Paroles de

Un grenadier

Paroles de

Un grenadier

Écouter sur :

Un grenadier de la garde impériale
Qui avait eu les pieds gelés
Devant Moscou, devant Moscou
S’en vint trouver celui qui a la garde
De la clé du trou de la serrure
De la porte de la grille qui entoure
Le pied de la colonne de la place Vendôme
Et dit : “ Ces canons-là,
c’est nous qui avons pris ça ” (bis)

Deux grenadiers…

À propos

« Un grenadier » est une chanson populaire de la période napoléonienne, construite sur une structure cumulative. Elle met en scène un vétéran de la Garde impériale, les pieds gelés lors de la retraite de Moscou, venu revendiquer au pied de la colonne Vendôme les canons pris à l’ennemi. Un chant humoristique sur la mémoire et la fierté des soldats de la Grande Armée.

Histoire

La chanson prend pour décor la colonne Vendôme, érigée entre 1806 et 1810 sur ordre de Napoléon Ier pour commémorer la victoire d’Austerlitz. La colonne est coulée dans le bronze de quelque 1 200 canons capturés lors de la campagne de 1805, incarnant le butin de guerre de la Grande Armée. C’est précisément cet héritage matériel que le grenadier revendique dans son refrain : « Ces canons-là, c’est nous qui avons pris ça. »

L’évocation des pieds gelés devant Moscou renvoie à la désastreuse campagne de Russie de 1812, au cours de laquelle des dizaines de milliers de soldats de la Grande Armée périrent de froid ou de faim lors de la retraite. Les grenadiers de la Garde impériale, corps d’élite par excellence, en sortirent auréolés d’une légende tenace dans la mémoire populaire française.

La structure cumulative de la chanson — un grenadier, puis deux, puis trois… — s’inscrit dans la tradition française des chansons en randonnée, proche de « La Maison que Jacques a bâtie ». Cette forme facilite la mémorisation collective et convient aussi bien aux veillées festives qu’à l’apprentissage en groupe ou en classe.

Ce type de chanson populaire militaire connut son plein essor sous la Restauration et la monarchie de Juillet (1815–1848), période où la légende napoléonienne se diffusa largement, portée par les anciens soldats de retour au pays et par des chansonniers comme Pierre-Jean de Béranger, dont l’œuvre contribua fortement à entretenir le culte de la Grande Armée.

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Les Trois marins de Groix

«Les trois marins de Groix» date de la fin du XVIIIe siècle / du début du XIXe siècle.

L’auteur inconnu décrit le retour au port d’un frêle navire groisillon: le Saint-François.

Face à un vent violent, l’équipage peine à naviguer.

Soudain, Jean-Pierre, un des trois matelots, disparaît sous l’agitation marine. Emporté par les vagues, il ne sera jamais retrouvé, laissant derrière lui femme et enfants.

Ce chant marin et son tempo ponctué de temps forts ont convaincu bon nombre de matelots, rythmant leur cadence. Il a même été intégré au répertoire des chansons à ramer de la Marine à voile !

source : www.lesboulinards.com

Ce chant « Traditionnel » évoque la grande époque des thoniers groisillons.

Entre 1870 et 1940, Groix a été le premier port français armant au thon germon : plusieurs conserveries sur l’île même, un thon en guise de coq sur le clocher, jusqu’à 300 thoniers environ se pressant à couple le long des quais. le déclin s’amorcera entre les deux guerres; déjà en 1935 il n’en reste que 215.

Il existe de ce chant deux versions pour la musique (une lente et une rapide) et deux versions pour les paroles (une longue et une courte).

Ce chant, que nous ne pouvons pas dater, fait-il référence à un évènement particulier ou choisit-il les pêcheurs groisillons pour évoquer une bien tragique banalité ?

On rappellera la terrible tempête vécue en Bretagne dans la nuit du 19 au 20 septembre 1930 et ses 207 péris en mer…

A Groix, ce furent six voiliers qui ne rentrèrent pas (Père Tudy, Deux Madeleines, Roitelet, Jules Verne, Algésiras, Joseph-Anne).

Trente huit groisillons laissaient vingt deux veuves et vingt six orphelins.

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A la Saint-Nicolas

Paroles et musique: Pierre Le Coustumer

Un jour où Saint-Nicolas se rendait en pèlerinage en Terre Sainte, il rencontra un marin et lui prédit qu’une horrible tempête allait se lever en mer. Le marin qui se trouvait sur son

bateau avec tout son équipage fut pris dans le mouvement tumultueux des flots. La tempête fut si puissante que tous les passagers se crurent perdus ; mais Nicolas rendit le calme à

la mer et les personnes à bord furent sauvées.

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