Paroles de

La Sagesse a dressé une table

Paroles de

La Sagesse a dressé une table

Écouter sur :

10 – Tant de fois, le malheur a éprouvé le juste
Mais toujours, le Seigneur l’a délivré,
Il veille sur lui, il garde tous ses os,
Pas un seul ne sera brisé.

11 – Le mal fera mourir le méchant,
Lui qui avait pris en haine le juste, il sera condamné.
Le Seigneur rachète la vie de ses serviteurs,
En lui, ils ont cherché refuge, ils ne seront pas condamnés.

(Refrain) La sagesse a dressé une table,
Elle invite les hommes au festin.
Venez au banquet du Fils de l’Homme,
Mangez et buvez la Pâque de Dieu.

1 – Je bénirai le Seigneur en tout temps,
Sa louange sans cesse à mes lèvres.
En Dieu mon âme trouve sa gloire,
Que les pauvres m’entendent et soient en fête !

2 – Proclamez avec moi que le Seigneur est grand,
Exaltons tous ensemble son nom !
J’ai cherché le Seigneur et il m’a répondu
De toutes mes terreurs il m’a délivré.

3 – Tournez vous vers le Seigneur et vous serez illuminés
Votre visage ne sera pas couvert de honte ;
Un pauvre a crié, et Dieu a entendu,
Le Seigneur l’a sauvé de toutes ses angoisses.

4 – L’ange du Seigneur a établi son camp,
Il entoure et délivre ceux qui le craignent.
Goûtez et voyez que le Seigneur est doux,
Bienheureux l’homme qui trouve en lui son abri !

5 – Saints du Seigneur, adorez le Seigneur,
Ceux qui le craignent ne manquent de rien.
Les riches s’appauvrissent et ils ont faim,
Mais ceux qui cherchent le Seigneur sont comblés de tout bien

6 – Venez, mes fils, écoutez moi
Je vous enseignerai la crainte du Seigneur ;
Quel est l’homme qui désire la vie
Qui aime les jours où il voit le bonheur ?

7 – Que ta langue se garde du mal
Et tes lèvres du mensonge.
Ecarte-toi du mal et fais le bien,
Recherche la paix et poursuis-la toujours.

8 – Le Seigneur tourne sa face contre ceux qui font le mal
Pour effacer de la terre leur souvenir
Mais ses yeux regardent ceux qui l’aiment
Il tend l’oreille, vers ceux qui l’appellent.

9 – Ils ont crié, et le Seigneur a entendu,
De la détresse, il les a délivrés.
Il est proche de ceux qui ont le cœur brisé
Il vient sauver ceux dont la vie est déchirée.

À propos

Paroles : Frère Daniel Bourgeois, Frère Jean-Philippe Revel -

Musique : Père André Gouzes o.p.

La légende du feu

Indémodable pour des débuts de veillée, cet éternel chant de joie a lui aussi été écrit par Jacques Sevin sur la musique d’Henri Colas intitulée "Feu de bois, feu de charbon". Ce chant a été publié dans de nombreux carnet de chant de tout les mouvements (tra-son, diapason bleu, hodari…) et dans plusieurs pays comme en France, en Suisse et en Belgique depuis 1945. Une interprétation de ce chant a été faite dans "60 années de chants Scouts de France" par la chorale "A cœur de joie" franco-allemande.

Comment doit-on danser la Légende du Feu ?

La Légende du feu a été écrite pour Chamarande (lieu où se tinrent les camps de formation des Scouts de France de 1922 à 1951), et c’est là qu’elle a été dansée pour la première fois. Les altérations dont elle a été l’objet nous invitent à donner ici la seule façon correcte et élégante de la danser.

Trois remarques d’abord :

Le nombre de danseurs n’est pas indifférent. Pour un feu limité par des bûches de 2 mètres de long environ, il faut 16 danseurs au maximum : quatre face à chaque côté (12 est un peu juste),

Pour éviter l’essoufflement et assurer la régularité de la danse, les danseurs ne doivent pas chanter. Le chant est donné par un autre groupe, qui ne danse pas. Celui-ci veille en chantant à ce que les danseurs puissent suivre le rythme du chant.

Les danseurs forment le cercle autour du feu, en se donnant la main. Durant le couplet, on s’approche ou s’éloigne alternativement du feu; durant le refrain seulement, on danse en rond.

Mouvement du couplet :

« Les scouts ont mis la flamme »

Partant du pied gauche, marche vers le feu. En prononçant « flamme », on met le pied gauche sur le rebord du feu.

« Au bois résineux »

Marchant à reculons, on se retrouve à son point de départ sur la syllabe « neux ».

« Écoutez monter l’âme »

Départ du pied gauche comme au 1er vers; pied gauche sur le rebord du feu à la syllabe « âme ».

« Qui palpite en eux »

Retour à reculons, sur la syllabe « eux ». Cette marche aller et retour doit être rythmée, légère, sur les pointes, accompagnée d’un léger balancement des bras.

Mouvement du refrain :

Le refrain est une ronde; ce n’est pas une farandole échevelée; ronde cadencée et régulière : éviter absolument de courir.

« Monte flamme légère,

Feu de camp, si chaud, si bon »

On tourne, vers sa droite. Les mains unies, en sautant légèrement sur ses pointes (le chant dit : mystérieux et très doux – donc rien de violent). Sur la syllabe « bon » (1er temps de la 2e mesure), on repart vers la gauche tandis qu’on chante :

« Dans la plaine ou la clairière,

Monte encore et monte donc. »

Remarquez le mezzo forte du chant. Sur la syllabe « donc », chacun si l’on a dansé régulièrement doit être revenu à sa position de départ.

On commence alors un 3ème mouvement : reprise de marche vers le feu.

Sur la syllabe « Mon » (2e temps de la 9e mesure), on marche vers le feu comme durant le couplet, mais à la dernière syllabe de la répétition :

« Monte encore et monte donc »

On monte des deux pieds sur le cadre. 4 danseurs de chaque côté, en élevant au moment où l’on arrive, les bras vers le ciel, les mains restant unies. On demeure ainsi immobile durant le point d’orgue, sur « donc ».

Puis, tandis qu’on chante

« Feu de camp si chaud si bon, »

On redescend en ramenant les bras à leur position normale et l’on revient à reculons à la place où l’on doit se trouver, sur la syllabe « bon ».

Sous peine de rendre la chanson inintelligible, les couplets doivent être chantés dans l’ordre. Pour abréger on peut sauter les couplets 7 à 12.

Les couplets #15 et #16 doivent être chantés et dansés de plus en plus lentement.

À la fin du dernier refrain, le cercle étant alors à sa plus grande dimension, les danseurs, en conservant encore les mains unies, saluent en s’inclinant vers le feu.

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Lou Mazuc

Ecrit en 1943 par un prêtre de La Terrisse, village des plateaux de l’Aubrac près de Laguiole.

Ce chant est considéré comme l’hymne de l’Aubrac. Elle décrit la vie des buronniers sur ce plateau. Ces hommes qui trayaient les vaches Aubrac sur les plateaux du même nom et qui fabriquaient leur fromage dans leurs cabanes étaient appelées "burons".

Après la Seconde Guerre mondiale, la race Aubrac et le dur métier de buronnier déclinèrent, et avec eux toute l’économie des plateaux de l’Aubrac. Pour sauver le fromage de la région et la race Aubrac, André Valadier, figure emblématique de l’Aveyron, créa en 1960 la coopérative Jeune Montagne afin de réunir les différents éleveurs, la coopérative, située à Laguiole, produit le fromage du même nom, et a permis de sauver l’élevage laitier de la région.

Désormais, il ne reste plus qu’un buron en activité.

Traduction française :

LE MAZUC

1 – Là-haut, là-haut dans la montagne,
Au milieu de chaque pâturage,
Dans l’herbe épaisse et la gentiane,
Vous trouverez une petite maison.

2 – Le cantalès, le bédélier,
Avec le pâtre,
y poussent de retentissants "ahucs",
C’est bien là notre mazuc.

3 – Quand vous entrerez dans la cuisine,
Vous y verrez comme mobilier,
Autour d’une table fort rustique,
Des baquets et des harnais.

4 – Et sur l’arrière, enterrée,
La bonne cave,
Dans la fraîcheur et dans l’obscur,
Garde la fourme du mazuc.

5 – Et tout là-haut sous la toiture,
À côté du foin pour les petits veaux,
Chacun plié dans sa couverture,
Les hommes ferment leurs petits yeux,

6 – Quand dans la nuit souffle en glapissant,
Le vent (venu) du Cantal,
Derrière le parc, bien caché,
S’endort le troupeau du mazuc.

7 – Et le matin bien réveillés,
Dans la rosée et les pieds nus,
Avec la gerle et le seau ferré,
S’en vont les hommes du mazuc.

8 – Quand les veaux ont fait un brin de tétée,
Chaque tétine sur le seau,
Donne une belle fontaine de lait,

9 – Quand, à la fin d’un repas (goûter paysan ou champêtre),
Vous goûterez la fourme d’Aubrac,
Vous penserez que, matin et soir,
Les buronniers ont trimé,

10 – Pour vous donner comme dessert,
Le bon fromage,
Et vous crierez, dans un ahuc,
Vive les hommes du mazuc !

11 – Vive tous les buronniers
Qui font la fourme et l’encalat,
Vive les pâtres des devèzes
Au milieu de leur troupeau doré.

12 – Vive les rouls et les bédéliers,
De la montagne.
Et que toujours sur chaque truc,
Demeurent debout les mazucs.

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