Paroles de

Mazarinade

Paroles de

Mazarinade

Écouter sur :

10 – Moy j’ay, chose certaine,
Vendu mon gros pourceau,
Mes chèvres et mes gelines,
Pour payer mes imposts.

11 – Coulas prit son espée,
Et des piarres en sa main,
Dit : « Faut à la pipée
Prendre cet inhumain.

12 – Guillaume prit sa fourche
Et trouça son chapeau,
Il dit : « Faut que je couche
Mazarin au tombeau.

1 – Bourgs, villes et villages,
L’tocsin il faut sonner.
Rompez tous les passages
Qu’il vouloit ordonner ;

(Refrain) Faut sonner le tocsin
Din, din,
Pour prendre Mazarin !

2 – Nuitamment, ce perfide
A enlevé le Roy ;
Le cruel mérite
Estre mis aux abois.

3 – Ce meschant plein d’outrage
A ruiné sans deffaut
Vous tous, gens de Village,
Vous donnant des imposts .

4 – Mettez-vous sur vos gardes,
Chargez bien vos mousquets ;
Armez-vous de hallebardes,
De picques et corcelets.

5 – Vertu-bleu, se dit Pierre,
Je n’y veut pas manquer
Car j’ay vendu mes terres
Pour les Tailles payer

6 – Foin de cette bataille,
Chez moi il n’y a plus
Que les quatre murailles,
Tout mon bien est perdu.

7 – Pour payer les subsites,
J’ay vendu mon godet,
Ma poësle et ma marmite,
Jusques à mon soufflet,

8 – Moy, pour payer les Tailles,
J’ay vendu mes moutons,
Je couche sur la paille,
Je n’ay pas le teston.

9 – Taistigué, dit Eustache,
J’ay vendu mes chevaux,
Ma charrüe et mes vaches
Pour payer les imposts.

À propos

1650

Pendant la Fronde, les français se consolaient des impôts comme ils pouvaient. Les pamphlets contre Mazarin, chantés ou simplement publiés anonymement, faisaient fureur.

On les appelait les Mazarinades, et il y en eut dit-on plus de 4000 répertoriés!

Mais cela ne troublait guère le Cardinal qui laissait chanter car il savait se faire payer ! "Les français chantent ? C’est bon, c’est bon: ils paieront !" disait-il avec son accent italien.

Et Alexandre Dumas faisait chanter par Planchais les vers suivants dans "Les trois Mousquetaires" :

Un vent de fronde
S’est levé ce matin
Je crois qu’il gronde
Contre le Mazarin

La Marseillaise de la Commune

Auteurs : Jules FAURE
Date : Septembre 1871 (Marseille)

La Commune a été proclamée le 26 mars 1871. La Marseillaise a été reprise durant tout le XIXème siècle comme chant de lutte pour la liberté. Voir à ce sujet les Marseillaises de la révolution de 1848.

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O mon païs

Chant polyphonique béarnais mettant en scène un dialogue entre un homme qui invite une bergère de vallée d’Ossau, comme les autres, partir pour la ville, et cette dernière qui s’y refuse et dit vouloir rester attacher à ses montagnes et son troupeau jusqu’à sa mort.

1 – Oh mon pays, ils t’ont tous quittés
Ils ont préféré la ville
Ces garçons si envieux
Ils ont trouvé richesse
Viens donc toi-aussi, princesse

2 – Non monsieur, j’aurais grand regret
De quitter mes brebis
Tant que je vivrai, je les regarderai
Depuis les montagnes encore
Ça ne se fait plus, bergère !

3 – Que ferai-je sans ma bergerie
Toute couverte de verdure
S’il me faut partir, je vais mourir
Tant pis ma belle
Demeures-y fidèle

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PAKISTAN – QAUMI TARANA

« Qaumî Tarâna » (Hymne national en ourdou) est l’hymne national pakistanais. Les paroles furent écrites par le poète Hafeez Jullundhri et la musique composée par Akbar Mohammed. Il fut adopté en 1954.

Traduction :

1 – Bénie soit la terre sacrée
Heureux soit le royaume généreux,
Symbole de la résolution élevée –
Terre du Pakistan !
Bénie soit la citadelle de la foi !

2 – L’ordre de cette terre sacrée,
La force de la confrérie du peuple.
L’état, le pays, la nation
Éclate dans la gloire éternelle !
Béni soit le but de notre ambition !

3 – Drapeau du croissant et de l’étoile,
Meneur du progrès et l’acmé,
Dragoman du passé, gloire du présent –
Âme du futur !
Ombre du Dieu de la grandeur !

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La Vendeana – La Vendéenne

La Vandeana (La Vendéenne) est une chanson italienne écrite par Pino Tosca à l’été 1970 sous le nom de « Ribelli di Vandea » (Rebelles de Vendée). L’air est inspiré par le thème musical du feuilleton français “Les Compagnons de Jehu”, composé par Yves Prim.

La chanson se situe entre 1793 et 1794, et décrit les guerres de Vendée, la Terreur et la mort du roi. Le refrain s’inspire du feuilleton d’où est tiré l’air, et fait allusion à un groupe de royalistes qui attaquent des diligences, détournant les fonds du gouvernement révolutionnaire pour le service de l’insurrection royaliste.

La chanson initiale de Pino Tosca est ensuite modifiée à plusieurs reprises, par lui-même ou par les chanteurs qui les adaptent, et en particulier sous sa forme la plus connue par Andrea Arnaldi, qui l’adapte à deux voix pour le groupe milanais catholique Settimo Sigillo en 1982. Ce sont ces dernières paroles qui sont ici retranscrites et traduites ici (version en italien puis en français) :

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Passant par Paris

"Passant par Paris", il s’agit ici d’une vieille complainte de matelots antérieure à la Révolution.

Connue surtout dans la marine en bois des siècles passés, elle ne fit la conquête de Paris qu’en 1870, lorsque les Prussiens, après leur victoire sur l’armee de Napoléon III, vinrent assiéger la capitale Française le 18 septembre 1870.

Car c’etait alors des marins qui servaient les canons dans les forts qui entouraient Paris. Ils apporterent cette chanson à virer au cabestan.

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