Ecrit en 1866 par Jean Baptiste Clément, le chant fut popularisé durant la Commune en 1871. Pour subvenir aux besoins des familles des chanteurs sont envoyés par Clement (alors maire de Montmartre) allez quêter de rue en rue, c’est ainsi que retentissent sur toutes les barricades les mots d’amour du "Temps de cerises". Clément dédiera sa chanson à "la vaillante citoyenne Louise, ambulancière" rencontrée durant la Commune. (Source: Chansons pour rire et pour pleurer – R. de Laval – 1996). Cette deuxième version, dédicacée à Louise Michel, eut un succès considérable. Jean-Baptiste Clément est aussi l’auteur de "La Semaine Sanglante".
A propos de la variante : tous les recueils publiés par Jean Baptiste Clément, de son vivant, portent (aux vers 1 et 6) : « Quand nous en serons au temps des cerises », et jamais « Quand nous chanterons le temps des cerises ». Dans l’esprit du chansonnier, le passage de ce « Quand nous en serons » au « Quand vous en serez » de la troisième strophe servait à structurer le texte. Il est probable que « Quand nous chanterons le temps… » soit apparu d’abord au sixième vers, sous l’influence du verbe « sifflera » utilisé au vers 7, et qu’il se soit ensuite installé dans l’incipit. Tout semble indiquer que Jean Baptiste Clément n’a jamais eu connaissance de cette variante, laquelle fut sans doute inventée, avant ou après la mort du chansonnier, par l’un des nombreux interprètes oubliés du Temps des cerises. (Source Wikipédia)