(Source : Club Acacia)
Nous devons cette chanson à Thédore Botrel, décédé il y a 81, le 27 juillet 1925 à Pont-Aven. Elle date de 1898 et figure dans son recueil Chansons de la fleur de lys. Ce titre est le reflet des sensibilités catholiques et royalistes de l’auteur. Ce chant évoque la grande bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 qui oppose d’Elbée, Bonchamps, La Rochejacquelein, Stofflet et les Vendéens, et de l’autre Beaupuy, Travot, Marceau, Kléber et les républicains. Kléber mène les armées vaincus à Mayence. La Convention eut décrété la destruction de la Vendée. Henry de La Rochejaquelein y porte à son chapeau, sur sa poitrine et à son côté, trois mouchoirs blancs de Cholet, afin de mieux se faire reconnaître de ses hommes, mouchoirs qui le désignent tout aussi sûrement aux balles républicaines. Botrel remplace ici La Rochejaquelein par Charette.
Le Le fabricant choletais Léon Maret crée à la suite du succès de ce chant le mouchoir rouge de Cholet, symbolisant le sang des Vendéens . Il en offrit un à Théodore Botrel en offrit à son tour à ses amis pour accompagner sa chanson. Il la chantera pour la première fois lors du concert annuel de l’Orphéon local, le dimanche 29 avril 1900. Théodore Botrel était un chansonnier nationaliste. Il a notamment était l’un des actifs soutiens de la Ligue des Patriotes de Paul Déroulède.
Parfois (chez Thierry Decruzy) une petite modification : couplet 5 : « On visait le cœur de Charette,/ On trouait celui qui t’aimait, » et à la fin de ce couplet « tes petits mouchoirs » au lieu des « les petits mouchoirs » et, au couplet suivant : « Mais qu’est cela » au lieu de « qu’est-ce là »