La Jeune Veuve

Dans la fable "La Jeune Veuve", une femme jure fidélité à son défunt mari mais ne tiendra pas promesse. Jean de La Fontaine ne condamne pas la veuve car c’est un comportement bien naturel.

La morale renvoie à la pensée épicurienne qui prône l’instant présent. Il est important de profiter de la vie car celle-ci n’est pas éternelle et, avec le temps, les blessures finissent par guérir. La veuve qui, au départ, était triste retrouve à la fin le bonheur.

Le plaisir est ici contrôlé, c’est l’hédonisme, condamné par la morale chrétienne. La Fontaine est alors en contestation avec la religion.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Être prêt

1 – Il faut savoir d’abord afin d’agir après;Depuis qu’un jour, j’ai dit aux douze: « soyez prêts »,Rien ne sert l’ignorance et le « pas fait exprès ». 2 – Sois prêt comme un vrai scout, à faire à tout momentPour le prochain, ton frère, acte de dévouement;Et s’il ne te plaît pas, donne-toi doublement. 3 – Sois prêt […]

À la fenêtre, pendant la nuit

Le poète français Victor Hugo (18021885) est un esprit puissant, d’une grandeur épique.

Défenseur des opprimés et initiateur d’idées libérales, ses poèmes chantent la bonté et l’humanité, mais aussi la responsabilité individuelle.

Hugo devient le porte-parole des romantiques.

Véritable chef d’orchestre d’idées et de métaphores, doté d’une imagination prolifique et de puissantes images descriptives, il reflète les temps et lie le poète à un prophète des masses.

Membre de l’Académie, exilé par l’empereur, il retourne en France et est élu à l’Assemblée Nationale.

Il est enterré au Panthéon et laisse tout le pays dans le deuil.

Les oreilles du Lièvre

Pour "Les oreilles du Lièvre", Jean de La Fontaine se base sur un texte de Faerno, philologue de la cour du pape Paul IV. Celui-ci écrit en 1563 la fable "Le Renard et le Singe" où le Renard fuit le pays car le Lion chasse tous les animaux ne possédant pas de queue.

Le Singe essayera de le convaincre qu’il en possède une, mais en vain.

Ici, La Fontaine substitue le Renard et le Singe par le Lièvre et le Grillon. Le poète dénonce la justice arbitraire où un accident entraîne une persécution physique.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

Dirty old town

Cette chanson fut écrite en référence à Salford, ville du Lancashire, en Angleterre, la ville où Ewan MacColl a été élevé.

Lorsqu’il écrivit cette chanson, les autorités locales furent d’abord mécontentes que Salford y soit publiquement surnommée « sale vieille ville » (c’était pourtant un surnom connu de tous les Anglais). À la suite de nombreuses critiques, un passage fut modifié par l’auteur, ainsi la phrase « smelled a Spring on the Salford wind » devint « smelled a spring on the smoky wind ». La ville de Salford n’était donc plus citée dans la chanson. Lorsque The Spinners furent les premiers à populariser cette chanson, ils chantèrent la version originale désignant Salford. Rien de surprenant puisque le chanteur du groupe, Mick Groves, était lui-même de Salford. Au départ, ce titre ne fut composé que pour servir d’interlude dans un spectacle d’Ewan MacColl, donné en 1949 à Salford, spectacle intitulé Landscape with Chimneys (paysage avec des cheminées). Mais la montée de popularité que connaissait la musique folk à l’époque fit rapidement de Dirty Old Town un classique du genre.

La chanson brosse un portrait acide du nord de l’Angleterre, région très industrielle, et amorce l’école littéraire des Angry Young Men, mouvement qui marqua la littérature anglaise des années 1950.

Dirty Old Town ayant été surtout popularisée par The Dubliners et The Pogues, deux groupes de musique irlandaise internationalement connus, le grand public pense souvent qu’il s’agit d’une chanson traditionnelle irlandaise. En Irlande, beaucoup de gens pensent d’ailleurs que cette chanson se réfère à Dublin. Même en Angleterre, le grand public ignore souvent qu’elle fut écrite par un Anglais du Lancashire, d’origine écossaise de surcroît. Mais la magie de cette chanson fait qu’elle s’adapte finalement très bien à de nombreuses villes industrielles du Royaume-Uni, d’Europe en général ou encore des États-Unis.

Marche, tire, pousse…

(a) Ah ! Marche, tire, souffle,pousse, pauvre gars routier!(b) Marche gaiement sur la grand’route,Dans le beau soleil, la tête au vent;(c) A l’étape, dans la paille,Tu dormiras dans le lit des rats.

Demain, dès l’aube

Le poète français Victor Hugo (18021885) est un esprit puissant, d’une grandeur épique.

Défenseur des opprimés et initiateur d’idées libérales, ses poèmes chantent la bonté et l’humanité, mais aussi la responsabilité individuelle.

Hugo devient le porte-parole des romantiques.

Véritable chef d’orchestre d’idées et de métaphores, doté d’une imagination prolifique et de puissantes images descriptives, il reflète les temps et lie le poète à un prophète des masses.

Membre de l’Académie, exilé par l’empereur, il retourne en France et est élu à l’Assemblée Nationale.

Il est enterré au Panthéon et laisse tout le pays dans le deuil.

O Tannenbaum

Mon beau sapin est un chant de Noël d’origine allemande. Son titre original est : O Tannenbaum. La version la plus célèbre est basée sur une musique traditionnelle et un texte de 1824 composé en allemand par Ernst Anschütz, organiste et professeur à Leipzig, ville qui fait alors partie du Royaume de Prusse.

La première version connue des paroles date de 1550, une autre version a été composée en 1615 par Melchior Franck. Cette chanson a été traduite dans de nombreuses langues.

La musique est utilisée par le mouvement international de travailleurs « The Red Flag » (le Drapeau Rouge) ; depuis 1939, elle est aussi l’hymne officiel de l’État du Maryland aux États-Unis.

Bien qu’elle soit couramment intitulée d’après son incipit Mon beau sapin, la version française a d’abord porté le titre Le Sapin.

Elle a été publiée en 1856 à Strasbourg dans un recueil de chants populaires allemands librement traduits pour le public scolaire français. Les paroles sont de Laurent Delcasso (1797-1887), recteur de l’académie de Strasbourg.

Elles sont accompagnées d’une partition de la mélodie arrangée pour deux voix par Pierre Gross (1823-1867), maître adjoint à l’école normale de Strasbourg.

Le Sapin

Mon beau sapin, roi des forêts,
Que j’aime ta verdure !
Quand par l’hiver bois et guérets
Sont dépouillés de leurs attraits,
Mon beau sapin, roi des forêts,
Tu gardes ta parure.

Toi que Noël Planta chez nous,
Au saint anniversaire,
Joli sapin, comme ils sont doux
Et tes bonbons et tes joujoux,
Toi que Noël Planta chez nous
Par les mains de ma mère.

Mon beau sapin, tes verts sommets,
Et leur fidèle ombrage,
De la foi qui ne ment jamais,
De la constance et de la paix,
Mon beau sapin, tes verts sommets,
M’offrent la douce image.