Paroles de

Vive les bordelaises !

Paroles de

Vive les bordelaises !

Écouter sur :

Bordeaux la jolie ville,
Ah ! le charmant séjour !
Faut quitter cette ville
Pour aller voir Paris
Le Devoir nous engage
D’y aller faire un tour
Adieu brunes et blondes
Adieu jusqu’au retour.

(Refrain)
Vive les Bordelaises
C’est le refrain de nos amours
Beau sexe de la Gironde
J’irai te voir un jour.

Adieu la place d’armes
Les allées de Tourny
Et la place Dauphine
Rien n’est aussi joli
De là on voit la rade
Couverte de bâtiments
Rien n’est plus remarquable
Pour tous nos arrivants.

(Refrain)
Vive les Bordelaises
C’est le refrain de nos amours
Beau sexe de la Gironde
J’irai te voir un jour.

Et vous jeunes fillettes
Qui n’avez pas d’amants
Faites la connaissance
D’un Compagnon Passant
Qui vous sera fidèle
Qui vous fera la cour
Oui vous rendra heureuse
La nuit plus que le jour.

(Refrain)
Vive les Bordelaises
C’est le refrain de nos amours
Beau sexe de la Gironde
J’irai te voir un jour.

Et vous renards infâme
Qui n’avez pas l’honneur
Sur le beau Tour de France
De porter les couleurs
Ni même le mérite
Ni même le savoir
D’être Aspirants dans l’âme
Compagnons du Devoir.

(Refrain)
Vive les Bordelaises
C’est le refrain de nos amours
Beau sexe de la Gironde
J’irai te voir un jour.

Si vous voulez connaître
L’auteur de ces couplets
Allez donc en Provence
Là vous le trouverez
C’est sur les bords de l’Isle
Que vous pourrez le voir
Il se nomme Champagne
Compagnon du Devoir.

(après le cinquième couplet, sur l’air du refrain)
En voyageant la France
Chantons, rions, gais Compagnons
L’honneur et la science
Voilà notre renom.

(plus refrain)
Vive les Bordelaises
C’est le refrain de nos amours
Beau sexe de la Gironde
J’irai te voir un jour.

À propos

Chanté par Edeline, Tourangeau-la-Franchise, Compagnon Boulanger du Devoir.

Auteur inconnu. Texte transmis oralement.

Retrouvez ce chant dans :

Bruder Liederlich

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 240.

Collecté à Ingweiler en 1832 (mélodie), et à Alteckendorf en 1856 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La complainte des papetiers d’Angoulême

Depuis l’introduction des premiers moulins à Troyes et Essonnes au milieu du XIVe siècle, la papeterie a progressé dans tout le royaume pour devenir au XVIIe siècle la plus importante de toute l’Europe. Importante par la production mais aussi par la qualité des produits fabriqués. On vient d’Angleterre, de Hollande pour chercher les papiers destinés aux plus belles éditions. Les revenus de ces exportations sont devenus très importants et le pouvoir royal a toujours un œil très attentif sur la corporation pour éviter que le support de sa propagande et le pourvoyeur de ses caisses ne puissent manquer ou passer en des mains étrangères. De nombreuses fois, le Roi est intervenu pour signifier sa volonté à ses sujets et mettre bon ordre aux exactions de certains papetiers. Malgré lois, décrets et édits, subsistent au siècle des lumières les quatre grandes plaies de la "papetterie" :

  • manque de matières premières ;
  • corporatisme ;
  • passivité des Maîtres ;
  • intervention de l’État.
  • Le corporatisme

Pour mettre un terme aux conflits permanents entre maîtres et compagnons, le Roi (Louis XV) se décide à agir.  L’arrêt royal du 27 janvier 1739 devient un véritable code de la papeterie qui définit :

  • l’âge minimum de l’apprenti à 12 ans
  • l’apprentissage à 4 ans qui donnera droit à un brevet d’apprenti
  • le compagnonnage à 4 ans débouchant sur la présentation d’un chef d’œuvre aux garde-jurés et aux principaux Maîtres. Dans le meilleur des cas, un apprenti ne pouvait donc devenir leveur qu’à 20 ans.

Au lieu de rétablir le calme, cet arrêt met le feu aux cuves.

La "plainte des papetiers" date de cette époque de revendications des compagnons papetiers et de leurs conflits avec leurs maîtres.

Source : http://www.jamoni.net/pages/repertoire/les-chants-anciens/la-plainte-des-papetiers.html

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Aux marches du palais

Chanson traditionnelle du XVIIIème siècle, « Aux marches du Palais » a connu un succès considérable et est toujours reprise à l’heure actuelle. La raison de cette longévité réside dans le thème bien sûr : l’amour mais aussi dans les double-sens érotiques.

La mélodie reprise à plusieurs voix est un peu traînante , comme il était de coutume autrefois, mais très plaisante.

Près des marches du palais, on ne trouve pas de princesse (elles sont à l’intérieur du palais) mais une fille du peuple, cependant celle-ci est si jolie que sa beauté en fait presque une reine, une reine de beauté élue par le peuple, pourquoi pas.

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