Vernines

Origine Auvergne.

Chant auvergnat : cette magnifique balade retrace les saisons d’un petit village du Puy-de-Dôme, le village de Vernines. Niché au creux des volcans, à côté du Lac de Sevière, ce village est la quintessence du village français. On s’y croirait ! À plusieurs voix, ce chant fait pleurer n’importe qui, surtout en exil…

De Treville

Paroles et musique : Etxahun Iruri

1 – Oh, mort cruelle !
Tu viens déjà me chercher
Sans compassion.
Laisse-moi en paix encore un instant
pour faire mes adieux.

(Refrain) C’est la même histoire pour tous,
Petits et grands, tous sont égaux devant la mort
Puisque n’est qu’une illusion
Notre passage sur la Terre.

2 – Oh mon palais sans pareil !
j’étais fier lorsque je te bâtis,
je n’ai jamais imaginé que le bon temps
que j’y ai passé serait si éphémère.

3 – De montagnes et de pâtures tu es entourée,
Oh “Basabürü” aimée,
Bien des fois, de cette terrasse, fier,
Moi je vous ai observées.

4 – Adieu, Marie Madeleine,
fais en sorte que je dorme en paix et
que ceux qui viennent après moi
ne m’oublient pas.

Herribehera

Chant composé par Benito Lertxundi Esoain, chanteur basque né en 1942 et surnommé Orioko Bardoa.

Traduction :

Terre d’ en bas

Ta large plaine

Se confond avec l’horizon.

Les efforts que l’on verse

Dans ta terre fertile

Les prendra-t-elle de bon gré ?

Tes vieux châteaux

Gardent le passé

Et leur âme soupire tristement.

Les oiseaux chantent

Sur les vieux murs

En dénonçant le sommeil des siècles.

Navarre, frère aîné,

Première racine de l’histoire

Garde en toi le songe de tes ancêtres.

Les Pirates

Les Pirates est un chant scout écrit par Henri Gire dans la seconde moitié du XXe, sur un air écossais.

La complainte de Mandrin

La « Complainte de Mandrin » est une chanson populaire française qui évoque la vie et la légende de Louis Mandrin, un contrebandier français du 18e siècle. Mandrin était célèbre pour ses activités de contrebande dans les régions de l’est de la France, notamment en contournant les taxes imposées par le pouvoir royal sur le tabac et d’autres marchandises.

La chanson raconte l’histoire de Mandrin en glorifiant ses exploits, sa lutte contre les taxes oppressives et son statut de héros populaire. Elle met en lumière son courage face à l’autorité et la justice de l’époque, tout en décrivant souvent son destin tragique, car il a été capturé et exécuté en 1755.

Cette complainte, sous forme de chanson, a contribué à perpétuer la légende de Mandrin en tant que figure héroïque et rebelle dans la mémoire collective, tout en représentant une protestation contre les injustices sociales et fiscales de l’époque.

La chasse aux Loups

La chasse aux loups, 1793 est une chanson de Théodore Botrel (1868-1925), un auteur, compositeur et interprète breton, publiée en 1901 dans Chansons de la Fleur de Lys, un recueil de chansons vendéennes, avec une musique de René de Buxeuil (1881-1959).

Comme l’indique le post-scriptum, en bas de page, ce chant est « revenu d’actualité, les Bretons ayant en effet, contre les Allemands, repris les méthodes inventées durant la chouannerie ».

L’auteur fait allusion, notamment, à l’attentat contre le lieutenant-colonel Karl Hotz, responsable des troupes d’occupation en Loire-Inférieure (actuelle Loire-Atlantique) abattu le 20 octobre 1941 à Nantes par un commando de résistants communistes.

Cet attentat, qui devait aboutir à l’exécution, le 22 octobre, de 48 otages à Châteaubriant, Nantes et Romainville, est assimilé au meurtre de bleus par les Chouans sur les chemins de l’Ouest en 1793.

Les Lansquenets

Les Lansquenets est depuis la fin des années 1960 le plus populaire des chants nationalistes français, aujourd’hui repris par la quasi-totalité des organisations militantes qui se rattachent à cette mouvance, y compris celles nationales-révolutionnaires, catholiques, royalistes etc.

La chant français Les Lansquenets se distingue nettement des versions germaniques ci-dessus par son texte, au contenu explicitement politique, mais dont la genèse n’est pas connue.

On peut conjecturer que la mélodie a été transmise par des légionnaires germanophones, à l’instar d’autres marches militaires venues d’Allemagne, et que le chant s’est répandu à l’époque des guerres coloniales dans des unités de l’armée française (parachutistes, commandos).

Une hypothèse recevable serait qu’au départ, ce seraient des volontaires de la division Wallonie qui ont emprunté à leurs camarades de Flandre cette musique en y collant des paroles à leur goût.

La version classique de base est en principe la plus répandue, mais connaît toutefois deux variantes mineures :

Strophe 2 ligne 2, au lieu de « leurs auteurs » on chante souvent « les traîtres ».

Strophe 3 ligne 2, « national » est fréquemment remplacé par « impérial », afin d’éviter que les mal-intentionnés prononcent ensuite « socialiste » au lieu du « faïlala » de rigueur.

Le spécialiste des chants militaires Thierry Bouzard affirme que la version la plus anciennement enregistrée des Lansquenets l’a été par la promotion de Cyrards « Ceux de 14 » en 1964.

Ce doit être vers la même époque que ce chant a commencé à se répandre dans les groupuscules nationalistes français.

Sa présence est attestée en 1966 dans les fascicules de chants que le mouvement Occident et la Fédération des étudiants nationalistes (FEN) distribuent aux participants à leurs camps-écoles.

Mais curieusement, il ne tient alors qu’une place marginale dans le répertoire de ces groupements, étant peut-être dédaigné comme trop simpliste et trop court.

Mais c’est justement sa facilité de mémorisation et sa brièveté qui vont assurer la popularité croissante de ce chant durant l’année 1969 auprès des étudiants venus au nationalisme en réaction à Mai 68.

Il est alors le premier chant de tradition que les nouveaux militants du GUD et de l’Action Nationaliste apprennent et souvent le seul qu’ils connaissent. Et étant donné la ligne 2 de la 3e strophe, il s’impose d’emblée comme l’hymne du mouvement Ordre nouveau.

Les Lansquenets est aujourd’hui omniprésent dans la mouvance droitiste au sens le plus large.

Il a même été l’hymne officieux du FNJ, encore que celui-ci tende désormais à s’en distancer vu ses connotations assez marquées aux extrêmes.

<ins>Autres versions en français</ins>

Selon les orientations idéologiques de qui le chante, la 3e strophe peut voir « nouveau et national » ou « nouveau et impérial » remplacé par « catholique et royal » ou encore « chrétien et national. »

Une 4e strophe est fréquemment ajoutée à la version classique. Elle est apparue dans les années 1980, vraisemblablement au sein de la mouvance Jeune Garde et Troisième voie :

Demain nous irons au combat – faïlala,

La croix celtique guidera nos pas – faïlala,

– Que crèvent les marxistes

Et les capitalistes,

Au rythme des hauts tambours des lansquenets. (bis)

A noter que l’avant-dernière ligne subit parfois une modification trop politiquement incorrecte pour que ce soit le lieu de la reproduire ici.

De son côté, spécialement pour la Légion étrangère, le capitaine Selosse a ajouté une autre 4e strophe :

De nous tous serons les vainqueurs – faïlala,

Et nous marcherons de tout notre cœur – faïlala,

– Et même s’ils ont la taille

Nous livrerons bataille

Au rythme des hauts tambours des lansquenets. (bis)

Les gâs de Morlaix (La cordelière)

Théodore Botrel honore ici la mémoire de Hervé de Portzmoguer, dit « Primauguet », né au manoir de Porsmoguer en Plouarzel vers 1470 et mort en mer, en rade de Brest le 10

août 1512.

Célèbre officier de marine et pirate breton des XVe et XVIe siècles, il commande la nef La Cordelière à bord laquelle il trouve la mort en combattant l’amiral Howard

Son dernier combat est la fameuse bataille en rade de Brest du 10 août 1512 à bord de la Cordelière où il remporte une victoire posthume sur la flotte anglaise.

Au cours d’une rencontre au large de la pointe Saint-Mathieu avec l’escadre anglaise de Howard qui venait de piller Le Conquet et Crozon, Portzmoguer aborde Le Régent. Les deux

bâtiments s’étant accrochés l’un à l’autre, et les équipages se battent au corps à corps.

Portzmoguer entrevoit alors la défaite et décide de faire sauter son navire et par là même celui des Anglais. Il prépare son équipage et ses invités à mourir par cette phrase « Nous

allons fêter saint Laurent qui périt par le feu ! ». Le feu est mis à la sainte-barbe de La Cordelière. Environ 1 500 victimes sont à déplorer, dont les deux tiers du côté breton, parmi

lesquelles le capitaine, Hervé de Portzmoguer.

VIÊT NAM – TIẾN QUÂN CA

Tiến Quân Ca (Les troupes avancent) est l’hymne national du Viêt Nam. Il a été écrit et composé par Văn Cao (1923-1995) en 1944. La chanson a été adoptée comme hymne national du Nord Vietnam en 1945, puis comme hymne national de République socialiste du Viêt Nam en 1976, après la réunification à la fin de la guerre.

Traduction française

1 – Soldats vietnamiens avançons,
Mus par la même volonté de sauver la patrie.
Nos pas redoublés résonnent sur la route longue et rude.
Notre drapeau, qui se teint du sang de la victoire,
Porte l’âme de la nation.
Le lointain grondement des canons rythme
Les accents de notre marche.
Le chemin de la gloire se pave de cadavres ennemis.
Triomphant des difficultés, ensemble,
Nous édifions nos bases de résistance.
Jurons de lutter sans répit pour la cause du peuple.
Courons vers le champ de bataille !
En avant ! Tous ensemble, en avant !
La patrie vietnamienne est solide et durable.

2 – Soldats vietnamiens avançons,
L’étoile d’or au vent.
Conduisant notre peuple et notre patrie
Hors de la misère et des souffrances.
Unissons nos efforts dans la lutte
Pour l’édification de la vie nouvelle.
Debout ! D’un même élan, brisons nos fers !
Depuis si longtemps, nous avons contenu notre haine !
Soyons prêts à tous les sacrifices pour que notre vie soit radieuse.
Jurons de lutter sans répit pour la cause du peuple.
Courons vers le champ de bataille !
En avant ! Tous ensemble, en avant !
La patrie vietnamienne est solide et durable.