Paroles de

Le Corbeau et le Renard

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Le Corbeau et le Renard

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Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l’odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
Et bonjour, Monsieur du Corbeau,
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.

À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie,
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie.
Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute.

 Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.

À propos

Jean de La Fontaine publie son premier recueil en 1668. La fable "Le Corbeau et le Renard", l’une des plus connues du poète, en est extraite.

La morale est la suivante : "Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute".

Sous Louis XIV, la flatterie est un art. La Fontaine dénonce non pas le flatteur mais celui qui accepte ces flatteries, en cela il critique la vanité humaine.

Le poète prouve également la force de la parole et de l’écriture. Le renard, ayant obtenu ce qu’il voulait par son éloquence, n’a pas l’utilité d’avoir recours à la violence physique.

La Fontaine est aujourd’hui le plus connu des poètes français du XVIIe siècle, et il fut en son temps, sinon le plus admiré, du moins le plus lu, notamment grâce à ses Contes et à ses Fables.

Styliste éblouissant, il a porté la fable, un genre avant lui mineur, à un degré d’accomplissement qui reste indépassable.

Moraliste, et non pas moralisateur, il pose un regard lucide sur les rapports de pouvoir et la nature humaine, sans oublier de plaire pour instruire.

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Demain, dès l’aube

Le poète français Victor Hugo (18021885) est un esprit puissant, d’une grandeur épique.

Défenseur des opprimés et initiateur d’idées libérales, ses poèmes chantent la bonté et l’humanité, mais aussi la responsabilité individuelle.

Hugo devient le porte-parole des romantiques.

Véritable chef d’orchestre d’idées et de métaphores, doté d’une imagination prolifique et de puissantes images descriptives, il reflète les temps et lie le poète à un prophète des masses.

Membre de l’Académie, exilé par l’empereur, il retourne en France et est élu à l’Assemblée Nationale.

Il est enterré au Panthéon et laisse tout le pays dans le deuil.

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Escargot montre-moi tes cornes

« Escargot montre-moi tes cornes » est une comptine traditionnelle française transmise oralement depuis des siècles, sans auteur identifié. Appartenant au répertoire des chansons enfantines pour les tout-petits, elle met en scène un dialogue imaginaire entre l’enfant et l’escargot, figure familière du jardin et de la cour d’école.

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Tantum ergo (Pange lingua)

Cete prière écrite par Saint Thomas d’Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l’Institution de la Cène. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l’hymne s’achève par le “Tantum ergo sacramentum”, qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.

1 – Chante, ma langue, le mystère de ce corps très glorieux
et de ce sang si précieux que le Roi des nations,
issu d’une noble lignée, versa pour le prix de ce monde.

2 – Fils d’une mère toujours vierge, né pour nous,
à nous donné, et dans ce monde ayant vécu, Verbe en semence semé,
il conclut son temps d’ici-bas par une action in comparable.

3 – La nuit de la dernière Cène, à table avec ses amis,
ayant pleinement observé la Pâque selon la loi, de ses propres mains,
il s’offrit en nourriture aux douze Apôtres.

4 – Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain ;
le sang du Christ devient boisson ;
nos sens étant limités, c’est la foi seule qui suffit pour affermir les cœurs sincères

5 – Ce sacrement est admirable ! Vénérons-le humblement
et qu’au précepte d’autrefois succède un rite nouveau.
Que la foi vienne suppléer à nos sens et à leurs limites.

6 – Au Père, au Fils, notre louange, l’allégresse de nos chants :
salut, et puissance, et honneur et toute bénédiction.
À l’Esprit du Père et du Fils, égale acclamation de gloire. Amen

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S’isch wohr

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 202

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Es reiten drei Schneider

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 153

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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