Paroles de

Le Temps des Gabiers

Écouter sur :

Ecoute mon garçon, écoute mon bonhomme,
Tu rêves d’océan et de pays lointains ;
J’ai fait le même rêve, j’étais haut comme trois pommes,
Et toute ma vie durant, je suis resté marin.

Sur toutes les mers du monde, j’ai tracé mon sillage,
Sur tous les continents, rencontré des gens bien
Comme de fiers bâteaux et de bons équipages
J’en ai connu aussi qui eux, ne valaient rien.

Ho! que je l’ai aimé, le temps de ces gabiers,
Qui dans le mauvais temps, grimpaient pour rabanter.
Des heures de travails à ch’val dans le gréement
Ils étaient aussi souples que l’aile du goéland.

Et ces foutues tempêtes qui broient ton bâtiment,
Qui te le font craquer, et te glacent le sang.
Nuit et jour à la pompe, à te casser les os,
Face à tout océan, il faut courber le dos.

Puis l’escale chez l’hôtesse, qui n’attend plus que toi,
Où de belles servantes te prennent pour un roi.
Déjà un mois à terre, à croquer tes deniers,
Il est grand temps pour toi, garçon, d’réembarquer

À propos

Boutique en ligne

Suivez-nous

Affichez votre histoire, vos terroirs ! T-shirts marins, sweats scouts, mugs bretons et tote-bags aux refrains mythiques : emportez l’esprit des chants français partout avec vous.

Joseph, mon cher fidèle

Cantique de Noël Périgourdin.

C’est Noël ! Marie est proche d’accoucher mais Joseph ne trouve pas de toit pour la nuit, les passant les refusant. La Providence leur offre pour logis la paille de la crèche.

Lire la suite »

La despartire

Chanson récoltée par Jean-Luc Domenge en 1995 auprès d’Emile Lantelme. Il la tenait de faucheurs piémontais (notamment l’un nommé Baptiste) venus travailler à la Foux d’Allos avec qui il passait ses soirées dans les années 1920. A travers l’esprit d’Emile Lantelme, locuteur de provençal, les paroles piémontaises se sont transformées pour créer une langue composite, créole des montagnes, mélange de provençal, piémontais, français et italien. Ce chant a par la suite été traduit en occitan et a connu son heure de gloire sous le nom de "La Despartida" grâce à des chœurs occitans.

Lire la suite »

Belle qui tiens ma vie – Pavane

Paroles tirées de l’Orchésographie (1589) de Jehan Tabourot (1520–1595), dit Thoinot Arbeau. Ces paroles sont attribuées au roi François Ier, cette musique est à l’origine un choral religieux.

La pavane est une danse de cour lente du xvie siècle, dansée près du sol par des trios disposés en cortège.

Son nom évoque la ville de Padoue dont elle serait originaire ou, selon d’autres sources, elle dériverait de l’espagnol pavo qui signifie « paon » ou bien du verbe se pavaner car cette action se fait avec lenteur. Si la danse disparaît avec le XVIe siècle, la forme musicale subsiste jusque vers 1660. Associée à la saltarelle et surtout à la gaillarde, elle est décrite par Thoinot Arbeau dans son Orchésographie (1589) comme une danse binaire formée d’une longue et de deux brèves. Il y décrit la pavane Belle qui tiens ma vie et une Pavane d’Espagne qu’on danse « en marchant lentement en avant pour le premier passage », puis en reculant.

La pavane consiste en deux simples et un double en avant (marche), suivis des mêmes en arrière (démarche). On peut également continuer à avancer sur la deuxième partie, parcourant ainsi la salle en cortège de couples.

Les pavanes les plus marquantes du xvie siècle sont celles de William Byrd. Elles sont suivies par une danse rapide, la gaillarde.

Au XIX ème siècle, Camille Saint-Saëns a composé deux pavanes extraites de ses opéras Proserpine et Etienne Marcel (flûte et piano).

Parmi les pavanes « modernes » les plus célèbres, sont celle de Fauré et la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel.

Lire la suite »

Le Voilier Noir

Auteur Pierre Bachelet, écrit en hommage à Eric Tabarly peu après sa disparition en mer au large des côtes irlandaises en 1998.

Lire la suite »

Nos derniers articles