Sans être duc, baron, marquis ou comte,
Nous, Compagnons, nous avons un blason
Depuis longtemps nous le portons sans honte,
Car il est pur de toute trahison !
Nous n’avons pas large bande de sable,
Ni besants d’or sur noble champ d’azur,
bis Mais ce blason est pourtant respectable,
Car ses couleurs brillent d’un éclat pur.
Quand Salomon, maître Jacques et Soubise,
Aux temps jadis, bâtirent au Seigneur,
En Palestine, une éternelle église,
O tout brillait de gloire et de splendeur.
Ces grands travaux acquirent à nos maîtres.
Dans l’univers, un immortel renom.
bis Le sanctuaire en ce temps l’a vu naître
L’ordre sacré des nobles Compagnons.
Ordre éclipsé de la chevalerie,
Vous qui portiez et la lance et la croix,
De vos exploits la terre était remplie.
Les plus grands noms s’inclinaient sous vos lois ;
La faux du temps a fauché la cruelle,
Ces preux guerriers, ces nobles champions.
bis Malte et Templiers sont tombés sous son aile,
Tous, excepté l’ordre des Compagnons.
Mais le devoir ne craint pas son atteinte,
Car nous aimons ces grandes vérités:
Fraternité, valeur, amour et crainte.
A nos secrets, à nos serments jurés,
L’union seule engendre la concorde,
Nous rougissons des erreurs du passé.
bis Notre alliance a banni la discorde,
Nous sommes tous liés par l’amitié.
De nos anciens conservons la couronne,
Et nos cadets, plus tard, la défendront.
L’éternité, c’est l’honneur qui la donne
Aux lois, aux peuples, aux institutions
L’Ami-des-Filles qui pour vous ici chante
Gloire immortelle à notre vieux blason
bis Dit qu’au seul jour de la grande tourmente
S’éclipseront mystères et compagnons













