Paroles de

Le Blason

Paroles de

Le Blason

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Sans être duc, baron, marquis ou comte,
Nous, Compagnons, nous avons un blason
Depuis longtemps nous le portons sans honte,
Car il est pur de toute trahison !
Nous n’avons pas large bande de sable,
Ni besants d’or sur noble champ d’azur,
bis Mais ce blason est pourtant respectable,
Car ses couleurs brillent d’un éclat pur.

Quand Salomon, maître Jacques et Soubise,
Aux temps jadis, bâtirent au Seigneur,
En Palestine, une éternelle église,
O tout brillait de gloire et de splendeur.
Ces grands travaux acquirent à nos maîtres.
Dans l’univers, un immortel renom.
bis Le sanctuaire en ce temps l’a vu naître
L’ordre sacré des nobles Compagnons.

Ordre éclipsé de la chevalerie,
Vous qui portiez et la lance et la croix,
De vos exploits la terre était remplie.
Les plus grands noms s’inclinaient sous vos lois ;
La faux du temps a fauché la cruelle,
Ces preux guerriers, ces nobles champions.
bis Malte et Templiers sont tombés sous son aile,
Tous, excepté l’ordre des Compagnons.

Mais le devoir ne craint pas son atteinte,
Car nous aimons ces grandes vérités:
Fraternité, valeur, amour et crainte.
A nos secrets, à nos serments jurés,
L’union seule engendre la concorde,
Nous rougissons des erreurs du passé.
bis Notre alliance a banni la discorde,
Nous sommes tous liés par l’amitié.

De nos anciens conservons la couronne,
Et nos cadets, plus tard, la défendront.
L’éternité, c’est l’honneur qui la donne
Aux lois, aux peuples, aux institutions
L’Ami-des-Filles qui pour vous ici chante
Gloire immortelle à notre vieux blason
bis Dit qu’au seul jour de la grande tourmente
S’éclipseront mystères et compagnons

À propos

Callas P.. Compagnon Cordier du Devoir, fit son Tour de France sous le nom de Languedocien-l’Ami-des-Filles.

Il publia à Toulouse un chansonnier dont on ne connaît plus d’exemplaires : « Bouquet de Chansons « , d’où sont extraites Le Blason et La Canne, deux des chants les plus populaires du Compagnonnage.

Retrouvez ce chant dans :

Loguivy-de-la-mer

À l’été 1965, François Budet fait la découverte de Ploubazlanec et de son charmant port de Loguivy-de-la-Mer.

De retour à la rentrée, alors qu’il exerce en tant qu’ouvrier spécialisé chez Kodak à Vincennes, fabriquant des pellicules photo, une mélodie ainsi que le refrain de Loguivy-de-la-Mer lui viennent à l’esprit durant une messe.
Chez lui, il peaufine l’arrangement de cette chanson à la guitare et, le soir même, la fredonne à des amis bretons de passage.
Une amie enregistre ce morceau à l’aide d’un magnétophone, puis remet la cassette au curé de Loguivy.

Grâce au bouche-à-oreille, la chanson se popularise parmi les habitants, étant plutôt bien accueillie dans la commune. Le chanteur est même invité à venir une semaine pour interpréter sa chanson.

Cependant, bien que les marins soient touchés par cet intérêt porté à leur égard, certains ne voient pas toujours d’un bon œil ce que la chanson laisse présager : un déclin de l’économie de la pêche et une diminution du nombre de bateaux.

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O mon païs

Chant polyphonique béarnais mettant en scène un dialogue entre un homme qui invite une bergère de vallée d’Ossau, comme les autres, partir pour la ville, et cette dernière qui s’y refuse et dit vouloir rester attacher à ses montagnes et son troupeau jusqu’à sa mort.

1 – Oh mon pays, ils t’ont tous quittés
Ils ont préféré la ville
Ces garçons si envieux
Ils ont trouvé richesse
Viens donc toi-aussi, princesse

2 – Non monsieur, j’aurais grand regret
De quitter mes brebis
Tant que je vivrai, je les regarderai
Depuis les montagnes encore
Ça ne se fait plus, bergère !

3 – Que ferai-je sans ma bergerie
Toute couverte de verdure
S’il me faut partir, je vais mourir
Tant pis ma belle
Demeures-y fidèle

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ESPAGNE – MARCHA REAL

La Marcha Real (litt. « Marche royale ») est l’hymne national et royal de l’Espagne. C’est l’un des plus vieux hymnes nationaux officiels encore utilisés au monde (avec l’hymne japonais). Il n’a pas de paroles officielles, en dépit de plusieurs tentatives de lui en fournir.

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U Culombu

En 1937 la revue autonomiste A Muvra (créée en 1920) publie un chant patriotique écrit par son fondateur, Petru Rocca, et intitulé l’innu corsu (l’hymne corse).
Son air à la fois martial et irrésistible et ses paroles patriotiques exhortent les corses à l’amour et à la défense du pays en se réunissant au son du culombu, cette conque marine déjà utilisée par les anciens pour sonner le rassemblement face à l’ennemi.
Le texte, puissant, demeurera pourtant dans l’ombre de la guerre à cause de l’irrédentisme de Petru Rocca. Persuadé que l’île n’avait pas grand-chose à attendre de la France, pour la reconnaissance de sa particularité, de son histoire et de sa langue, l’auteur a flirté avec les idées mussoliniennes. Raison pour laquelle le texte ne fut enregistré pour la première fois qu’en 1963 par le ténor Antoine Griffoni.
Deux autres versions (Jean-Paul Martini puis Yana Riccu) seront enregistrées avant celle, fameuse, de Canta u Populu corsu. Le groupe en fera son hymne, interprété à chaque concert. En 1973, il rebaptisera l’innu corsu en u culombu. La chanson, souvent sous-titrée cantu autunumistu corsu dans les années soixante-dix, a été adoptée comme hymne par les nationalistes, avant la réactivation du Dio vi salvi Regina lors du Riacquistu.

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