Paroles de

Le p’tit boscot

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Paroles « Le p’tit boscot »

1 – Après trois ans d’un dur apprentissage
le p’tit Julot devient un ouvrier
il a quinze ans et du cœur à l’ouvrage
et tout le jour il peine à l’atelier
mais la nature envers lui peu clémente
l’a fait bossu contre-fait disgracié
les camarades constamment le tourmente
c’est le jouet de tous les ouvriers
« eh! p’tit boscot c’est-y qu’ta mère
aurait eu peur d’un dromadaire
pour te coller cette bosse sur l’dos
ah laisse m’y toucher quoi j’gagnerai le gros lot »

(Refrain 1) Dans ses grands yeux tout remplis de tristesse
on voit perler des larmes de chagrin
en se cachant le p’tit boscot s’empresse
de s’essuyer du revers de la main
qu’ai-je donc fait pour que chacun me raille
je sais pourtant qu’ils ne sont pas méchants
mais c’est mon sort il faut vaille que vaille
subir les mots les plus désobligeants

2 – C’est aujourd’hui dimanche et jour de fête
le p’tit Boscot se promène à pas lents
une fleuriste il hésite s’arrête
et fait le choix d’un bouquet d’œillets blancs
puis il s’en va portant sa blanche gerbe
mais il rencontre un groupe d’ouvriers
tiens dit l’un d’eux le Boscot il est superbe
mais ma parole il va se marier
« hé! présente-nous donc ta gosse
elle doit avoir aussi une bosse
un œil de verre un faux menton
donne donc ces fleurs, espèce d’avorton »

(Refrain 2) Dans ses grands yeux tout remplis de souffrance
on voit perler des larmes de dépit
et brusquement le p’tit Boscot s’élance
pour s’emparer des fleurs qu’on lui ravit
pâle et tremblant d’un geste de colère
il ressaisit deux œillets tout meurtris
et les cachant sous sa veste légère
d’un pas pressé tristement il s’enfuit

3 – Il n’est pas bon quand il est en colère
suivons-le donc nous allons rire un brin
le p’tit Bosco les mène hors la barrière
sans s’inquiéter il poursuit son chemin
voici Pantin et son vieux cimetière
le p’tit Bosco pénètre lentement
les ouvriers gênés suivent derrière
saisis soudain d’un noir pressentiment
« là devant une croix de pierre
le p’tit Boscot est en prière
on voit sur l’humble monument
ces mots  » à ma chère maman »

(Refrain 3) Dans ses grands yeux tout remplis de détresse
on voit perler des larmes de douleur
pieusement le p’tit Bosco se baisse
pour déposer ses deux modestes fleurs
d’un geste ému retirant leurs casquettes
les ouvriers s’approchent doucement
pardon petit vois-tu nous étions bêtes
reprends tes fleurs pour ta chère maman.

À propos

"Le p’tit boscot"

Paroles: Xam, Gitral.

Musique: Vincent Scotto 1935

 

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Pater Noster

Le Notre Père (en latin Pater Noster; original grec Πάτερ ἡμῶν) est une prière chrétienne à Dieu considéré comme le père des hommes.

Il s’agit de la prière la plus répandue parmi les chrétiens, car, d’après le Nouveau Testament, elle a été enseignée par Jésus lui-même à ses apôtres.

Prononcée par les catholiques et les orthodoxes en particulier durant chaque célébration eucharistique, par les anglicans pendant les offices divins, par les protestants luthériens et réformés à chaque culte, cette prière, appelée parfois « oraison dominicale », est, avec le sacrement du baptême, ce qui unit le plus fermement les différentes traditions chrétiennes. Cela explique qu’elle soit dite lors des assemblées œcuméniques.

Selon le Nouveau Testament, Jésus, en réponse à une question des disciples sur la façon de prier, leur déclare : « Quand vous priez, dites : “Notre Père…” » Le texte se trouve, avec quelques variantes, dans les évangiles selon Matthieu (6:9-13) et selon Luc (11:2-4). En Matthieu, la prière, qui est mentionnée à la suite du Sermon sur la montagne, comprend sept versets ; en Luc, elle n’en compte que cinq.

Le Notre Père se compose de deux parties. Il présente au début des points communs avec le Kaddish juif (prière de sanctification du Nom de Dieu), puis s’en écarte en reprenant des extraits d’autres textes juifs.

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Lied der Spinnerin

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 201

Collecté à Oderen en 1937.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Unser Kaiser Napolion

Chant de conscrits.

Trouvable dans « Vieilles chansons alsaciennes », François Wilhelm, p. 74-77

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Cantique de Jean Racine

Le Cantique de Jean Racine est une pièce vocale composée en 1865 par Gabriel Fauré, alors âgé de 19 ans. Écrite pour chœur (soprano, alto, ténor et basse) avec piano ou orgue, cette pièce se situe dans la tonalité de ré bémol majeur.

Le texte de Jean Racine (1639-1699) est en fait une paraphrase de l’hymne Consors paterni luminis datant de l’Antiquité tardive (IVe siècle). Attribuée à Saint Ambroise, évêque de Milan et Père de l’Eglise, elle était chantée au début des matines (ou vigiles) de la férie tierce (c’est-à-dire du mardi).

Le texte utilisé par Gabriel Fauré serait en fait une version remaniée par Louis Racine, fils de Jean Racine. On peut percevoir dans la paraphrase française un jansénisme latent : la paternité divine n’est pas mentionnée explicitement chez Racine alors que l’original en parle deux fois.

Là où l’hymne exhorte le croyant à se réveiller au cœur de la nuit pour prier et chasser la pesanteur d’un sommeil pouvant mener à l’acédie, Jean Racine y voit le poids du péché. Enfin, si la lumière baigne la première strophe latine, écho du lumen de lumine du Credo, le texte français n’évoque que le jour éternel. Ces différences font ressentir un salut moins proche et un Dieu plus lointain dans la bouche de l’auteur du XVIIe siècle que dans l’original paléochrétien (IVe siècle après Jésus-Christ).

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