Massey Ferguson

Parodie de "Santiano", version agricole.
E parrez Langonned

La chanson raconte le retour du service militaire d’un garçon de la Marine en poste à Lorient. En partant, il a laissé chez sa mère sa « petite amie adorée » à qui il ne pouvait pas écrire car il n’était pas allé à l’école.
Lorsqu’il revient, c’est pour assister au mariage de sa fiancée avec un autre.
La conclusion est la suivante : « Vous avez entendu, camarades / Voici un avis : Si vous voulez être trompé / Allez faire votre service / Et soyez félicitées / Vous toutes, jeunes filles / De faire cocus les garçons / Qui vont servir la France ». Le chant mélancolique est soutenu par les cordes acoustiques, en particulier celles de la guitare de Dan Ar Braz et du violon de René Werner. Il reprend le premier couplet en 2012 dans la chanson It doesn’t matter de Pat O’May pour l’album Celtic Wings (« Kenavo ma zad, ma mamm / Kenavo mignoned / Kenavo deoc’h tud yaouank / Eus parrez Langonned »).
<ins>Traduction:</ins>
1 – Au revoir, mon père, ma mère
Au revoir mes amis
Au revoir à vous, jeunes gens
De la paroisse de Langonnet
2 – On ne m’a pas donné le choix
Il m’a fallu partir
On m’a envoyé sur l’océan
Quittée ma Bretagne
3 – J’avais beaucoup de chagrin
En allant faire mon service
J’avais laissé à Langonnet
La fleur de ma jeunesse
4 – J’avais laissé chez sa mère
Ma petite amie adorée
On m’a envoyé à Lorient
Et là on m’a mis l’habit
5 – Mes yeux étaient brûlants
Le vent était haut
Dans le ciel il y avait des étoiles
Qui me jetaient leur clarté
6 – Si j’avais été à l’école
J’aurais écrit une lettre
Pour raconter toutes mes peines
Et ma plus grande misère
7 – Les voyages ont pris fin
Mon temps était arrivé
J’étais de retour au pays
Mon service terminé
8 – Le rossignol s’élevait
Et chantait une mélodie
Retrouvée ma Bretagne
J’était arrivé dans ma maison
9 – La première que j’ai vue
C’était la petite servante
Et je lui ai demandé
De prévenir ma jeune fille
10 – "Elle est là-bas, dans la grande salle
Avec la jeunesse
Des musiciens l’attendent
Pour aller à l’église"
11 – En entendant cela
Je suis resté stupéfait
J’ai couru à l’autre bout du village
Et là-bas je l’ai vue
12 – Vous avez entendu, camarades
Voici un avis :
Si vous voulez être trompés
Allez faire votre service
13 – Et soyez félicitées
Vous toutes, jeunes filles,
De faire cocus les garçons
Qui vont servir la France
Mazarinade

1650
Pendant la Fronde, les français se consolaient des impôts comme ils pouvaient. Les pamphlets contre Mazarin, chantés ou simplement publiés anonymement, faisaient fureur.
On les appelait les Mazarinades, et il y en eut dit-on plus de 4000 répertoriés!
Mais cela ne troublait guère le Cardinal qui laissait chanter car il savait se faire payer ! "Les français chantent ? C’est bon, c’est bon: ils paieront !" disait-il avec son accent italien.
Et Alexandre Dumas faisait chanter par Planchais les vers suivants dans "Les trois Mousquetaires" :
Un vent de fronde
S’est levé ce matin
Je crois qu’il gronde
Contre le Mazarin
Le Nomade

auteur : Gaétan Bourdens
Gribouille s’est fait boy-scout

(Refrain) Ah ! Y fallait pas, y fallait pas qu’y aille,Ah ! Y fallait pas, y fallait pas y aller ! (bis) 1 – Gribouille s’est fait boy-scoute, Mirontaine, mirontaine,Gribouille s’est fait boy-scoute,Et vient de s’équiperCa n’est pas vrai ! 2 – Le v’là qui s’met en routePour s’en aller camper. 3 – Il n’a […]
Le Chat, la Belette et le petit Lapin

Sous le registre enfantin de la fable "Le Chat, la Belette et le petit Lapin", se cache une vive dénonciation de la part de La Fontaine. A partir d’une petite histoire, le fabuliste pose la question de la propriété privée.
Le Lapin quitte son logis et la Belette en profite pour prendre sa place, ne reconnaissant pas le droit de propriété. La loi du "premier occupant" s’oppose à celle de la "coutume et l’usage", soit l’héritage.
La justice, représentée par le Chat, est d’une violence sans nom et se révèle être obsolète. Elle présente un vide juridique, il vaut alors mieux s’occuper soi-même de régler ses affaires.
La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.
Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.
Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.
Lu Cougourdoun

En langue niçoise, le cougourdon est le nom donné à un curcubitacé non comestible. Il est l’occasion au début du printemps, d’une grande fête et d’un marché se tenant devant le Monastère (moines fransciscains) de Cimiez jusqu’aux jardins des arènes. A l’ombre des oliviers, les producteurs proposent des courges, vidées et séchées. A l’origine vendue comme gourde ou récipient divers, elle devint petit à petit, objet de décoration.
La fête des cougourdons était fêtée à partir du 25 mars, jour de l’Annonciation, aujourd’hui, elle se déroule le dernier week-end de mars.
Chanson écrite par Menica Rondelly, soldat de Garibaldi, profondément attaché à l’identité culturelle niçoise.
<ins>Traduction – </ins>Les Cougourdons
1 – C’est aujourd’hui, belle Élisabeth,
Le festin des Cougourdons.
Ouvre ta petite fenêtre
Pour entendre les rigaudons
Nous t’attendons à la montée
De l’ancien petit chemin ;
Au coin du virage
Où commencent les jardins.
(Refrain) Vive le festin
Des midinettes !
Vive le retour
Du printemps d’amour !
Allez ! De bon matin,
Garçons et fillettes,
Partons tous là-haut
Pour les Cougourdons !
2 – À cent pas de la placette,
Bien à gauche, de côté,
Nous irons tous, bras dessus, bras dessous,
À la belle auberge, goûter.
Sous l’azur d’un ciel heureux
Les caresses du soleil,
Nous mangerons le pan-bagnat,
Deux beignets, trois échaudés.
3 – Nous quitterons le vieux couvent,
Les baraques, les cabanons,
Moitié gais, tous contents,
Et chacun avec le cougourdon
Nous prendrons tous bien en file,
Et cela d’un pas léger,
Le beau chemin de la ville
Pour se rendre à l’atelier.
La Cigale et la Fourmi

Dans "La Cigale et le Fourmi", le réalisme affronte le lyrisme et l’artistique. Le premier est incarné par la Fourmi, sérieuse et travailleuse, qui prévoit l’avenir, et le second, par la Cigale, insouciante, qui ne se préoccupe pas du lendemain.
Sans morale apparente, la fable s’efforce pourtant de dégager un enseignement. Mais lequel ?
Faut-il être prévoyant à l’image de la Fourmi mais tolérer son égoïsme ? Ou faut-il jouir de l’instant présent comme la Cigale mais risquer d’être sans le sou ? Le poète ne tranche pas.
S’il blâmait la Cigale, cela reviendrait à condamner l’art face à la vie pratique. Ne serait-ce pas se condamner soi-même ?
La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.
Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.
Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.
Unissons nos voix

Paroles et musique de Paul Arma, 1931.
Jean Weber attribue l’origine de ce chant aux Faucons rouges.
J’irai revoir ma Normandie

Chant de 1836 par Frédéric Bréhat.
Hymne non officiel de la Normandie mais très connu surtout dans les îles anglo-normandes qui l utilisent notamment pour les jeux du Commonwealth.