Paroles de

Das Lied vom Marlborough

Écouter sur :

1 – Malbrogh ritt uf sim Schimmel,
Mirongtong, tong tong, mirotaine.
Malbrogh ritt uf sim Schimmel,
Ganz wacker in d’r Krieg,
Ganz wacker in d’r Krieg.

2 – Ihr derfe’s sicher gloiwe,
An Ostre kommt er zeruck.

3 – Die Ostre geht vorewer,
Malbrogh isch no nit do.

4 – Mer kumme geje d’Pfingste,
Die Pfingste geht vorbei.

5 – Malbrogh losst sich nit here,
Wer Teufels hebt ne an ?

6 – Die Taj und Johr verschwinde,
D’Madame verzwiefelt schier.

7 – Sie geisst uf ehre Termle
Un schreit : Malbrogh, wo bisch ?

8 – Sie gseht Botschafter sprange
En allem tiefschte Leid.

9 – Sie frojt sie üs mit Schrecke,
Was ehre Mannle macht.

10 – O jeh ! Madame, wie treschte,
Vor Weh verspringt is ‘s Herz.

11 – Verlosst sie ehri Kleider,
So rosafarwig scheen.

12 – Herr Malbrogh isch is gstorwe,
Er lejt im kiele Grund.

13 – Mer hen ‘ne schun begrawe,
Er ka zefrede sin.

14 – Sin Grab isch jetzt umwachse
Mit Brombernesslekrüt.

15 – E Frosch tüet als dra hople
On regaliert sich dra.

16 – E Amsel tüet ihm singe
E trürigs Abschiedslied.

17 – Mit siner Licht sen gange,
Was labt un schwabt im Land.

18 – Jo, sine Seel isch gfloje
Bekränzt ins Paradies.

19 – Schwadrone Edelsdame
Mit Schleier bis an d’Fiess.

20 – Viel Blondi un viel Brüni
On schwarzi wie ‘ne Krapp,

21 – Viel kleini un viel grossi
On Herre töjsigswis.

22 – Sin Todesschar isch gfahre
Pompös un stolz im Schritt.

23 – Wer het ‘ne dann gezoije ?
Bi zwanzig wissi Pferd.

24 – Drnewe sin gange her
Vier jungi Offizier.

25 – Was han si denn getrage
Vom Held fer Wunderdings ?

26 – D’r erst si grosse Daje,
D’r zweit si Harnischkleid.

27 – D’r dritt si rachte Stifel
Un sini scharfi Lanz.

28 – D’r viert, geneigt züem Schwitze,
Erbarmlig het getrürt.

29 – Üs alle Oije Träne
Sin gflosse wie e Strom.

30 – Un d’Müsikinstrumente
Harzbrachend han getönt.

31 – ‘s Malbroghs beriehmti Tate
Uf Marmel stehn gedruckt.

32 – Do schliess i jetzt mi Liedle,
D’Froij Amsel singt de Rascht.

À propos

Version alsacienne de Malborough s’en va en guerre

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1, page 222.

Volksweise aus dem Jahre 1785, texte de Colmar, 1863.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Le Facteur n’est pas passé

« Le Facteur n’est pas passé » est une comptine française du répertoire des jeux de ronde, associée au traditionnel jeu du mouchoir. Sans auteur connu, elle appartient à la transmission orale de l’enfance et mêle l’apprentissage des jours de la semaine à la tension d’un jeu de poursuite en cercle.

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Partant pour la Syrie

Auteurs : Hortense de Beauharnais (musique), Comte Alexandre de Laborde (paroles).

Hymne officiel du Second Empire.

Partant pour la Syrie, traditionnellement daté de 1807, est un exemple classique des chansons ou romances évoquant l’esprit du Moyen Age et de ses troubadours, genre qui fleurit sous le Premier Empire. La mélodie fut initialement attribuée à Hortense de Beauharnais, belle-fille de Napoléon. Puis le musicologue Arthur Pougin désigna, comme étant l’auteur véritable de la mélodie, un certain Louis-François-Philippe Drouet (1792-1855), flûtiste à la cour de Louis roi de Hollande.

Les paroles furent écrites par le Comte Alexandre de Laborde (1774-1842), archéologue. De récentes découvertes expliquent la dés-attribution par Pougin, par son opposition au Second Empire, et confirment Hortense comme étant l’auteur de la musique de Partant pour la Syrie composée à Malmaison " pendant que [sa] mère jouait au tric-trac’ (Mémoires, vol. 3, p. 119).

Le poème raconte l’histoire d’un croisé, Dunois, qui prie la vierge Marie de le bénir avant son départ à la croisade en Syrie. Victorieux, Dunois est récompensé par son seigneur, qui lui accorde la main de sa fille Isabelle. L’histoire utilise le personnage célèbre du Comte de Dunois, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc. Cependant le " vrai " Dunois n’alla jamais en Syrie et n’épousa pas la fille de son seigneur. Considéré comme séditieux sous la Restauration ce chant fut un cri de ralliement des bonapartistes durant les heures sombres d’avant le Second Empire.

Partant pour la Syrie connut un immense succès populaire sous le Premier Empire mais également pendant la Restauration puis le Second Empire. Louise Cochelet, lectrice de la reine Hortense, écrivit dans ses mémoires (vol. 1, p. 46-47) que la romance Le beau Dunois " fut tant chantée que les orgues de Barbarie la répétaient sans cesse dans les rues, dans les promenades, en tous lieux. Enfin on en était poursuivi à tel point que, quoique l’air de cette romance soit charmant, on finissait par en être fatigué. " Cette popularité ne devait pas diminuer. Pendant les décennies suivantes cette romance devait être connaître de nombreux arrangements pour différents instruments, par des compositeurs tels que Bochsa ou Dussek. Un ensemble de variations a même été édité pour le flageolet ! La mélodie de la reine Hortense roman connût son apogée sous le Second Empire, en devenant une sorte de deuxième " hymne national " de l’Empire, joué à presque chacune des cérémonies officielles. Bien qu’encore chantée par l’armée française, la romance de la reine Hortense est aujourd’hui complètement oubliée.

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