Cete prière écrite par Saint Thomas d’Aquin, est par excellence le chant du Jeudi saint, jour de l’Institution de la Cène. Centrée sur la contemplation du corps et du sang du Christ, sous les espèces du pain et du vin, l’hymne s’achève par le “Tantum ergo sacramentum”, qui vient en action de grâce et insiste sur la nouveauté radicale de ce sacrement.
1 – Chante, ma langue, le mystère de ce corps très glorieux
et de ce sang si précieux que le Roi des nations,
issu d’une noble lignée, versa pour le prix de ce monde.
2 – Fils d’une mère toujours vierge, né pour nous,
à nous donné, et dans ce monde ayant vécu, Verbe en semence semé,
il conclut son temps d’ici-bas par une action in comparable.
3 – La nuit de la dernière Cène, à table avec ses amis,
ayant pleinement observé la Pâque selon la loi, de ses propres mains,
il s’offrit en nourriture aux douze Apôtres.
4 – Le Verbe fait chair, par son verbe, fait de sa chair le vrai pain ;
le sang du Christ devient boisson ;
nos sens étant limités, c’est la foi seule qui suffit pour affermir les cœurs sincères
5 – Ce sacrement est admirable ! Vénérons-le humblement
et qu’au précepte d’autrefois succède un rite nouveau.
Que la foi vienne suppléer à nos sens et à leurs limites.
6 – Au Père, au Fils, notre louange, l’allégresse de nos chants :
salut, et puissance, et honneur et toute bénédiction.
À l’Esprit du Père et du Fils, égale acclamation de gloire. Amen