Paroles de

E trei brunete

Paroles de

E trei brunete

Écouter sur :

1 – N’la carée dë řa funtana
Trei fiyete ër li në stà
Ër li në stà
Le së ciamu le brünete
Tüte trei da mařiàa (bis)

2 – Ma sa mai, fa řa bigota
La ne lascia pa ‘ndàa balàa
Pa ‘ndàa balàa
Ma për le carée dë Nissa
La ři duna řa libërtà (bis)

3 – E për le carée dë Nissa
Le stiřassu di bidun
E di bidun
E së le scontru ün bër giuvu
Le ři dunu dër ciamadun (bis)

4 – E le portu trei fulaři
Un ën tèsta e ř’autr’ ën man
E ř’autr’ ën man
E pëi ř’autr’a řa curea
Për fa veiřu chë le n’han (bis)

5 – La e Cati’ ch’e řa ciü bèla
La se faita ‘ngianchìi
E ‘ngianchìi
E la va dighend a tüti
Ch’ la vòo ün bòn partì (bis)

6 – Sama ben lo ch’ e řa Briga
E řa Briga n’es pa Milan
N’es pa Milan
Ma l’e na grand’ allegria
I sügeli chë li fan (bis)

À propos

Hymne du village de la Brigue (06), en brigasque. La Brigue est un village situé sur la frontière italienne dans le sud est de la France, en haut de la vallée de la Roya.

En 1947, la commune, originellement de nationalité italienne, a été divisée entre deux pays, trois régions et rattachée à quatre communes différentes. Aujourd’hui, les habitants de La Brigue sont reliés par une montagne, une langue et quelques chansons.

La chanson parle de trois filles à marier qui vont au bal et rencontre un beau jeune. De toutes façons, c’est Cathie la plus belle. La Brigue c’est pas aussi côté que Milan, mais quand même, on y fait de bon sugeli (pâtes de la vallée).

Le Navire de Bayonne

La première adaptation moderne appartient au groupe "Malicorne" (Gabriel Yacoub). Reprise dans une nouvelle variante par le groupe québécois "Les Charbonniers de l’enfer" en collaboration avec "La Nef", en 2008

<ins>Quelques explications:</ins>

1. "Nous avons parti" : le français ancien connaît souvent cette oscillation entre les auxiliaire, surtout s’il s’agit de locuteurs mal instruits

2. "Les pointes" = … les clous

3. "Carguer" = replier, serrer les voiles autour d’une vergue ou d’un mât à l’aide des cargues (cordages)

4. "Noroît/Noroué" = vent venant du nord-ouest/point entre le nord et l’ouest

5. "J’avons reçu" = discordance fréquente en moyen français entre le pronom sujet et la flexion verbale ("j’étions", "j’avions", "je combattions"). On en rencontre dans les pièces de Molière ("Enfin donc, j’estions sur le bord de la mar, moi et le gros Lucas, et je nous amusions à batifoler avec des mottes de tarre que je nous jesquions à la teste: car comme tu sais bian, le gros Lucas aime à batifoler, et moi par fouas je batifole itou.", pour caractériser le parler paysan. Outre les explications purement linguistiques, il y aurait, selon certains auteurs, un sens différent entre "je combattais" (c’est moi seul qui faisait ça) et "je combattions" (le narrateur raconte une action générale).

5. "Dalots" = trous percés dans le pont ou le pavois du navire pour l’évacuation de l’eau

​6. "Fournir" = satisfaire, remplir sa tâche

7. "Qu’en a composé la chanson" = celui qui a composé la chanson

Lire la suite »

Bettler und Spengler

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 223.

Collecté à Zöbersdorf en 1914.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

Lire la suite »

Nos derniers articles