Paroles de

Un joen pastor quitava

Paroles de

Un joen pastor quitava

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Un joen pastor quitava
Son pèis e sas amors
E com aquo cantava
Sas penas e dolors

Adiu simple cabana
Qui m'(a) vist au capceron
Que me’n voi ta la plana
Dinc a l’aute seson

Adiu donc ma bergèra
Bergèra ma gaujor
Que quiti la heuguèra
De l’on hasèm l’amor

Los suenhs de mas aulhetas
M’apèran tà Bordeu
Adiu mas amoretas
Que tornerèi batléu

Rossinhou qui gorguejas
Près d’aqueth arribet
Qui tostemps amorejas
Hens aqueste bosquet

Temuenh de ma tendressa
Tu qui ved(e)s lo men goei
Velha que ma mestrèssa
No’m traheisca jamei

Que t’esàs dab Anneta
Pigon b’ès donc uros
Près de l’amistoseta
Guarderàs los motons

E jo tà l’arribera
Ailàs voi donc languir
E luenh de ma bergèra
De dolor voi morir

Si cau fenir sa canta
Lo maluros pastor
De sa plenta tocanta
Lo monde s’esmavo

Que quiti lo vilatge
En regretant Anna
Mes ailàs la volatge
Va léu cambiar d’amor

À propos

« Un joen pastor quitava » est une chanson pastorale en langue gasconne, portée par la tradition orale du Sud-Ouest de la France. Un jeune berger y fait ses adieux à sa bergère Anneta avant de partir pour Bordeaux, incarnant le thème classique de la séparation amoureuse en pays gascon.

Histoire

« Un joen pastor quitava » appartient au répertoire des chansons pastorales en langue gasconne, variété d’occitan parlée en Gascogne, dans les Landes et le Béarn. Anonyme et transmise oralement, elle illustre l’un des motifs les plus constants de la poésie populaire du Sud-Ouest : le berger amoureux contraint de quitter sa bergère pour rejoindre la ville. La référence à Bordeaux — « Bordèu » dans le texte — ancre le chant dans la géographie vivante du piémont pyrénéen et de la grande plaine landaise.

La Gascogne a produit l’une des traditions pastorales les plus abondantes de France. Au XIXe siècle, le folkloriste Jean-François Bladé (1827-1900) en a recueilli des centaines d’exemples dans ses Poésies populaires de la Gascogne (3 volumes, 1881-1882), révélant un corpus où alternent plainte amoureuse, départ forcé et fidélité mise à l’épreuve. « Un joen pastor quitava » s’inscrit pleinement dans cette tradition, reprenant la structure en strophes d’adieux successifs — à la cabane, à la bergère, aux brebis, au rossignol — qui en fait un véritable chant de séparation.

La construction poétique du texte mérite attention : le rossignol (rossinhou) y est convoqué comme témoin de la tendresse du berger, topos hérité de la lyrique occitane médiévale. La fin, amère, révèle qu’Anneta — la bergère aimée — changera bientôt d’amour, « va léu cambiar d’amor », conférant au chant une teinte tragique rare dans le genre pastoral, souvent idyllique.

Aujourd’hui, ce chant fait partie du répertoire vivant des cercles occitans et gascons du Sud-Ouest, interprété lors de veillées, de festivals de langue d’oc et par les chorales régionales attachées à la préservation du patrimoine vocal gascon.

Adieux à la Touraine

Texte pris dans « chansons nouvelles » de L.-P. Journolleau, dit Rochelais l’Enfant-Chéri. Compagnon boulanger (Surgères, 1870) 

Timbre non retrouvé : « Le Cabanon ».

Chanté par R. Edeline, Tourangeau-la-Franchise, Compagnon Boulanger.

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A mes hommes qui sont morts

Poème du capitaine de Borelli, officier de la Légion Étrangère : « A mes hommes qui sont morts, et particulièrement à la mémoire de Tiebald Streibler, qui m’a donné sa vie le 3 mars 1885 ».

Récitation (tronquée) par l’ESM Saint-Cyr en lien Youtube.

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La Bourguignonne (Joyeux enfants de la Bourgogne)

« Joyeux Enfants de la Bourgogne » est un chant traditionnel français qui célèbre la région de Bourgogne, située dans l’est de la France. La chanson est empreinte d’un sentiment de fierté et d’appartenance à cette belle région viticole et culturelle.

Les paroles de « Joyeux Enfants de la Bourgogne » mettent en avant les atouts de la Bourgogne : ses paysages pittoresques, son vin renommé et son patrimoine culturel. La chanson célèbre la joie de vivre et la convivialité qui règnent en Bourgogne, invitant les gens à se réjouir et à partager des moments de bonheur et de fraternité.

« Joyeux Enfants de la Bourgogne » est souvent interprétée avec entrain et enthousiasme lors de rassemblements festifs et de manifestations culturelles en Bourgogne. Elle incite à la danse et à la célébration, créant une ambiance de joie et de camaraderie.

La chanson est un hommage à la région de Bourgogne et à son mode de vie chaleureux. Elle évoque l’amour des Bourguignons pour leur terre, leurs traditions et leur patrimoine. Elle véhicule l’image d’une Bourgogne accueillante, où l’on sait profiter des plaisirs simples de la vie.

Aujourd’hui, « Joyeux Enfants de la Bourgogne » est un symbole de l’identité bourguignonne, rappelant les richesses culturelles et viticoles de la région. Elle invite les gens à découvrir et à apprécier les charmes de la Bourgogne et à célébrer la vie avec enthousiasme et gaieté.

<ins>Autre version : </ins>

3 – Ma femme est aimable
Et sur ses appas,
Quand je sors de table,
Je ne m’endors pas.
Mon humeur est bonne
Lorsque je suis plein
Et ma Bourguignonne
Jamais ne se plaint.

4 – Madère et Champagne
Approchez un peu.
Et vous, crus d’Espagne
Malgré tout votre feu.
L’ami de l’ivrogne
Réclame ses droits,
Devant la Bourgogne,
Saluez trois fois.

5 – Puisque tout succombe
Un jour je mourrai
Jusque dans ma tombe
Pourtant je boirai
Je veux dans la terre
Au pied de mon corps
Qu’on mette mon verre
Rempli jusqu’au bord.

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Es führt drei König Gottes Hand

A partir de « Chansons Populaires d’Alsace », J-Baptiste Weckerlin, p. 73

Cantiques de Strasbourg 1697

Traduction/adaptation en alsacien : Gérard Leser

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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