Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Du printemps lorsque dès l’aurore
Les oiseaux chantent le retour,
Quand aux doux prémices de Flore
Les zéphirs font déjà la cour ;
Quand la nature entière
Offre un aspect nouveau
Et que près de la mère
L’on voit bondir l’agneau
Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Pour connaître du Tour de France
Le tableau que l’on nous en fait,
Pour parvenir à la science
Que le dieu des arts nous promet ;
Pour montrer le courage
Chez nous encor naissant.
Et nous rendre à l’ouvrage
Plus prompt, plus vigilant.
Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Pour mieux connaître les délices
Du Devoir si cher à nos cœurs,
Pour gagner de maintes novices
Les bonnes grâces, les faveurs ;
Du vrai Compagnonnage
Pour connaître à la fois
L’institution sage
Et les augustes lois.
Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Nos pères sur le Tour de France
Chantaient Bacchus, chantaient l’Amour,
Et d’une douce indépendance
Ils goûtaient le prix chaque jour.
Ah! si jadis nos pères
Bénissaient le destin.
C’est qu’en tout temps, mes frères.
Ils chantaient ce refrain.
Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Que les larmes de la tristesse
Ne viennent point troubler nos yeux :
Livrons nos cœurs à l’allégresse,
Gaiement faisons tous nos adieux
Sur le champ de conduite
Le plaisir nous attend,
Le Devoir nous invite
A partir promptement
Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.
Mais avant tout, chers camarades,
L’auteur comme nous Compagnon
Veut qu’on verse quelques rasades
En terminant cette chanson.
Vendôme à nous s’adresse,
Compagnons Chamoiseurs,
Chantons, chantons sans cesse
Comme La-Clef-des-Cœurs












