Les Palombes – Michel Etcheverry
Elles partent à tire d’ailes, vers des hivers bien plus doux,
Survolant en ribambelles les automnes de chez nous,
Aux premières feuilles mortes, rien ne peut les arrêter,
Le grand élan les emporte au-delà des Pyrénées.
Nous ne pouvons que les suivre des yeux, les palombes, les palombes,
Quand elles fuient dans le ciel bleu.
C’est en joyeuses cohortes que nous les voyons passer,
Au fidèle de la sorte, elles semblent si pressées,
De franchir cette montagne vers un éternel été,
Tous nos vœux les accompagnent dans un soir de liberté.
Perché dans nos citadelles, dans les arbres d’un bosquet,
On propose aux moins rebelles près de nous de se poser,
De façon la moins cruelle se jouera leurs destinée,
Mais parfois l’une d’entre elles viendra tomber à nos pieds.











