Le cassoulet, plus qu’un plat, un symbole !
Ce ragoût mijoté de haricots blancs, de saucisse, de confit de canard et de porc doit son nom au plat transitionnel en terre cuite dans lequel il est servi : la cassolle.
Dans le Sud-Ouest, cette institution à carément un hymne. Entonné lors de la Fête du Cassoulet chaque été et des cérémonies de la Grande Confrérie du Cassoulet, ce chant populaire célèbre la convivialité, la gastronomie et la fierté locale.
Créée en 1970, la Confrérie a pour mission de préserver les traditions culinaires du Lauragais (région de Castelnaudary, qui fait la frontière entre les derniers massifs dépendant du Massif-Central et les premiers contreforts pyrénéens) et de défendre la véritable recette du cassoulet “authentique”. En habit d’apparat et écharpe bleue, ses membres – les chevaliers du cassoulet – font retentir ce chant à chaque intronisation ou banquet.
L’Hymne du cassoulet, écrit en occitan et traduit en français, rend hommage à la terre, aux produits et surtout à la joie de partager un bon repas, voire même un festin. Les paroles évoquent le fumet du plat, les rires autour de la table et l’attachement au pays chaurien (adjectif pour désigner Castelnaudary). On y retrouve l’esprit des chants à boire et de banquets, ainsi que des veillées d’autrefois : une France joyeuse, rurale et fraternelle, unit autour des choses simples et des produits de la terre.
Aujourd’hui, on peut encore entendre l’hymne résonner sur la place de la République de Castelnaudary, porté par les fanfares locales et les chœurs d’amateurs.