Paroles de

Une puce, un pou

Paroles de

Une puce, un pou

Écouter sur :

1 – Une puce, un pou, assis sur un tabouret,
Jouaient aux cartes, la puce perdait.

2 – La puce en colère, attrapa le pou – pou – pou,
Le flanqua par terre, lui tordit le cou.

3 – La police arriva, avec son camion – mion – mion,
Attrapa la puce : « Interrogation ! »

4 – Madame la puce, qu’avez-vous fait là – là – là ?
Commettre un crime… Quel assassinat !

5 – Vous serez jugée, par un scarabée – bée – bée,
Puis mise en prison, par un hérisson.

6 – Vous serez pendue, par une tortue – tue – tue,
Jetée en enfer, par un ver de terre.

À propos

« Une puce, un pou » est une comptine de la tradition orale française, sans auteur identifié, qui met en scène deux insectes dans une saynète judiciaire burlesque. En six couplets rythmés, elle raconte comment une puce perdant aux cartes se venge du pou avant d’être arrêtée, jugée et condamnée. Ce type de chanson animalière à structure narrative est un classique du répertoire enfantin francophone.

Histoire

« Une puce, un pou » appartient au vaste corpus des comptines de la tradition orale française, transmises de génération en génération sans auteur ni date de composition identifiables. Comme nombre de chansons enfantines de ce type, elle a circulé dans les écoles, les familles et les cours de récréation bien avant d’être consignée dans des recueils imprimés de folklore enfantin.

La chanson déroule en six couplets une micro-intrigue judiciaire sur le mode burlesque : après une partie de cartes qui tourne mal, la puce perdante tord le cou du pou, avant d’être arrêtée par la police, jugée par un scarabée, emprisonnée par un hérisson et pendue par une tortue. Ce schéma narratif — crime, arrestation, procès, peine — traite avec humour des thèmes de la justice et de la punition, les rendant accessibles aux très jeunes enfants.

Le trait stylistique le plus distinctif de la comptine est l’usage de répétitions syllabiques finales : « pou-pou-pou », « mion-mion-mion », « là-là-là », « bée-bée-bée », « tue-tue-tue ». Ce procédé, typique des comptines de la tradition orale, remplit une double fonction : jeu phonique qui amuse et aide mnémotechnique qui facilite la mémorisation, deux qualités essentielles pour des chansons destinées aux enfants en bas âge.

Les personnages animaliers dotés de fonctions sociales humaines — scarabée juge, hérisson geôlier, tortue bourreau — s’inscrivent dans une longue tradition folklorique bien attestée en France et dans toute l’Europe. Ces figures anthropomorphisées permettent d’aborder avec légèreté des thèmes potentiellement sombres comme la violence et la mort, rendant la chanson à la fois amusante et portée de sens pour les plus jeunes.

Isabeau s’y promène

Chant de marin qui reprend le thème assez classique du galant qui se noie pour chercher l’anneau d’une belle.

« Isabeau s’y promène » est une chanson traditionnelle qui viendrait de Normandie. Il en existe deux versions distinctes, une lyrique et l’autre, plus dansante. C’est le folkloriste québecois Ernest Gagnon qui en donne la version lyrique – la plus répandue – dans ses Chansons populaires du Canada (1865) ; il note qu’elle était chantée en Champagne, sur un air différent mais offrant des ressemblances rythmiques avec celui qui est connu au Canada.

Comme chanson de danse, elle fut recueillie au Québec (1916), entre autres, par Marius Barbeau dans le comté de Charlevoix et publiée dans la revue Alouette (Montréal, 1946).

Le texte existe dans deux versions principales. Dans l’une, la belle monte à bord d’un vaisseau pour apprendre une chanson du plus jeune des trente matelots et se met à pleurer parce que son anneau est tombé à l’eau; le marin plonge pour le retrouver et se noie. Dans l’autre, Isabeau, émue par la chanson du jeune marin, pleure « mon cœur volage que j’ai laissé gagner ». Le marin la console et la prévient que « si tu chantes la belle, on te le reprendra ».

En France, une autre variante est connue sous le nom « La fille aux chansons » ou « Marion s’y promène » (le prénom Isabeau étant remplacé par celui de Marion), et a été interprétée notamment par le groupe Malicorne. Dans cette version les derniers couplets sont différents et la fin est plus tragique : les marins l’ayant emmenée loin de chez elle, elle finit par se planter une épée dans le cœur… Le vers « sur le bord de l’île » y est remplacé par « sur les bords de la France ».

Et dans la version chantée par Nana Mouskouri en 1978, elle est renommée « Sur les bords de la Loire ».

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Les combats de Tu-lê

Chant de promotion 1992-94 de l’École militaire interarmes, relatant les combats dans le haut Tonkin du 16 au 23 octobre 1952, pendant la guerre d’Indochine. Ce chant particulièrement lent invite au receuillement, pour ne pas dire prière.

Bouleversant.

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