Paroles de

Le Tailleur de pierre

Paroles de

Le Tailleur de pierre

Écouter sur :

Compagnon le coq matinal
A claironné l’éveil du monde
Du Soleil le rouge fanal
Te convie aux tâches fécondes
Lève-toi, marche à ton labeur,
N’entends pas la voix qui murmure
« Le cric est lourd, la pierre est dure ! »
Si le courage a fui ton cœur
Ecoute l’immense nature
Te lancer cet appel vainqueur :

(Refrain)
Allons ! Allons ! La Coterie
Redresse-toi, massette en main
Travaille comme on prie
Sans haine et sans envie
En parcourant la vie
Regarde en haut, tu iras loin !

Ton caillou est là qui t’attend
Et ta boucharde te réclame.
Bien qu’ils soient inertes, pourtant
Nos outils possèdent une âme.
Et c’est eux qui poussent ce cri:
« Ne laisse pas la rouille impure
Etendre sur nous sa morsure
Et de là gagner ton esprit.
Nous périrons de la blessure
Vois ton œuvre qui te sourit ! »

(Refrain)
Allons ! Allons ! La Coterie
Redresse-toi, massette en main
Travaille comme on prie
Sans haine et sans envie
En parcourant la vie
Regarde en haut, tu iras loin !

Par la règle et par le ciseau,
Par le compas et par l’équerre,
Taille un parement sans défaut
Et des moulures exemplaires
Fais des ponts, fais des escaliers,
Des rampants aux courbes joyeuses,
Fais des tombeaux, d’une main pieuse;
Suivant les rites du métier
Et, d’une âme victorieuse,
Dresse des monuments altiers !

(Refrain)
Allons ! Allons ! La Coterie
Redresse-toi, massette en main
Travaille comme on prie
Sans haine et sans envie
En parcourant la vie
Regarde en haut, tu iras loin !

Laisse aux pauvres gens sans métier
Les emplois dans les ministères.
Tu as pour bureau ton chantier
Et ta broche pour secrétaire,
Et sa pointe dira demain
Aux hommes, mieux qu’un long grimoire,
Ton dur labeur, ta pure gloire
L’œuvre de tes habiles mains…
Mais pour vivre dans les mémoires…
II faut se donner aux humains !

(Refrain)
Allons ! Allons ! La Coterie
Redresse-toi, massette en main
Travaille comme on prie
Sans haine et sans envie
En parcourant la vie
Regarde en haut, tu iras loin !

Celui qui fit cette chanson
Est Compagnon Tailleur de pierre.
« La Gaieté », lui fait un beau nom;
A Villebois, gît sa carrière.
Compagnon, dans un jour prochain,
Si vous faites ce court voyage,
Nous descendrons, comme d’usage,
A la cave, et sans loi ni frein,
En trinquant au Compagnonnage
Nous entonnerons ce refrain !

(Refrain)
Allons ! Allons ! La Coterie
Redresse-toi, massette en main
Travaille comme on prie
Sans haine et sans envie
En parcourant la vie
Regarde en haut, tu iras loin !

À propos

(villebois 1944)


Retrouvez ce chant dans :

Kampfmut

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 85

Collecté à Wilshausen en 1912 (mélodie), et à Ingenheim en 1860 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Les Corons

Les Corons est une chanson composée et interprétée par Pierre Bachelet sur des paroles de Jean-Pierre Lang, sortie en juin 1982. Il s’agit d’une chanson axée sur l’enfance du narrateur dans les corons du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, en compagnie des mineurs de charbon. Bachelet, bien qu’ayant vécu son enfance dans cette région, n’avait aucun mineur dans sa famille. Elle est devenue, au fil du temps, un hymne emblématique du Nord de la France.

Depuis le décès de Pierre Bachelet en 2005, elle est chantée par les supporters du club du Racing Club de Lens à la mi-temps de chaque match au Stade Bollaert-Delelis, devenant son deuxième hymne. Les Corons est aussi un moment fort de Bienvenue chez les Ch’tis, le plus grand succès de tous les temps d’un film français au box-office national, qui le repopularise.

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Jésus s’habille en pauvre

Jésus-Christ s’habille en pauvre est une chanson populaire française du XVIIe siècle écrite par un auteur anonyme.

Très populaire en Picardie, elle a été publiée pour la première fois par Jean-Baptiste Champfleury dans son recueil Chansons populaires des provinces de France de 1860 sous le titre « La ballade de Jésus-Christ ». Sa mélodie, connue dans le monde anglo-saxon sous le nom de Picardy, a été reprise et arrangée par Ralph Vaughan Williams en 1906 pour l’hymne Let All Mortal Flesh Keep Silence.

Source : Wikipédia

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