Silvestrik (Fr)

Silvestrig, également connu sous le nom de Sylvestik, émerge comme une pépite musicale bretonne, ancrée dans l’histoire. Popularisée dans le Barzaz Breiz de La Villemarqué, cette ballade s’érige en une ode puissante décrivant l’engagement d’un jeune Breton auxiliaire des Normands au XIe siècle, soulignant ainsi la contribution bretonne à la conquête de l’Angleterre.

La trame narrative, sublimement capturée dans le Barzaz Breiz, offre une perspective poignante sur les liens familiaux, l’honneur, et la tragédie. Le récit, centré sur le jeune Silvestrig, oscille entre l’espoir de son retour triomphant après son enrôlement et la douloureuse réalité de son décès en mer. La musicalité, empreinte de mélancolie et de résignation, transcende le temps pour évoquer la douleur universelle de la perte.

Les différentes versions recueillies au fil du temps par des collecteurs comme François-Marie Luzel et Bourgaut-Ducoudray, ainsi que son adaptation par Coppée, attestent de sa vitalité dans la tradition orale bretonne.

Silvestrig demeure une œuvre musicale d’une beauté atemporelle, célébrant le courage des Bretons tout en tissant les fils émotionnels qui lient le passé au présent. Une ballade inoubliable, résonnant à travers les siècles avec l’écho émouvant de Silvestrig, le petit Sylvestre.

Danse de Marie-Madelon

Marie-Madelon était une célèbre cantinière, qui au gré de ses campagnes a reçu tant de blessures que son anatomie en a été complètement bouleversée. Elle n’en reste pas moins une compagne de danse extraordinaire…

La mort de la palice

Source : https://www.youtube.com/watch?v=zb9p89XQMYY

Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice, pour illustrer le courage dont fit preuve ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :

"Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie"

L’ancien français a deux graphies du s dont l’une est ſ. Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ». Au xviiie siècle, Bernard de la Monnoye reprit alors l’ensemble de cette chanson sur ce modèle. L’orthographe de lapalissade provient du nom moderne de la ville de Lapalisse qui abrite le château historique de Jacques de La Palice.

Bienvenue

(Refrain) Wilkommen, Benvenuto, Welcome, Buena llegada,Bienvenue dans notre groupe,Vivons tous comme un grand feu ! 1 – Vous êtes venus parmi nous pour prier, rire et chanter,Allez, taper dans vos mains, avec nous, chantez c’refrain. (Refrain) Wilkommen, Benvenuto, Welcome, Buena llegada,Bienvenue dans notre groupe,Vivons tous comme un grand feu ! 2 – Si vous voulez […]

La Lionne et l’Ourse

Dans "La Lionne et l’Ourse", Jean de La Fontaine expose les malheurs de Mère Lionne qui, venant de perdre son lionceau, perturbe la tranquillité de la forêt par ses bruyantes plaintes.

L’Ourse n’en pouvant plus de l’entendre ainsi gémir vient la raisonner, lui montrant qu’elle aussi, tout comme les parents des petits que la Lionne a dévoré, doit taire son désespoir.

Cette fable dérive d’une tradition indienne que La Fontaine a pu trouver dans le "Specimen sapientiae Indorum veterum" du père Poussines, publié à Rome en 1666.

Lorsqu’on souffre d’un mal qu’on a par ailleurs commis, on ne doit ni se plaindre, ni se révolter…

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

La Jeune Veuve

Dans la fable "La Jeune Veuve", une femme jure fidélité à son défunt mari mais ne tiendra pas promesse. Jean de La Fontaine ne condamne pas la veuve car c’est un comportement bien naturel.

La morale renvoie à la pensée épicurienne qui prône l’instant présent. Il est important de profiter de la vie car celle-ci n’est pas éternelle et, avec le temps, les blessures finissent par guérir. La veuve qui, au départ, était triste retrouve à la fin le bonheur.

Le plaisir est ici contrôlé, c’est l’hédonisme, condamné par la morale chrétienne. La Fontaine est alors en contestation avec la religion.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Être prêt

1 – Il faut savoir d’abord afin d’agir après;Depuis qu’un jour, j’ai dit aux douze: « soyez prêts »,Rien ne sert l’ignorance et le « pas fait exprès ». 2 – Sois prêt comme un vrai scout, à faire à tout momentPour le prochain, ton frère, acte de dévouement;Et s’il ne te plaît pas, donne-toi doublement. 3 – Sois prêt […]

À la fenêtre, pendant la nuit

Le poète français Victor Hugo (18021885) est un esprit puissant, d’une grandeur épique.

Défenseur des opprimés et initiateur d’idées libérales, ses poèmes chantent la bonté et l’humanité, mais aussi la responsabilité individuelle.

Hugo devient le porte-parole des romantiques.

Véritable chef d’orchestre d’idées et de métaphores, doté d’une imagination prolifique et de puissantes images descriptives, il reflète les temps et lie le poète à un prophète des masses.

Membre de l’Académie, exilé par l’empereur, il retourne en France et est élu à l’Assemblée Nationale.

Il est enterré au Panthéon et laisse tout le pays dans le deuil.

Les oreilles du Lièvre

Pour "Les oreilles du Lièvre", Jean de La Fontaine se base sur un texte de Faerno, philologue de la cour du pape Paul IV. Celui-ci écrit en 1563 la fable "Le Renard et le Singe" où le Renard fuit le pays car le Lion chasse tous les animaux ne possédant pas de queue.

Le Singe essayera de le convaincre qu’il en possède une, mais en vain.

Ici, La Fontaine substitue le Renard et le Singe par le Lièvre et le Grillon. Le poète dénonce la justice arbitraire où un accident entraîne une persécution physique.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.