Und treibe auch damit ein wonniges Spiel,
Und hab ich ein Herzchen gefunden,
O welch ein seliger Blick !

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 151.

Collecté à Erkartsweiler en 1926.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Die Ermordete Braut

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 157

Collecté à Storckensohn en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Sintineddi

Auteur : Canto U Populu Corsu

Traduction :

Sentinelles, sentinelles…

Tel un regard jeté sur la mer latine
Ou une main tendue aux empires du levant
Un songe maudit d’un éternel sculpteur
Ou un appel antique que plus personne n’entend …que plus personne n’entend.

Telles les voix qui furent avant l’heure,
Et les visages de pierre qui dirent encore,
Cette étrange ressemblance qui ne se voulut maure
Et l’idée qu’alors tout ici commença.

Sentinelles

Telle la main qui vint dès la première heure des temps,
Et vous dressa si haut de cet art suprême,
Le monde n’était pas encore que vous étiez déjà,
Les gardiens pétrifiés du souvenir humain.

Telle la première étreinte que vous donna le silence
Et les mystérieux savoirs, et ses chants immergés,
Du début de l’Histoire vous gardez les secrets,
D’une citadelle qui a perdu la mémoire. Sentinelles

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Bouissou

Auteur : Zéphirin Castellon
Zéphirin Castellon est né en 1926 à Belvédère (06, vallée de la Vésubie) d’une famille de paysans. Son oncle lui apprend à jouer du fifre tel que cela se fait en Vésubie, alors que la pratique se perd complètement. Adulte, il devient surveillant de prison, loin de sa terre natale, et écrit, pour se donner du baume au cœur, des chansons sur son village ou ses souvenirs d’enfance.

“Bouissou” relate les journées de travail dans les champs au-dessus du village.
Lorsqu’il prend sa retraite, Zéphirin Castellon revient au pays où il se lance dans une grande œuvre d’enseignement et de revival de la pratique du fifre et où il chante ses chansons. Aujourd’hui, ses chansons font partie du patrimoine de la Vésubie, souvent chantées en polyphonie. Sa chanson la plus connue “Viven toujourn en mountagno” a été diffusée dans tout le sud de la France par le biais des troupes de fifres et tambours.

Traduction :

(Refrain) Bientôt tu montes là-haut
Pour aller couper l’herbe à Bouissou
Il te faut quitter Belvédère,
Véséou et Perdiguier,
Pour passer quinze jours en saison.
Si tu fais le repas là-haut,
Fais de la polenta, fais du ragoût,
Si tu veux boire en mangeant,
Le meilleur fortifiant,
C’est un seau d’eau du vallon

1 – Si, tôt le matin, tu montes avec le mulet,
Monte sur celui de Jules,
A Clos-de-l’Eve, arrête-toi,
Mets pied à terre et repose toi.
Là-haut, il y a beaucoup de travail,
On ne fait pas tout à la faux.
N’oublie surtout pas ton chapeau,
la grande faucille et le râteau.

2 – Ne regarde surtout pas les oiseaux voler
Tu risquerais de dégringoler.
Tu as une faucille qui coupe bien
Fais attention, ne te coupes pas.
Tourne le foin, fais-le sécher,
Quand il est bien sec, tu peux le transporter.
Prépare t’en une bonne charge
Et tu la descends à Belvédère.

3 – Tu es là-haut depuis quinze jours
Je commence déjà à être jaloux
Dépêche-toi de redescendre
Je languis de t’embrasser.
Pour moi, ne te fais pas de souci,
Mon foin, je l’ai tout fini,
Je n’ai plus qu’à rentrer
Bien dîner et me coucher

(Refrain) Quand tu descends de Bouissou,
Pense à me faire hou, hou !
Si le temps est serein,
Je monte sur le Coulet,
Et aussitôt, de là, je te regarde.
Quand tu arrives à Belvédère,
Range la faucille et la toile,
Va enfermer le mulet
Dans l’étable de Jules,
Fais le dîner et va te coucher.

Tirée de : Grinda, Alain, "Le Belvédérois, Lou Barverenc", 2011, Editions de Bergier

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