Paroles de

Libertat / Cançon de nèrvi

Écouter sur :

1 – Tu que siás arderosa e nusa
Tu qu’as sus leis ancas tei ponhs
Tu qu’as una votz de cleron
Uei sòna sòna a plens parmons
Ò bòna musa.

2 – Siás la musa dei paurei gus
Ta cara es negra de fumada
Teis uelhs senton la fusilhada
Siás una flor de barricada
Siás la Venús.

3 – Dei mòrts de fam siás la mestressa,
D’aquelei qu’an ges de camiá
Lei sensa pan, lei sensa liech
Lei gus que van sensa soliers
An tei careças.

4 – Mai leis autrei ti fan rotar,
Lei gròs cacans ‘mbé sei familhas
Leis enemics de la paurilha
Car ton nom tu, ò santa filha
Es Libertat.

5 – Ò Libertat coma siás bela
Teis uelhs brilhan coma d’ulhauç
E croses, liures de tot mau,
Tei braç fòrts coma de destraus
Sus tei mamèlas.

6 – Mai puei, perfés diés de mòts raucs
Tu pus doça que leis estelas
E nos treboles ò ma bela
Quand baisam clinant lei parpèlas
Tei pès descauç.

7 – Tu que siás poderosa e ruda
Tu que luses dins lei raions
Tu qu’as una vòtz de cleron
Uei sòna sòna a plens parmons
L’ora es venguda.

À propos

La Libertat ou Cançon de nèrvi est une chanson révolutionnaire en occitan issue d’un texte trouvé par Claude Barsotti, de Marseille, dont l’auteur, J. Clozel, reste très méconnu. Elle a été mise en musique par Manu Théron et est interprétée pour la première fois par Lo Còr dau Lamparo.

La chanson est dédiée à Pèire Bertas (Fernand Antoine, 1864-1950), instituteur marseillais révoqué pour ses opinions socialistes.

Elle est une première fois publiée dans le journal occitan marseillais La Sartan du 6 février 1892 sous le titre original de Cançon de nèrvi.

Source Wikipédia

Traduction française :

Toi qui es ardente et nue
Toi qui as les poings sur les hanches
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui sonne sonne à plein poumons
Ô bonne muse

Tu es la muse des pauvres gueux
Ton visage est noir de fumée
Tes yeux sentent la fusillade
Tu es une fleur de barricade
Tu es la Vénus.

Des meurt-de-faim tu es la maîtresse
De ceux qui n’ont pas de chemise
Les sans-pain, les sans-lit
Les gueux qui vont sans souliers
Ont tes caresses

Mais les autres te font roter
Les gros parvenus et leurs familles
Les ennemis des pauvres gens
Car ton nom, toi, ô sainte fille
Est Liberté.

Ô Liberté comme tu es belle
Tes yeux brillent comme des éclairs
Et tu croises, libres de tout mal,
Tes bras forts comme des haches
Sur tes mamelles.

Mais ensuite tu dis des mots rauques,
Toi plus douce que les étoiles
Et tu nous troubles, ô ma belle
Quand nous baisons, fermant les paupières
Tes pieds nus.

Toi qui es puissante et rude
Toi qui brilles dans les rayons
Toi qui as une voix de clairon
Aujourd’hui appelle, appelle à pleins poumons
L’heure est venue.

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SUÈDE – DU GAMLA, DU FRIA

Du gamla, du fria est le nom de l’hymne national non officiel de la Suède. En 2000, une proposition a été faite au Riksdag pour en faire l’hymne national, mais n’a pas été retenue, la gauche s’y étant alors opposée. Cependant, Du gamla, du fria est de fait considéré comme l’hymne national par les Suédois et, lorsqu’ils parlent de leur hymne national, c’est toujours en se référant à Du gamla, du fria.

Ses paroles ont été écrites par Richard Dybeck en 1844. Le compositeur suédois Edvin Kallstenius a fait un arrangement de la mélodie traditionnelle du Västmanland7.

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Pardon Spezed

Suite sudarmoricaine est une chanson bretonne paillarde en breton, sur l’air traditionnel Pardon Spezed, le « pardon de Spézet »,

popularisée par Alan Stivell dans les années 1970. Il fut en effet le premier et le seul titre en breton n°1 du Hit parade d’Europe 1.

Cette chanson figure sur le recueil "Kanomp Uhel", édité par Coop Breizh.

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La chanson grivoise raconte l’histoire d’un jeune homme qui se rend au pardon de Spézet et qui y rencontre une jeune fille. Ils se rendent dans un champ et y font l’amour. L’homme attrape la vérole. Conduit à l’hôpital, il est amputé de sa « grande queue » qui est jetée par la fenêtre et finit par être mangée par un chien-loup errant qui en meurt.

La chanson se compose d’un air traditionnel breton, un an-dro Vannetais (Sud) qu’Alan Stivell avait entendu lors d’un stage de musique.

Les paroles originales, d’un auteur inconnu, datent des années 1950-60 et racontent une nostalgique histoire d’amour déçu comme il en existe beaucoup. Les paroles paillardes ont été imaginées par des amis du chanteur au cours d’un repas, sans prévoir qu’elles allaient dépasser ce cadre. La musique s’ouvre par une mélodie jouée à la flûte irlandaise et se poursuit au rythme des percussions et des arrangements « dans l’air du temps ».

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