Paroles de

Kimiad ar soudard yaouank

Écouter sur :

11 – Hepdon te yelo bremañ d’ar parrezioù tostañ
Da bigosaat al leurioù ‘barzh el lajoù-dornañ
Hepdon te yel da c’hounid maout ar c’hourennadeg
Da chasañ war rubannoù e-barzh er varradeg

12 – Keno ! ma c’hazeg velen, skañv evel un heizez
Mistr evel ul logodenn, jentil vel un oanez
N’ez santin ken, dindanon, gant an hast o tripal
Ma daouarn mui ne stagint ar seizenn war da dal

13 – Keno ! ma c’hi keazh, Mindu, ma leal kamarad,
N’efomp ken, dre ar c’hlizhenn, da glask roudoù ar c’had
Ne glevin ken, er menez, da chilpadenn skiltrus,
War ma dorn mui ne santin da deod garantezus

14 – A-benn un nebeud amzer, kalz a vignoned yen
Barzh er soudard divroet, hep mar, ne soñjfont ket
Mes da galon-te, Mindu, n’eo ket ankouezus
Pell e ri c’hoazh va c’hañvoù, gant da yezhoù klemmus

15 – Keno ‘ta plijadurioù, leurioù-nevez, prejoù,
Nezadegoù, nozvezhoù, foarioù ha pardonioù,
Ebatoù ker birvidik, binioù zar dha sklentin,
Na drido mui va c’halon gant da sonioù lirzhin

16 – Keno kement a garan, keno da virviken !
Pell ouzh a Vreizh me varvo, mantret gant an anken
Vel ur blantenn gizidik, evit ar vro krouet
A renk gweñviñ ha mervel, kerkent m’eo divroet .

1 – Ma c’halon a zo frailhet, dre nerzh ma enkrezioù
Ma daoulagad entanet n’o deus mui a zaeloù
Deut eo, siwazh ! an devezh ma rankan dilezel
Lec’h kaer ma bugaleaj, ma bro gaer Breiz-Izel !

2 – Keno dit, ma zi balan, kuzhet barzh an draoñienn,
Tachenn c’hlaz war behini, bugel, e c’hoarien ;
Gwez ivin ker bodennek, e disheol a bere
E-pad tommder an hañvoù e kousken da greisteiz

3 – Keno ! keno mamm ha tad, bremañ n’esperit mui
E chomfe ho mab karet da harpañ ho kozhni
Evit gounit deoc’h bara, ‘vel m’hoc’h eus graet dezhañ
Al lezenn zo didruez, ho kuitaat a renkan.

4 – Nag a wech, ma mamm dener, e renkfet-hu leñvañ
Pa zeui ma c’hi ankeniet en-dro deoc’h da ruzañ
Pa welfot, war an oaled, ma skabellig c’houllo
Hag ar c’hevnid o steuiñ war ma fenn-bazh derv

5 – Keno ! bered ar barrez, douaroù binniget,
Pere a guzh ma c’herent gant ar Zalver galvet ;
Da ouel an Anaon klemmus, n’in mui war ho pezioù
Da skuilhañ dour binniget mesket gant ma daeloù

6 – Keno ! ma muiañ-karet, ma dousig koant Mari
Ur blanedenn digar a zeu d’hon glac’hariñ
Eürusted ha levenez skedus zo tremenet
‘Vel en oabl ar goumoulenn gant an avel kaset

7 – Na welin mui da lagad ker lemm ha ker laouen
O virviñ gant plijadur, e ti pa erruen,
Da zornig gwenn ken mibin o treiñ ar c’harr e dro
Da vouezh flour mui na glevin o kanañ va gwerzoù

8 – Pa oamp er c’hatekismoù, hon-daou c’hoazh bugale,
Hor c’halonoù diskiant, e kuzh en em gleve
Dirak Gwerc’hez ar c’hroaz-hent, nag a wech he touejomp
Na erruje birviken disparti etrezomp

9 – Yaouank ha dibreder, siwazh ! ne ouiemp ket
Nag ha bet c’hwerventez ar vuhez zo hadet
Evidomp ne oa, neuze, Lezennoù na Roue,
N’anve’emp med ul lezenn, hini ar garantez

10 – Keno ! ma nez-amezeg, Yannig, ma gwir vignon
Kamarad ma c’hoarioù, ma breur dre ar galon
Piv a gemero bremañ lod e-barzh ma foanioù ?
Piv a gomzo ganin-me deus ar gêr hag ar vro ?

À propos

Kimiad ar soudard yaouank (« L’adieu du jeune soldat ») est une chanson bretonne de Prosper Proux (XIXe siècle), également désignée par son premier vers Ma c’halon a zo frailhet1. Le titre présente des variantes : Kimiadou - d’ar/eur/ur - zoudart/zoudard - iaouank/yaouanc/iaouankiz, ou Kimiad eur c’honscrit pour « conscrit ». Il est réduit à Kimiad pour la version d’Alan Stivell.

Prosper Proux (né en 1812 à Poullaouen, mort en 1873 à Morlaix), publie un premier recueil de chansons en 1838. Le succès est énorme mais une certaine gauloiserie (gaillardise) choque le clergé. Proux est un moment percepteur à Guerlesquin et à Saint-Renan mais il doit démissionner. Il finit par trouver une place de représentant en vins grâce à Jean Pierre Marie Le Scour. Il fréquente les bardes du moment, en particulier Luzel. Sa réputation un peu sulfureuse lui vaut des relations plutôt distantes de la part de La Villemarqué. Prosper Proux fut un compositeur atypique pour l’époque et plusieurs études biographiques ont été réalisées à son sujet.

Il édite la chanson dans un livret de chansons paru en 1838. Il lui a parfois été reproché de s’être contenté de remettre en forme un texte existant2. Entre 1862 et 1876, J. Haslé le publie sous feuilles volantes à Morlaix.

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La complainte des papetiers d’Angoulême

Depuis l’introduction des premiers moulins à Troyes et Essonnes au milieu du XIVe siècle, la papeterie a progressé dans tout le royaume pour devenir au XVIIe siècle la plus importante de toute l’Europe. Importante par la production mais aussi par la qualité des produits fabriqués. On vient d’Angleterre, de Hollande pour chercher les papiers destinés aux plus belles éditions. Les revenus de ces exportations sont devenus très importants et le pouvoir royal a toujours un œil très attentif sur la corporation pour éviter que le support de sa propagande et le pourvoyeur de ses caisses ne puissent manquer ou passer en des mains étrangères. De nombreuses fois, le Roi est intervenu pour signifier sa volonté à ses sujets et mettre bon ordre aux exactions de certains papetiers. Malgré lois, décrets et édits, subsistent au siècle des lumières les quatre grandes plaies de la "papetterie" :

  • manque de matières premières ;
  • corporatisme ;
  • passivité des Maîtres ;
  • intervention de l’État.
  • Le corporatisme

Pour mettre un terme aux conflits permanents entre maîtres et compagnons, le Roi (Louis XV) se décide à agir.  L’arrêt royal du 27 janvier 1739 devient un véritable code de la papeterie qui définit :

  • l’âge minimum de l’apprenti à 12 ans
  • l’apprentissage à 4 ans qui donnera droit à un brevet d’apprenti
  • le compagnonnage à 4 ans débouchant sur la présentation d’un chef d’œuvre aux garde-jurés et aux principaux Maîtres. Dans le meilleur des cas, un apprenti ne pouvait donc devenir leveur qu’à 20 ans.

Au lieu de rétablir le calme, cet arrêt met le feu aux cuves.

La "plainte des papetiers" date de cette époque de revendications des compagnons papetiers et de leurs conflits avec leurs maîtres.

Source : http://www.jamoni.net/pages/repertoire/les-chants-anciens/la-plainte-des-papetiers.html

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Ah Les crocodiles

Cette petite chanson est dérivée du Hourra du crocodile, tiré de la bouffonnerie musicale de Jacques Offenbach, Tromb-al-ca-zar ou les Criminels dramatiques, créée en 1856.

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Wolf und Lamm

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 1,  page 121.

Collecté à Schönenburg en 1856.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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Adieu paure carneval (version niçoise)

Adieu paure carneval (ou carnevas) est une chanson répandue dans tout le sud de la France avec différentes variantes et dans différents dialectes occitans. Elle est chantée au moment où l’on brûle l’effigie de monsieur carnaval à la fin du défilé.

Littéralement "Adieu pauvre carnaval", cette chanson marque la fin de la fête du carnaval et l’entrée dans la période de renoncement et de pénitence du carême.

Traduction

1 – Adieu pauvre, Adieu pauvre,
Adieu pauvre Carnaval.
Et tu t’en vas, et moi je m’en viens
Au revoir l’an prochain.

2 – Chirichipi, chièu, chièu, chièu…
Ecoute-moi, compère Jacques,
Chirichipi, chièu, chièu, chièu…
Ecoute ce que je te dis !

3 – Carnaval, le bon Toni
Se laisse traiter de gus.
Il la connaît, la vieillerie,
Il écoute bien et puis fait semblant.

4 – Et tous les jours, sa femme
Ne fait rien que de rougner.
Son nom est la "Carèma"
Et son visage est renfrogné.

5 – Nous lui ferons une camisole
D’un morceau de vieux drap,
A chaque point un nœud,
Au milieu un grand jaune d’œuf.

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