Paroles de

Conduite

Paroles de

Conduite

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Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Du printemps lorsque dès l’aurore
Les oiseaux chantent le retour,
Quand aux doux prémices de Flore
Les zéphirs font déjà la cour ;
Quand la nature entière
Offre un aspect nouveau
Et que près de la mère
L’on voit bondir l’agneau 

Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Pour connaître du Tour de France
Le tableau que l’on nous en fait,
Pour parvenir à la science
Que le dieu des arts nous promet ;
Pour montrer le courage
Chez nous encor naissant.
Et nous rendre à l’ouvrage
Plus prompt, plus vigilant.

Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Pour mieux connaître les délices
Du Devoir si cher à nos cœurs,
Pour gagner de maintes novices
Les bonnes grâces, les faveurs ;
Du vrai Compagnonnage
Pour connaître à la fois
L’institution sage
Et les augustes lois.

Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Nos pères sur le Tour de France
Chantaient Bacchus, chantaient l’Amour,
Et d’une douce indépendance
Ils goûtaient le prix chaque jour.
Ah! si jadis nos pères
Bénissaient le destin.
C’est qu’en tout temps, mes frères.
Ils chantaient ce refrain.

Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Que les larmes de la tristesse
Ne viennent point troubler nos yeux :
Livrons nos cœurs à l’allégresse,
Gaiement faisons tous nos adieux
Sur le champ de conduite
Le plaisir nous attend,
Le Devoir nous invite
A partir promptement

Refrain
Frères, il faut battre aux champs,
Quand on voyage à notre âge.
Nos cœurs contents sont exempts
De peines, de tourments.

Mais avant tout, chers camarades,
L’auteur comme nous Compagnon
Veut qu’on verse quelques rasades
En terminant cette chanson.
Vendôme à nous s’adresse,
Compagnons Chamoiseurs,
Chantons, chantons sans cesse
Comme La-Clef-des-Cœurs

À propos

Piron, Jean, François, né le 17 septembre 1796, mort à Paris le 22 avril 1841. D fut Blancher-chamoiseur de son état et fit son Tour de France sous le nom de Vendôme - la- Clef- des- Cœurs. Un des plus aimés parmi les auteurs de chan- sons de Compagnonnage. II fit paraître Le Chansonnier du Tour de France en 1840. Plusieurs éditions furent éditées après sa mort : 1846, une plaquette non datée, et une dernière édition de 86 chansons en 1879.

Retrouvez ce chant dans :

Les oies sauvages

Ce chant a été composé en 1915 par Walter Flex (1887-1917), en allemand, sur un air plus ancien faisant partie du répertoire des lansquenets (XVe siècle). Il est ensuite passé dans le répertoire militaire français via la Légion Étrangère, puis dans le répertoire scout, notamment routier.

La version française est assez proche du texte original allemand, et si des différences sont visibles ça et là, le sens est globalement le même. Comme souvent, il existe quelques variantes dans le texte, mais sans réelle importance.

En 1986, Jean-Pax Méfret chantera une chanson largement inspirée de ce chant. L’auteur, âgé de 28 ans (et qui allait mourir deux ans après), s’interroge en musique sur le sort et la raison d’être des soldats. Ce chant sera d’ailleurs cité par Ehrich Maria Remarque dans À l’ouest, rien de nouveau, célèbre roman pacifiste brûlé par les nazis.

L’intégration de ce chant dans le répertoire militaire a eu lieu après la guerre d’Algérie, avec un premier enregistrement réalisé en 1965 par la promotion Zirnheld de l’EMIA. Composé à l’origine pour les Wandervögel, des mouvements de jeunesse allemands d’avant la Première Guerre mondiale, ce chant est l’œuvre de Walter Flex, tombé sur le front oriental en 1917. La mélodie la plus célèbre est signée Robert Götz. En raison de l’image de l’oie qu’il véhicule, ce chant est particulièrement prisé des parachutistes.

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Der Nachtjäger

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 67.

Collecté à Mollau en 1850.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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