Paroles de

La Cansoun dou Drac

Paroles de

La Cansoun dou Drac

Écouter sur :

1 – Dins lou cantoun e touto la countrado,
Dins lou cantoun, e meme d’Avignoun,
Li gènt acourron pèr passa la vesprado,
Li gènt acourron pèr vèire lou Dragoun !

(Refrain) Lou Drac vai sourti ! Èi la fèsto ! Èi la fèsto !
Lou Drac vai sourti ! Èi la fèsto, mis ami !

2 – Pèr lou renoum de noste bèu village,
Pèr lou renoum dóu pichot Moundragoun,
Li jouine an fa presque un « vrè » miracle,
Li jouine an fa viéure li tradicioun.

3 – Toui li pichot, emé si paire e maire,
Pèr ounoura, vo, aquèu gros bestiàri,
Soun abiha coume au Mouièn Age,
Pèr defila e pièi pèr brameja !

4 – Touto la niue, se danso e se canto,
La farandoulo emmeno li jouvènt.
Quand l’aubo arrivo am’uno bono eigagno,
Vous disèn tóuti : « Ami, à l’an que vèn ! »

À propos

D’après un Noël provençal de Nicolas Saboly (Monteux 1614-Avignon 1675)
Paroles de Henri Clariot (1919-2010).

Ce chant emblématique des fêtes du Drac contient 7 couplets, nous n’en avons que 4. Si vous avez les couplets restants nous sommes preneurs.

Stirling Bridge

Auteur : Jean-Yves Acquaviva

Bataille héroïque du pont de Stirling (11/09/1297). Cette bataille fut celle des hommes de la terre d’Ecosse, emmenés par William Wallace, contre la tyrannie du roi d’Angleterre. Elle vit la victoire d’une poignée d’hommes face à l’armée la plus puissante de l’époque.

La chanson de Jean-Yves Acquaviva met davantage l’accent sur la bataille elle-même, à travers les yeux de ceux qui l’ont vécue, que sur l’histoire des guerres d’indépendance de l’Écosse.

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PAYS BAS – WILHELMUS VAN NASSOUWE

Le Wilhelmus van Nassouwe (« Guillaume de Nassau »), familièrement Het Wilhelmus (« Le Guillaume »), est l’hymne national et royal des Pays-Bas depuis 1932.

Attesté depuis 1574, ce chant remonte aux débuts de l’insurrection des Pays-Bas contre Philippe II, dirigée par Guillaume de Nassau, prince d’Orange, dit « Guillaume le Taciturne », fondateur des Provinces-Unies en 1581 et ancêtre de la famille royale des Pays-Bas.

Seuls les textes des hymnes japonais (ixe siècle) et béarnais (puis occitan) (xive siècle) lui sont antérieurs.

Traduction française :

1 – Guillaume de Nassau
je suis, de sang allemand,
à la patrie fidèle
je reste jusque dans la mort.
Un Prince d’Orange
je suis, franc et courageux,
le Roi d’Espagne
j’ai toujours honoré.

2 – De vivre dans la crainte de Dieu
je me suis toujours efforcé,
pour cela je fus banni,
de mon pays, de mon peuple éloigné.
Mais Dieu me mènera
comme un bon instrument,
de telle manière que je retourne
dans mon régiment.

3 – Si vous souffrez, mes sujets
qui êtes fidèles de nature,
Dieu ne vous abandonnera pas,
bien que vous soyez accablés maintenant.
Que celui qui aspire à vivre pieusement,
prie Dieu jour et nuit,
qu’Il me donne la force,
que je puisse vous venir en aide.

4 – Vos âmes ni vos biens
je n’ai épargnés,
mes frères de haut lignage
vous l’ont aussi prouvé :
le comte Adolphe est tombé
en Frise, dans la bataille,
son âme, dans la vie éternelle,
attend le jour dernier.

5 – Généreux et de haut lignage,
d’ascendance impériale,
élu souverain du royaume,
comme un pieux chrétien,
béni par la parole de Dieu,
j’ai, franc et intrépide,
comme un héros sans repos
risqué mon noble sang.

6 – Mon bouclier et ma foi
Tu es, ô Dieu mon Seigneur,
ainsi en Toi je veux mettre mon espoir,
ne m’abandonne plus jamais.
Que je puisse néanmoins rester fidèle,
ton serviteur en toute circonstance,
chasser la tyrannie
qui me transperce le cœur

7 – De tous ceux qui m’accablent
et sont mes poursuivants,
mon Dieu, veuille toutefois protéger
ton fidèle serviteur,
qu’ils ne me prennent pas au dépourvu,
dans leur furieux élan,
ne lavent pas leurs mains
dans mon sang innocent.

8 – De même que David dut s’enfuir
devant Saül le tyran,
j’ai dû me lamenter
comme maint homme noble.
Mais Dieu l’a sublimé
libéré de tous les maux,
un royaume donné
en Israël très grand.

9 – Après l’amertume je recevrai
de Dieu mon Seigneur cette bravoure
à laquelle me fait tant aspirer
mon royal tempérament :
c’est, que je puisse mourir
dans l’honneur en cette guerre,
conquérir un royaume éternel
comme un loyal héros.

10 – Rien ne me m’inspire plus pitié
dans ma hâte à revenir
que de voir s’appauvrir
les biens des territoires du Roi.
Que les Espagnols te meurtrissent,
ô loyaux et doux Pays-Bas,
lorsque j’y pense,
mon noble cœur en saigne.

11 – Comme un prince contraint
par mon acte de Dieu,
du tyran parjure
j’ai attendu le combat,
qui, retranché près de Maestricht,
craignait ma puissance;
mes cavaliers l’on voyait sillonner
très courageux ce champ de bataille.

12 – Si telle la volonté du Seigneur
avait été en ce temps-là,
j’aurais bien voulu éloigner
de vous cette terrible tempête.
Mais le Seigneur là-haut,
qui régit toute chose,
qu’il faut toujours louer,
ne l’a point souhaité.

13 – Très chrétiennement était motivée
mon âme princière,
inébranlable est resté
mon cœur dans l’adversité.
Le Seigneur j’ai prié
du fond de mon cœur
pour qu’Il me sauve,
établisse mon innocence.

14 – Adieu mes pauvres agneaux
qui êtes en grand péril,
votre berger ne dormira pas
tant que vous serez dispersés.
Jusqu’à ce que Dieu veuille vous bénir,
acceptez sa parole divine,
vivez en fidèles chrétiens,
tout sera bientôt fini ici.

15 – Devant Dieu je veux proclamer
et sa toute-puissance,
que je n’ai à aucun moment
dénigré le Roi,
ensuite qu’au Seigneur Dieu,
la suprême Majesté,
j’ai dû obéir
dans la droiture.

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U sipolcru – A Filetta

“U Sipolcru” est un chant corse de polyphonie sacrée devenu incontournable dans le répertoire d’A Filetta. Composé par Jean-Claude Acquaviva, il fut créé pour un « mystère de la Passion » à Calvi dans les années 1990, avant de devenir l’un des chants phare du groupe. C’est un morceau émouvant qui évoque les sentiments ressentis lors de la mort du Christ et de sa mise au sépulcre.

Origine et contexte historique

À l’origine, « U Sipolcru » a été conçu pour accompagner une représentation de la Passion du Christ (une pièce de théâtre représentant la Semaine Sainte) à Calvi. Il s’inscrit donc dans la tradition des lamentations sacrées corses, un genre où se mêlent foi, mais aussi drame et introspection. C’est un genre qui mêle donc foi et qui s’inscrit dans la grande tradition des chants corses.

La composition et son compositeur

Jean-Claude Acquaviva est un chanteur corse réputé et chef de chœur d’A Filetta. Sa maîtrise de la polyphonie corse lui permet de créer des structures harmoniques (souvent avec des harmonisation modales) qui paraissent simples, mais expriment en fait très finement de grandes tensions spirituelles. L’écriture modale du chant, sa ligne mélodique souvent suspendue et les cadences ouvertes permettent de créer une atmosphère à la fois humble et puissante.

Le chant : structure, style, et interprétation

« U Sipolcru » est exclusivement chanté a cappella, c’est-à-dire sans accompagnement instrumenta ldans une formation essentiellement masculine, comme les plupart des polyphonies corses sacrées. Le texte, en langue corse, se concentre sur le thème du sépulcre (« le tombeau »), de l’attente, de la méditation devant la pierre scellée de la tombe du Christ

La pièce juxtapose des passages plus linéaires et d’autres où les voix créent des harmoniques et battements subtils. Ces inflexions rythmiques et harmoniques font naître une tension dramatique justement dosée. On ressent les silences, les suspensions, les inflexions dynamiques comme des moments de respiration spirituelle.

Côté interprétation, il est essentiel d’équilibrer les voix, de veiller à la diction corse pour une bonne compréhension du texte et de sa poésie (voyelles ouvertes, consonnes nettes, roulés mesurés) et de ménager le crescendo : on n’atteint pas la puissance par la seule énergie, mais par la progression intérieure tout ensemble. Il est donc nécessaire de bien s’écouter pour faire monter ensemble la tension. Enfin, l’acoustique du lieu joue un rôle clé — une église, une chapelle ou un espace à réverbération modérée renforce l’effet mystique du chant.

Discographie et diffusion

On retrouve « U Sipolcru » dans l’album Passione (1997), l’un albums majeurs du renouveau des polyphonies corses. Cet enregistrement a permis de diffuser le chant corse à l’internationale. Depuis, le chant figure aussi dans des compilations et concerts de référence.

En outre, A Filetta a inclus la pièce dans des projets plus contemporains, croisant jazz, musiques méditerranéennes ou expérimentations sonores — comme dans Mistico Mediterraneo (avec Paolo Fresu et Daniele Di Bonaventura). Cette démarche renouvelle la tradition sans la trahir, et permet à « U Sipolcru » d’être entendu dans des contextes variés, au-delà du cercle strictement corse.

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Stella Splendens

Chant issu du Livre Vermeil de Montserrat.

Le Livre vermeil de Montserrat (en catalan : Llibre Vermell de Montserrat) est un recueil de textes religieux, parmi lesquels figurent plusieurs hymnes de la fin du Moyen Âge. Le manuscrit a été réalisé au XIVe siècle à l’abbaye de Montserrat, en Catalogne, où il se trouve toujours aujourd’hui.

Le manuscrit a été écrit vers 1399 et contenait environ 350 pages (172 doubles pages format in-folio), dont seulement 137 nous sont parvenues, notamment en raison de l’incendie qui ravagea le monastère en 1811, pendant la guerre d’indépendance espagnole. Le titre fait allusion à la couverture de velours rouge qui contenait le recueil à la fin du XIXe siècle. Toutes les œuvres sont anonymes.

Le monastère abrite le sanctuaire de la Vierge de Montserrat, qui était un lieu de pèlerinage très fréquenté au moment de l’écriture, de la réalisation du manuscrit.

Traduction 

1 – Étoile resplendissante sur la montagne, telle un rayon du soleil
Sertie de miracles, Exauce les prières de ton peuple.

2 – Tous les peuples accourent ensemble, Remplis de joie;
Riches et pauvres, Grands et humbles,
Gravissent la montagne, Pour voir de leurs yeux
Et en redescendent, Remplis par la grâce.

3 – Les princes et les Grands, Ceux de souche royale,
Les puissances du siècle, Une fois obtenu
Le pardon de leurs péchés, le proclament en se frappant la poitrine,
C’est ici qu’à genoux, Ils clament « Ave Maria ».

4 – Les prélats et les barons, Les comtes illustres,
Tous les religieux et tous les prêtres,
Soldats, marchands, Citadins, marins,
Bourgeois, Pêcheurs, Tous ici rendent grâce.

5 – Les paysans, les laboureurs, Mais aussi les notaires,
Avocats, sculpteurs, Tous les charpentiers,
Cantonniers et couturiers, Mais aussi les fileurs,
Tous les artisans, Rendent grâce ici.

6 – Reines, comtesses, Illustres dames,
Puissantes et servantes, Jeunes et humbles,
Vierges et vieilles, Et puis les veuves,
Et les religieuses escaladèrent Aussi cette montagne.

7 – Ces foules s’assemblèrent, Ici pour présenter leurs requêtes,
Dire leurs remerciements, Et pour rendre grâce.
Elles enrichirent ce lieu. Comme tous, en voyant ce spectacle,
Elles apportèrent leur joie, Et purent repartir délivrées.

8 – Tous alors, des deux sexes, purifions
Notre âme par la prière, prions avec dévotion
La Vierge pleine de gloire, la mère de clémence.
Puissions nous la voir dans les Cieux, vraiment, elle qui est pleine de Grâce. »

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Prière de St Louis

"Voici la Prière « Ô Seigneur, qu’il ne m’arrive jamais de faire une politique essentiellement opposée à votre Évangile » de Saint Louis IX (1214-1270), quarante-quatrième Roi de France, le Saint Patron de la France, fils de Blanche de Castille, époux plein de tendresse, père attentif à élever ses onze enfants en vrais Chrétiens, chef d’État soucieux de justice et de paix qui vivait sa foi humblement au jour le jour, dans la prière, le service des pauvres et une joie toute franciscaine.

Le Modèle du Saint Roi Catholique qui devrait inspirer nos gouvernants démagogiques actuels !"

Oraison tirée d’un missel carolingien,

Prière favorite du Père de Foucauld,

Ancienne prière officielle des scouts de France.

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