Paroles de

Verbannt nach Sibirien

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Verbannt nach Sibirien

Écouter sur :

1 – Nach Sibirien muss ich jetzt reisen,
Muss verlassen die blühende Welt.
Schwer beladen mit sklavischem Eisen,
Harret meiner nur Elend und Kält !
O Sibirien, du eiskalte Zone,
Wo kein Zephyr die Fluren beglückt,
Wo kein Funke der Menschheit mehr wohnet,
Wo das Aug keine Hoffnung erblickt.

2 – Von den Meinen gewaltsam gerissen,
Die sich Herzen an Herzen gebannt,
Kann im Leben sie nimmermehr küssen,
Die mich Vater, mich Gatten genannt.
O, wer trocknet die Tränen den Meinen,
Die in Sehnsucht sie haben geweint,
Mit der Sonn muss ich mich verweilen,
Lass, o Schicksal, mir diese Freud !

3 – Wenn ich über den Ural muss steigen
Aus der Sonn in die finstere Not,
Wo im Dunkel uralter Eichen
Stets die Menschen sind bedroht,
O, dann schau ich noch einmal hienieden
Nach der Heimat mit schmerzlichem Blick.
Nur die Sehnsucht ist mir geblieben :
Goldne Freiheit, mein einziges Glück !

À propos

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 49

Collecté à Rohrweiler en 1899.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Nur lustig ihr Briader

Trouvable dans « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 194

Traduction en alsacien : Daniel Muringer.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Ah ! Vous dirais-je, maman

Au sujet de l’origine de cette chanson, J.-B. Weckerlin écrit : « La plus ancienne date que je puisse citer pour Ah ! vous dirai-je, maman ? est 1740, puis les Folies de Coraline, pièce jouée en 1745 à la Comédie italienne. » Weckerlin ne précise pas la référence de 1740 et ne dit pas s’il s’agit du texte, de la mélodie ou des deux. Selon Henri Davenson, le point de départ est une bergerie anonyme datant de 1740, alors que les paroles enfantines, parodie pudique (« papa veut que je raisonne… »), sont plus « récentes »3. Selon Martine David et Anne-Marie Delrieu, les paroles enfantines n’apparaissent que dans les recueils de la fin du xixe siècle, lorsque l’école primaire devient obligatoire4.

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Chant du glaive / Le vin gaulois

Ce chant est généralement connu sous le titre Le Vin gaulois, mais on doit lui préférer celui de Chant du glaive ou de Danse de l’épée, car il ne <ins>s’agit nullement d’un chant à boire</ins>. D’après les études de Théodore Hersart de la Villemarqué qui le cite pour la première fois dans son Barzaz-Breiz, le Gwin ar C’hallaoued conduisait les guerriers celtes au combat au VIe siècle quand ils luttaient contre les Francs. Les sources du haut Moyen Age le confirment avec Grégoire de Tours dans son Historia Francorum (Histoire des Francs).

Les tribus Bretonnes faisaient de fréquentes incursions sur le territoire de leurs voisins gaulois. En particulier les Vénètes, guerriers particulièrement craints, menés par leur chef Waroch, organisaient de fréquentes attaques. Ils conquirent le Vannetais aux dépends des comtes Francs, et s’emparent de Vannes vers 578. Le troisième royaume armoricain, le Broërec (Bro Waroch ou Bro-Erec) voit alors le jour, aux côtés des royaumes de Cornouaille au sud et de Domnonée au nord. Ces expéditions avaient pour objectif premier la défense de la communauté ; il s’agissait parfois de s’assurer un ravitaillement nécessaire.

"Aussitôt que revenait l’automne, [les Bretons] partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée.

Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes.

Le vin était-il fait, ils l’emportaient.

S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais."

dit Grégoire de Tours

La mélodie de la Danse de l’épée se retrouve dans un manuscrit transcrivant des acclamations en usage dans l’Eglise du haut Moyen Age et remontant à Pépin le Bref.

Le chant a été introduit dans le répertoire français par le père Doncœur grâce à la publication de son célèbre recueil, Roland.

« Les historiens antiques racontaient l’effroi qui saisissait les combattants quand ils entendaient leurs adversaires entonner après leurs chefs les accents rudes de cet air sauvage. Il reste que ce chant est une véritable relique, un rescapé des siècles, notre plus ancien chant de combat, sorti tout armé de la mémoire populaire. Pour être chanté suivant l’usage antique, le meneur lance le couplet qui est repris par la troupe et enchaînés sans temps mort avec le refrain. On peut alors imaginer les deux armées face à face avant la ruée. Dans l’espace qui le sépare encore, le héros vêtu de ses plus beaux ornements de guerre vient, suivant la coutume, provoquer dans un combat singulier le champion du camp adverse. En s’élançant, il entonne Le Chant du glaive pendant que ses compagnons le reprennent, marquant le rythme en frappant leurs boucliers de leurs épées pour l’encourager.» (T. Bouzard)

La première version présentée ici est de loin la plus couramment chantée jusqu’au 7e couplet inclus. L’ordre des couplets varie parfois. Selon certains auteurs, il n’y a pas le « et » dans la phrase du refrain « Chêne, feu, rouge et soleil ». Les couplets suivants (8 à 12) figurent uniquement dans un carnet de chants scouts (Troupe Jeanne d’Arc). La seconde version est celle d’un carnet de chant des scouts d’Europe de Nice.

La version audio est celle de la Joyeuse Garde. Il existe une version intéressante en canon scandée qui a des accents plus martiaux. Le groupe Vae Victis, dans son album Quand les vents tournent a également repris ce chant.

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