Paroles de

SLOVAQUIE – NAD TATROU SA BLÝSKA

Écouter sur :

Nad Tatrou sa blýska, hromy divo bijú
zastavme ich bratia,
veď sa oni stratia,
Slováci ožijú.

To Slovensko naše posiaľ tvrdo spalo.
ale blesky hromu
vzbudzujú ho k tomu,
aby sa prebralo.

À propos

Nad Tatrou sa blýska (Au-dessus des monts Tatras brille l’éclair) est l’hymne national slovaque et de ce fait l’un des quatre symboles officiels de la République slovaque. Il est composé des deux premières strophes du chant Nad Tatrou sa blýska dont les paroles sont du poète Janko Matuška (1821-1877), élève de l’érudit Ľudovít Štúr, sur un air folklorique populaire et qui fut un chant de la révolte slovaque de 1848 contre les Hongrois.

Traduction :

Sur les Tatras il foudroie, le tonnerre frappe violemment.
Arrêtons-les mes frères,
Cependant ils se perdront,
Les Slovaques renaîtront.

Notre Slovaquie a jusqu’ici profondément dormi.
Mais les éclairs du tonnerre
Vont la pousser,
Pour qu’elle se réveille.

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Ja nus hons pris ne dira sa raison

Auteur : Richard Plantagenêt, dit Richard Cœur de Lion est le fils d’Henri II, roi d’Angleterre et de Aliénor d’Aquitaine. Le duché d’Aquitaine, ou grandit Richard, est connu pour être un lieu de culture, et Richard devint à son tour un protecteur des troubadours et trouvères. Alors qu’il revient de la troisième croisade en Terre Sainte, il est est capturé par Leopold V de Babenberg au alentour de Vienne. La rançon réclamée pour sa liberté correspond à deux années de revenus pour l’Angleterre. Il est finalement libéré deux ans plus tard en échange d’une première partie de la rançon versée par sa mère. Il ne resta que quelques mois en Angleterre et n’apprit jamais la langue.

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Les Trois marins de Groix

«Les trois marins de Groix» date de la fin du XVIIIe siècle / du début du XIXe siècle.

L’auteur inconnu décrit le retour au port d’un frêle navire groisillon: le Saint-François.

Face à un vent violent, l’équipage peine à naviguer.

Soudain, Jean-Pierre, un des trois matelots, disparaît sous l’agitation marine. Emporté par les vagues, il ne sera jamais retrouvé, laissant derrière lui femme et enfants.

Ce chant marin et son tempo ponctué de temps forts ont convaincu bon nombre de matelots, rythmant leur cadence. Il a même été intégré au répertoire des chansons à ramer de la Marine à voile !

source : www.lesboulinards.com

Ce chant « Traditionnel » évoque la grande époque des thoniers groisillons.

Entre 1870 et 1940, Groix a été le premier port français armant au thon germon : plusieurs conserveries sur l’île même, un thon en guise de coq sur le clocher, jusqu’à 300 thoniers environ se pressant à couple le long des quais. le déclin s’amorcera entre les deux guerres; déjà en 1935 il n’en reste que 215.

Il existe de ce chant deux versions pour la musique (une lente et une rapide) et deux versions pour les paroles (une longue et une courte).

Ce chant, que nous ne pouvons pas dater, fait-il référence à un évènement particulier ou choisit-il les pêcheurs groisillons pour évoquer une bien tragique banalité ?

On rappellera la terrible tempête vécue en Bretagne dans la nuit du 19 au 20 septembre 1930 et ses 207 péris en mer…

A Groix, ce furent six voiliers qui ne rentrèrent pas (Père Tudy, Deux Madeleines, Roitelet, Jules Verne, Algésiras, Joseph-Anne).

Trente huit groisillons laissaient vingt deux veuves et vingt six orphelins.

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Le chant des marais

Origine et Contexte Historique du "Chant des Marais" :

Le "Chant des Marais" émerge en juillet 1933, au camp de Börgermoor, un des premiers camps de concentration créés pour emprisonner les opposants au régime nazi. Les paroles ont été rédigées par Johann Esser, un mineur de la Ruhr engagé politiquement, et Wolfgang Langhoff, un homme de théâtre, tandis que la musique a été composée par Rudi Goguel, un employé de commerce originaire de Strasbourg. Tous trois étaient membres du KPD, le parti communiste allemand.

Cette composition est née de la révolte face à la coercition des SS, qui obligeaient les détenus à chanter des hymnes patriotiques nazis pendant leur travail. En réponse, le "Chant des Marais" est devenu un hymne de résistance, dénonçant les conditions de vie des prisonniers tout en transmettant un message d’espoir à leurs camarades. La tonalité mineure des couplets contraste avec le passage en majeur du refrain, exprimant ainsi la souffrance et l’espoir.

L’écriture s’est réalisée dans la clandestinité. Rudi Goguel a composé la musique dans le silence de la nuit, au Revier. La première interprétation a eu lieu dans les lavabos de la baraque 8 devant un millier de prisonniers, suscitant une interdiction immédiate par les SS, risquant ainsi de tomber dans l’oubli.

Diffusion et Héritage du "Chant des Marais" :

Libéré en 1934, Wolfgang Langhoff émigre clandestinement en Suisse, rédigeant un témoignage sur sa détention qui sera largement diffusé en Europe, contribuant à la sensibilisation et à la dénonciation du nazisme. La chanson est intégrée dans des œuvres artistiques telles que la pièce de Bertolt Brecht "Grand Peur et Misère du Troisième Reich".

Le chant s’étend rapidement à l’international, réadapté par Hans Eisler pour le ténor Ernst Busch à Londres. En Espagne, il devient un symbole de résistance pour les combattants antifascistes allemands et est diffusé par Radio Madrid. En France, il est chanté par la Chorale Populaire de Paris dès 1936.

Après la guerre, le "Chant des Marais" devient l’hymne commémoratif des déportés. Ses paroles et sa mélodie subissent des modifications, évoluant de chant militant à un hommage à la mémoire des souffrances endurées.

Texte original (traduit de l’allemand par Max Wintersperger)

Où que nous regardions
Il n’y a que marécage et prairie tout autour
Aucun ramage pour nous réjouir
Des chênes sont debout chauves et tordus

(Refrain)
Nous sommes les soldats des marais
Qui portons nos bêches

Ici, dans cette lande aride
Le camp est installé
Ici, nous sommes, sans joie aucune,
Rangés derrière des barbelés

Le matin les convois défilent
Vers les marais, au travail,
Creusent sous le soleil brûlant
Mais l’esprit tourné vers la patrie

Vers le bercail, vers le bercail
Vers les mères, les femmes et les enfants
Certains d’entre nous soupirent
Car nous sommes prisonniers ici

Les sentinelles vont et viennent
Aucun, aucun de nous ne peut s’échapper
La seule fuite possible, c’est la mort
Quatre clôtures entourent la forteresse

Cependant nous ne nous plaindrons pas
L’hiver ne peut pas durer pour l’éternité
Et un jour nous nous dirons :
Patrie, tu es encore à nous

Et alors les soldats des marais
Ne porteront plus leurs bêches

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