Paroles de

Le roi et le compagnon

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Le roi et le compagnon

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Le Roi : Ah ! dis-moi donc, toi qui portes la canne
Depuis longtemps j’entends vanter ton nom
Et ces couleurs au sein que tu pavanes
Je veux connaître enfin les Compagnons.
Révèle-moi ton secret, ta puissance,
En un seul mot, je prétends tout savoir !

Le Compagnon :
bis Vous resterez toujours dans l’ignorance
Car nous gardons le secret du devoir

Le Roi : Je t’offrirai des châteaux, des richesses
Je te ferai comte ou grand chevalier
Et pour compagne une belle princesse
Dans mon palais tu seras le premier,
Je t’offre encor mon sScepire et ma couronne
Viens partager avec moi le pouvoir.

Le Compagnon :
bis Gardez vos biens et gardez votre trône
Car nous gardons le secret du Devoir

Le Roi : Si tu refuses, ô telle est ma puissance !
Tu monteras alors sur l’échafaud,
Tu ne verras plus le beau ciel de France.
Tu périras sous les coups du bourreau
Ou bien le corps chargé de lourdes chaînes
Tu gémiras au fond d’un cachot noir.

Le Compagnon :
bis Vous pouvez tout, je souffrirai sans peine
Pour conserver le secret du Devoir

Le Compagnon :
Apprenez donc que le Compagnonnage
Est un bienfait, un ami généreux ;
C’est un foyer pour l’ouyrier sans ouvrage
La main tendue auX frères malheureux.
Au libertin il donne la sagesse,
Au prisonnier il apporte I’espolt,

bis A l’ignorant il enseigne sans
Mais il s’arrête au secret du Devoir

Jadis des rois, tyrans de toutes marques,
Bien trop souvent nous ont persécutés,
Nous briserons vos sceptres, ô monarques
Et nous connaîtrons enfin la liberté !
Sous les verrous ont gémi nos ancêtres,
Mais nul d’entr’eux n’a trahi le Devoir.

bis Tous vos pareils sont morts sans le connaitre
Et vous mourrez aussi sans le savoir.

Sans être un roi, moi j’ai fait mes campagnes,
Et comme vous j’ai un titre et un nom.
Je suis vannier, natif de la Champagne
Et dans Lyon je fus fait Compagnon.
Ce que je puis vous dire sans offense,
Heureux et fier de le faire savoir,

bis C’est qu’en faisant mon joli Tour de France
L’on m’a nommé Là-Fierté-du -Devoir.

À propos

Bien que souvent présentée à tort comme datant du XVIIIe, la chanson Le Roi et le Compagnon serait écrite bien plus tard. En effet, le métier de « vannier » n’a été reconnu comme corps compagnonnique structuré qu’au XIXᵉ siècle. L’adoption d’une constitution pour les compagnons vanniers date précisément du 15 septembre 1849.  Ainsi la chanson témoigne de l’état d’esprit de certains corps compagnonniques à cette époque dénonçant l’autorité qui pesait sur les compagnons.

Retrouvez ce chant dans :

Gefangen

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 27

Collecté à Schleithal en 1907 (mélodie), 1869 pour le texte.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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