Paroles de

Lo Bélo Parpoliolo – La Belle Papillone

Écouter sur :

Lo Bélo Parpoliôlo
Léno moroliréno
Oouren béleou çoba
Tsonton lo Parpoliôlo (variante de Bourdeille)

Lo bélo Parpoliôlo
Partido dïn Cleyra.

Trey Parpolioou lo chéguén,
Lo chéguén pa per pa.

-« Otén-nous, Parpoliôlo,
Otén-nou, chi té plâ. »

-« You chey pa parpoliôlo,
Parpoliôlo chey pa !

« Chi eri parpoliôlo
Chirio oouro din Cleyra. »

Quon dïn Cleyra fuguérén, 
Fuguè chouley entra.

Tûto doou pè lo porto,
Lou vérour faï trombla

-« Qu’ey oo quey o mo porto
O do quétâ hourâ ? »

-« Quey votro fillo, méro,
Qué ché voou rétira. »

-« Chia mo fillo, chi voley,
You te drubiraï pa. »

-« Chi né mé drubé, Méro,
You mé vaou na néza. »

-« Nézo té, chi tu voley
You té drubiraï pa. »

Deypoliocho gron’ raoubo,
Din lo mer chey néza.

Gno ni peychou ni carpo
Qué n’ayo bé trembla

Né faï pa lo Chérèno,
Qué ché mè dé çonta :

-« çonto, çonto, Chérèno,
A bien déqué çonta :

« A prou aïgo per boiro,
Mo mïo per minza. »

Quonté çoba oguérén,
Fuguè l’Ave, Moria

La creypa chur lo taoulo,
Lou creypeou din lo ma.

À propos

C’est une moissonneuse (Chant pour les moissons).

Mais on la chantait surtout, à la fin des moissons, au jour festival de la Garbobaoudo (c’est à dire réjouissance ou fête de la gerbe), quand on avait fini de dépiquer le blé : c’était un jour de grande liesse où l’on faisait chère lie.

Le mot Parpoliol, au propre veut dire papillon , et au figuré un homme léger. Ex: " Ah ! coï ün brabé parpoliol" Ainsi, lo bélo Parpoliolo était sans doute une fille gent mais à l’esprit volage.


Certains se sont demandé si les mots : Lo bélo parpoliolo ne signifieraient pas : la belle calviniste. En effet, le terme parpaillot, que les catholiques jetaient à la figure des protestants comme une injure, veut dire papillon dans les idiomes provençal et périgourdin. Rabelais l’emploie dans cette acceptation. Toutefois nous préférons nous en tenir au premier sens comme étant plus naturel.

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A la Saint-Nicolas

Paroles et musique: Pierre Le Coustumer

Un jour où Saint-Nicolas se rendait en pèlerinage en Terre Sainte, il rencontra un marin et lui prédit qu’une horrible tempête allait se lever en mer. Le marin qui se trouvait sur son

bateau avec tout son équipage fut pris dans le mouvement tumultueux des flots. La tempête fut si puissante que tous les passagers se crurent perdus ; mais Nicolas rendit le calme à

la mer et les personnes à bord furent sauvées.

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Chanson à virer

Auteur : Henry-Jacques (sur la musique traditionnelle de "Drunken Sailor").

Pour rythmer le travail sur la pompe chargée d’évacuer l’eau de mer embarquée au cours de la traversée. Souvent les chants à pomper sont aussi des chants à virer, « Encore et hop et vire » (Chant à virer/pomper).

Les appareils utilisés pour virer ont évolué au cours des siècles, et avec eux les chants à virer : guindeaux à bras, guindeaux à bringuebale, grands cabestans sur les navires de guerre du 18ème siècle, cabestans modernes sur les derniers grands voiliers…

Les chants liés à cette manœuvre tiennent une place importante dans le répertoire des chants de marins. On peut les répartir en deux catégories :

– les chants à virer au guindeau ;

– les chants à virer au cabestan.

La plus importante des manœuvres « à virer » était le dérapage de l’ancre. C’était un travail long (parfois deux ou trois heures) et pénible, car les ancres et les chaînes étaient lourdes. Sur les bancs de Terre-Neuve, où les navires péchaient au mouillage, l’opération pouvait se répéter souvent.

<ins>Chants à virer au guindeau.</ins>

Les premiers appareils étaient des guindeaux à barre d’anspect, assez primitifs, mais qui ont perduré sur les voiliers côtiers jusqu’au début du 20ème siècle. Ils servaient aussi sur les baleiniers du 19ème siècle, pour virer l’ancre, ou pour le dépeçage des baleines, également une opération longue et pénible.

Les guindeaux à bringuebale étaient de gros leviers qui nécessitaient jusqu’à douze matelots pour les manœuvrer, quatre à six de chaque côté. Sur les plus grands guindeaux, les poignées étaient parfois munies de cordelettes qui permettaient aux hommes de tirer sur le levier lorsqu’il était en position haute.

<ins>Les chants à virer au cabestan.</ins>

Le cabestan est un treuil actionné au moyen de barres d’anspect horizontales, et dont l’axe est vertical (alors que les guindeaux ont un axe horizontal). Il était actionné par les marins (jusqu’à douze hommes) qui poussaient sur les barres, et tournaient en marchant autour du cabestan.

Les chansons à virer au cabestan étaient surtout chantées pour monter l’ancre. Elles avaient un rythme de marche rapide au début de la manoeuvre, lorsque l’ancre repose encore sur le fond et que l’effort ne sert qu’à rapprocher le navire de l’ancre. Puis elles prenaient un rythme de marche plus lente, au fur et à mesure que la chaine s’approchait de la verticale, jusqu’à ce que l’ancre soit "à pic". Il fallait alors la décoller et la remonter.

L’opération était longue, il fallait de nombreuses chansons pour en arriver à bout, et le chanteur choisissait des chansons rapides ou lentes en fonction de l’effort à fournir.

On utilisait également des cabestans, plus petits, pour hisser le grand hunier, pour raidir l’amure de misaine, pour touer (tirer) les navires dans les écluses, pour virer des aussières à quai, etc… Ces opérations étaient plus rapides, et on ne chantait que quelques couplets.

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