Paroles de

Morlana

Paroles de

Morlana

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Per Sent Laurenç a Morlana,
I avé lua sus los teits,
E la hésta a las platanas,
Qu’arribavi de la nueit.

Morlana cantava,
Jo qu’èri amoros,
Quimèra, engüera,
Lo ser qu’èra tant doç.

Qu’i trobèi ua gojateta,
Asseduda au canton,
Qu’èra din trop tristoneta,
Que sorti l’acordeon.

Que joguèi ua musiqueta
Qui m’avèn cantat los vielhs,
Que vedoi ua estaleta,
Qui se la cado deus uelhs.

Non sèi pas tot de la vita,
Mes que sèi que lo Bon Diu,
Qu’a inventat la musica,
T’à d’aquera larma, aquiu.

Adiu, donc, adiu Morlana,
Qu’as la lua sus los teits,
E la hèsta a las platanas,
Que me’n torni tà la nueit.

À propos

Morlana est un chant traditionnel occitan emblématique du patrimoine musical de l’Occitanie, une région riche en culture et en histoire. Ce chant populaire, souvent interprété lors des fêtes locales et veillées, est un hommage aux paysages de la région, aux légendes occitanes, et aux traditions locales.

Le chant Morlana se distingue par sa mélodie entraînante qui, malgré des thèmes parfois mélancoliques comme l’exil ou l’amour perdu, incarne l’attachement profond des Occitans à leur terre. Transmis de génération en génération, ce chant occitan est un pilier de la culture musicale du Sud-Ouest de la France.

Sur ChantsDeFrance.fr, nous vous invitons à découvrir ou redécouvrir Morlana et d’autres chants populaires occitans. Ce patrimoine musical traditionnel fait partie intégrante de l’histoire culturelle française, et nous nous engageons à le préserver et à le transmettre à travers nos ressources dédiées aux chants français.

La Tour, prends garde

Chanson de jeu, avec plusieurs rôles. Peut aussi se chanter à une seule voix, en changeant les intonations.

C’est une chanson dialoguée, construite sur un air de chasse de l’époque de Louis XV. Le Duc de Bourbon dont il est question ici serait le connétable de Bourbon, cousin de roi de France François 1er. Charles de Bourbon participa à la bataille de Marignan, mais en 1521, le décès de sa femme, petite-fille de Louis XI, morte sans enfants, est la cause de sa brouille avec François 1er pour des questions d’héritage. Dépouillé, il choisit de trahir son maître et se retrouva avec Charles Quint dans les rangs des vainqueurs de Pavie.

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Stella Splendens

Chant issu du Livre Vermeil de Montserrat.

Le Livre vermeil de Montserrat (en catalan : Llibre Vermell de Montserrat) est un recueil de textes religieux, parmi lesquels figurent plusieurs hymnes de la fin du Moyen Âge. Le manuscrit a été réalisé au XIVe siècle à l’abbaye de Montserrat, en Catalogne, où il se trouve toujours aujourd’hui.

Le manuscrit a été écrit vers 1399 et contenait environ 350 pages (172 doubles pages format in-folio), dont seulement 137 nous sont parvenues, notamment en raison de l’incendie qui ravagea le monastère en 1811, pendant la guerre d’indépendance espagnole. Le titre fait allusion à la couverture de velours rouge qui contenait le recueil à la fin du XIXe siècle. Toutes les œuvres sont anonymes.

Le monastère abrite le sanctuaire de la Vierge de Montserrat, qui était un lieu de pèlerinage très fréquenté au moment de l’écriture, de la réalisation du manuscrit.

Traduction 

1 – Étoile resplendissante sur la montagne, telle un rayon du soleil
Sertie de miracles, Exauce les prières de ton peuple.

2 – Tous les peuples accourent ensemble, Remplis de joie;
Riches et pauvres, Grands et humbles,
Gravissent la montagne, Pour voir de leurs yeux
Et en redescendent, Remplis par la grâce.

3 – Les princes et les Grands, Ceux de souche royale,
Les puissances du siècle, Une fois obtenu
Le pardon de leurs péchés, le proclament en se frappant la poitrine,
C’est ici qu’à genoux, Ils clament « Ave Maria ».

4 – Les prélats et les barons, Les comtes illustres,
Tous les religieux et tous les prêtres,
Soldats, marchands, Citadins, marins,
Bourgeois, Pêcheurs, Tous ici rendent grâce.

5 – Les paysans, les laboureurs, Mais aussi les notaires,
Avocats, sculpteurs, Tous les charpentiers,
Cantonniers et couturiers, Mais aussi les fileurs,
Tous les artisans, Rendent grâce ici.

6 – Reines, comtesses, Illustres dames,
Puissantes et servantes, Jeunes et humbles,
Vierges et vieilles, Et puis les veuves,
Et les religieuses escaladèrent Aussi cette montagne.

7 – Ces foules s’assemblèrent, Ici pour présenter leurs requêtes,
Dire leurs remerciements, Et pour rendre grâce.
Elles enrichirent ce lieu. Comme tous, en voyant ce spectacle,
Elles apportèrent leur joie, Et purent repartir délivrées.

8 – Tous alors, des deux sexes, purifions
Notre âme par la prière, prions avec dévotion
La Vierge pleine de gloire, la mère de clémence.
Puissions nous la voir dans les Cieux, vraiment, elle qui est pleine de Grâce. »

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Was braucht man auf dem Bauerndorf

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 201.

Collecté à Hunspach en 1928 (mélodie), et à Hunaweier en 1880 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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