Là-bas dans la plaine,
J’entends le chasseur.
Sa meute lointaine,
Est folle d’ardeur.
Chacun est en fête,
Au doux son du cor.
Et l’écho répète,
Un joyeux accord.
Laitou, laitouitaine,
Lonla, laitouita
Laitou, laitouitaine,
Lonla, laitouita.
Riche d’espérance,
Un grand Duc Anglais,
Des chasseurs de France,
Sachant les hauts faits,
Vient dans la Moulière
Montrer sa valeur.
Chasseurs de Verrière,
Piquez-vous d’honneur.
La bête effrayée,
Aussitôt s’enfuit.
Mais sous la feuillée,
La meute le suit.
Quand soudain la chasse,
Quittant les grands bois,
Pousse avec audace,
Le cerf aux abois.
Tantôt plein d’adresse,
Il fait maints détours,
Tantôt la vitesse,
Va sauver ses jours.
Par un fin manège,
Il trompe Beaufort,
Lorsque de la Besge,
Accourt le renfort.
Chasseurs en haleine !
Du cœur ! Ténébraut !
De Mylord ramène,
Les chiens en défaut.
Hallali !Victoire !
A Persac, Honneur !
De ce jour de gloire,
Reste à son veneur.
Quand de l’Angleterre,
Reviendra Beaufort,
Chasseurs de Verrière,
Pensez à Mylord,
Que votre vaillance,
Ne cède jamais,
Et qu’on sait en France,
Vaincre un Duc Anglais.












