Paroles de

Les adieux suisses

Écouter sur :

1 – Nous étions trop heureux mon amie
Nous avions trop d’espoir et d’amour
Nous croyons nous aimer pour la vie
Mais hélas, les beaux jours
Sont si courts. (bis)

2 – Le bonheur dure peu sur la terre
Entends-tu tout là-bas, le tambour
Mon doux cœur je m’en vais à la guerre
Ne crains rien jusqu’au jour
Du retour. (bis)

3 – L’ennemi a franchi nos frontières
Il a pris nos maisons et nos champs
Pour reprendre le pays de nos pères
Il faut vaincre ou mourir
Bravement. (bis)

4 – Tes baisers étaient doux à mes lèvres
Ton sourire était doux à mes yeux
Aujourd’hui tes larmes sont amères
Donne-moi le baiser
De l’adieu. (bis)

5 – Compagnons, si le sort veut que je meure
Retirez cet anneau de mon doigt
Mon amie est là-bas qui me pleure
Dites-lui cette bague
Est à toi. (bis)

À propos

"Les Adieux suisses" est une chanson qui raconte le départ d’un soldat suisse à la guerre et son amour pour sa petite amie restée en Suisse.

Il y a eu une tradition de service militaire suisse dans des armées étrangères, tradition qui perdure aujourd’hui au Vatican.

En 1515, suite à la bataille de Marignan, François Ier a signé un traité de paix perpétuelle avec les Suisses qui s’engageaient à fournir des soldats au service du Roi de France. Ce traité a été respecté jusqu’à la chute de la monarchie française en 1792. Selon les chansonniers militaires, "Les Adieux suisses" ont été chantés par les Gardes suisses lors de leur massacre aux Tuileries en 1792. La coopération de la Suisse avec la France s’est terminée en 1792.

Sous l’Empire, quatre régiments d’infanterie suisses ont été utilisés à la fois en Espagne et en Russie, et sous la Restauration, deux des huit régiments d’infanterie de la Garde Royale de 1815 à 1830 étaient composés de Suisses. En 1830, les régiments suisses ont cessé de figurer dans l’ordre de bataille de l’Armée française. Cependant, les volontaires de ces unités ont été admis dans la Légion étrangère créée en 1831 par Louis-Philippe pour le service en Algérie. "Les Adieux suisses" (également connu sous le nom de "L’Adieu suisse") fait partie du répertoire de l’Armée française en souvenir de ces unités d’élite.

En 1983, sous le commandement du colonel Quesnot, elle est devenue la chanson de tradition du 17e Régiment du génie parachutiste alors que l’unité sortait d’une longue période d’engagements opérationnels au Liban où elle a perdu deux officiers, deux sous-officiers et onze sapeurs parachutistes. Cette chanson résume les valeurs et les sentiments auxquels les sapeurs parachutistes sont très attachés : "l’amitié, la solidarité entre compagnons de combat, la nostalgie, l’amour de sa compagne et de son pays", selon le Colonel Quesnot. "Les Adieux suisses" ont été interprétés pour la première fois officiellement par le 17e Régiment en 1983 dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, lors de l’hommage national rendu à six de leurs camarades enterrés sous les décombres d’un immeuble de Beyrouth.

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Amor d’Aussau

Chant emblématique de la vallée d’Aussau dans le Béarn.

Paroles de Marcel Abbadie, musique de B. Boué.

En juin 2024 Marcel Abbadie a rajouté un couplet à la chanson, ce couplet est désormais chanté en premier !

La traduction de ce chant est proposée à la suite des paroles.

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La Tour, prends garde

Chanson de jeu, avec plusieurs rôles. Peut aussi se chanter à une seule voix, en changeant les intonations.

C’est une chanson dialoguée, construite sur un air de chasse de l’époque de Louis XV. Le Duc de Bourbon dont il est question ici serait le connétable de Bourbon, cousin de roi de France François 1er. Charles de Bourbon participa à la bataille de Marignan, mais en 1521, le décès de sa femme, petite-fille de Louis XI, morte sans enfants, est la cause de sa brouille avec François 1er pour des questions d’héritage. Dépouillé, il choisit de trahir son maître et se retrouva avec Charles Quint dans les rangs des vainqueurs de Pavie.

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Les mouchoirs de Cholet

(Source : Club Acacia)

Nous devons cette chanson à Thédore Botrel, décédé il y a 81, le 27 juillet 1925 à Pont-Aven. Elle date de 1898 et figure dans son recueil Chansons de la fleur de lys. Ce titre est le reflet des sensibilités catholiques et royalistes de l’auteur. Ce chant évoque la grande bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 qui oppose d’Elbée, Bonchamps, La Rochejacquelein, Stofflet et les Vendéens, et de l’autre Beaupuy, Travot, Marceau, Kléber et les républicains. Kléber mène les armées vaincus à Mayence. La Convention eut décrété la destruction de la Vendée. Henry de La Rochejaquelein y porte à son chapeau, sur sa poitrine et à son côté, trois mouchoirs blancs de Cholet, afin de mieux se faire reconnaître de ses hommes, mouchoirs qui le désignent tout aussi sûrement aux balles républicaines. Botrel remplace ici La Rochejaquelein par Charette.

Le Le fabricant choletais Léon Maret crée à la suite du succès de ce chant le mouchoir rouge de Cholet, symbolisant le sang des Vendéens . Il en offrit un à Théodore Botrel en offrit à son tour à ses amis pour accompagner sa chanson. Il la chantera pour la première fois lors du concert annuel de l’Orphéon local, le dimanche 29 avril 1900. Théodore Botrel était un chansonnier nationaliste. Il a notamment était l’un des actifs soutiens de la Ligue des Patriotes de Paul Déroulède.

Parfois (chez Thierry Decruzy) une petite modification : couplet 5 : « On visait le cœur de Charette,/ On trouait celui qui t’aimait, » et à la fin de ce couplet « tes petits mouchoirs » au lieu des « les petits mouchoirs » et, au couplet suivant : « Mais qu’est cela » au lieu de « qu’est-ce là »

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