Paroles de

Où sont-ils donc ? – Fréhel

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Y en a qui vous parl’nt de l’Amérique,
Ils ont des visions de cinéma;
Ils vous dis’nt  » Quel pays magnifique « 
Notre Paris n’est rien auprès d’ça.
Ces boniments-là rend’nt moins timide,
Bref, l’on y part, un jour de cafard…
Ca f’ra un d’plus qui, le ventre vide,
L’soir à New York cherch’ra un dollar
Parmi les gueus’s, et les proscrits,
Des émigrants aux cœurs meurtris;
Il dira, regrettant Paris:

Où est-il mon Moulin d’la Plac’ Blanche ?
Mon tabac et mon bistro du coin?
Tous les jours pour moi c’était Dimanche!
Où sont-ils les amis, les copains ?
Où sont-ils tous mes vieux bals musette ?
Leur javas au son d’l’accordéon ?
Où sont-ils tous mes r’pas sans galette ?
Avec un cornet d’frites à dix ronds
Où sont ils donc ?

(couplet parfois omis)
D ‘antres croyant gagner davantage.
Font des rêves d’or encore plus beaux
Pourquoi risquer un si long voyage
Puisque Paris est plein de gogos ?
On monte une affaire colossale,
Avec l’argent du bon populo,
Mais un jour, crac …c’est le gros scandale :
Monsieur couch’ra ce soir au dépôt !
Et demain on le conduira
Pour dix années à Nouméa.
Encor un de plus qui dira :

Mais Montmartre semble disparaître
Car déjà de saison en saison
Des Abbesses à la Place du Tertre,
On démolit nos vieilles maisons.
Sur les terrains vagues de la butte
De grandes banques naîtront bientôt,
Où ferez-vous alors vos culbutes,
Vous, les pauvres gosses a Poulbot ?
En regrettant le temps jadis
Nous chant’rons pensant à Salis,
Montmartre ton « De Profundis ! »

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Le roi des chasseurs

« Le roi des chasseurs » est une chanson comique anonyme du répertoire populaire français, bâtie autour du personnage du chasseur hâbleur et de ses exploits impossibles. Elle s’inscrit dans la tradition des chansons de gasconnade, genre où l’exagération systématique et le sérieux imperturbable du narrateur tiennent lieu de ressort comique.

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Was braucht man auf dem Bauerndorf

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 201.

Collecté à Hunspach en 1928 (mélodie), et à Hunaweier en 1880 (texte).

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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La Mamma di Rosina

« La Mamma di Rosina » est une chanson traditionnelle italienne qui s’inscrit dans le répertoire populaire du pays.

D’origine rurale, elle reflète les récits de la vie quotidienne et les interactions sociales des communautés villageoises italiennes.

L’histoire racontée dans « La Mamma di Rosina » se déroule dans un cadre typiquement paysan, où les moulins étaient des lieux essentiels pour la transformation du blé en farine.

À l’époque, chaque village ou région possédait son meunier, une figure respectée mais parfois perçue comme rusée ou entreprenante.

Dans cette chanson, une jeune fille nommée Rosina se rend au moulin avec sa farine. Là, elle rencontre le meunier, qui profite de la situation pour lui adresser des avances un peu trop insistantes.

L’histoire, racontée avec une pointe d’humour et d’ironie, met en scène les craintes et les avertissements que les mères donnaient à leurs filles concernant certains hommes considérés comme trop charmeurs.

Comme beaucoup de chansons populaires italiennes, « La Mamma di Rosina » a été transmise oralement de génération en génération avant d’être fixée par des artistes et groupes folkloriques au XXᵉ siècle.

Son origine exacte demeure floue, et aucun auteur précis n’est clairement identifié.

Le chant a été popularisé dans les années 1950 grâce à son interprétation dans les fêtes et bals populaires, contribuant ainsi à sa diffusion dans toute l’Italie.

Des groupes de musique traditionnelle, comme I Girasoli, ont contribué à maintenir cette chanson vivante en la réinterprétant dans des versions modernes.

« La Mamma di Rosina » a perduré dans le temps grâce à son ton léger et à sa capacité à illustrer des aspects de la vie paysanne d’autrefois.

Elle représente à la fois une facette du folklore musical italien et une forme de transmission des valeurs et des précautions sociales des époques passées.

Aujourd’hui encore, ce chant fait partie du répertoire des groupes de musique traditionnelle et continue d’être joué lors des fêtes folkloriques, rappelant avec nostalgie et humour la culture populaire italienne d’antan.

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Spottlied auf allerhand Berufe

Trouvable dans « Das Volkslied im Elsass », Joseph Lefftz, vol. 2, page 250.

Collecté à Oberehnheim avant 1870.

Collecte réalisée à nouveau par Daniel Muringer pour OLCA (Office pour la langue et les cultures d’Alsace), site Sàmmle

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